Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

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Entraînons-nous aux pensées positives

Dans pas mal de livres sur le bonheur, il est écrit que cet état de bien-être s’obtient en partie avec l’exercice (et si vous avez un pool de gènes dans le même style que le mien, il vous faut beaucoup d’exercice, pardon, je dévie déjà des pensées positives).

Alors je vais essayer de lister des possibilités pour le futur qui me donnent le sourire (du moins, en partie, il y a aussi une angoisse du comment faire, du comment gérer, et du je-ne-vais-jamais-y-arriver) :
– avoir ma chérie avec moi (elle a eu l’académie de Clermont ! Plus qu’à attendre les résultats de l’intra et finir l’année scolaire en cours) ;
– acheter une maison (on devrait aller en visiter une pendant les vacances, dans le probable village où elle serait mutée) ;
– avoir des poules (ce qui va avec la maison) ;
– vivre avec une colonie de chats errants (stérilisés, bien entendu) ;
– voir des gens plus souvent ;
– m’investir dans une association ;
– créer des choses diverses et variées sur la base de l’up-cyclage ;
– monter des projets autour des animaux, de l’écologie, du bien-être, … J’imagine bien poser une yourte dans cette visée sur le probable terrain que l’on aura ;
– trouver une activité professionnelle stimulante (mais pas trop) ;
– écrire (le but, c’est de pouvoir spécifier « écrivaine » sur la fichàlakon de la mairie lors de notre mariage) ;
– trouver l’équilibre (dans la Force, tout ça) ;
– payer mes factures avec des sous que j’ai (j’accuse la dette énergétique là) ;
– dans le même genre, être au plus possible auto-suffisante ;
– expérimenter plein de trucs dans mon jardin et dans ma maison ;
– …

Puis il y a sûrement plein d’autres idées auxquelles je ne pense pas au moment d’écrire ici, ou alors des idées que je n’ai pas encore eue, je sais que tout risque de ne pas être réalisable mais rien qu’une partie me fera plaisir.
Je sais aussi que je monte plein de projets, qu’à partir de pas grand chose je peux partir sur un plan à long terme sans prendre en compte les contraintes et aussi que je peux presque tout laisser tomber en quelques secondes pour partir sur autre chose.

Et j’espère aussi améliorer mes compétences sociales, et arrêter de passer de tout à rien.

Si tout le monde était d’accord, on ne vendrait plus de livres.

Breaking news :
– Poilus : Baz est toujours en vie (il doit battre le record de Cookies de toute façon), on a deux nouveaux poilus temporaires, Iorek le tigré et Pattenrond le roux à poil long, ils sont sympa mais très flippés ! M’enfin, maintenant, ils sont en règle.
– Santé : gros coup de moins bien, je n’ai plus trop de souvenirs (et j’ai du mal à en avoir en ce moment).
– Famille : mes parents sont passés, les parents de Wane sont passés, on a vu du monde ! On espère être en meilleur forme la prochaine fois !
– Amour : mon amoureuse et moi avons passé un weekend en yourte, c’était vraiment bien sympa. Baz – qui s’est greffé au voyage du fait de son traitement – a bien apprécié le lit moelleux sous le puits de lumière.
– Boulot : je commence un stage auprès d’une prof de FLE dans une semaine, je continuerai à donner une partie de mes cours dans l’association où j’enseigne. J’espère pouvoir tenir le coup : je vais avoir tous les après-midi de pris !
– Associatif : on a rejoint un café associatif à Aurillac, ils proposent divers ateliers et on s’est déjà inscrite pour tenir le bar et la cuisine la semaine prochaine !
– Jardin : j’ai reçu ma grelinette ! J’ai pu planter mes salades en moins de 30 minutes avec terrain aéré et j’ai préparé le terrain pour la deuxième fournée de pommes de terre qui sera plantée en méthode « couche chaude » avec de la paille. Paraît-il que le rendement est meilleur, on verra bien !

 

Tout et son contraire

Je lis un peu de tout sur le développement personnel, peut-être beaucoup de n’importe quoi, et je ne sais toujours pas si je dois me lever le matin ou pas.

Une part des auteurs préconisent de s’écouter, que tout finira bien par arriver, qu’il faut savoir prendre son temps, que la sagesse vient avec l’expérience, bla bla bla, tandis que l’autre part – du moins, quand les auteurs ne prennent pas les deux partis dans le MÊME livre – me pousse à me lancer, que rien ne viendra si je ne fais rien, bref, faut que je fasse une page d’écriture par jour pour arriver à un livre à la fin de l’année.

J’ai tenté la page d’écriture chaque jour, me semble que je me suis arrêtée au troisième jour, prise dans plein d’autres trucs, ou plein d’autres soucis, je ne sais plus vraiment.

Dans mes lectures, je ne sais pas si je suis malade parce que je l’ai voulu, si je suis malade parce que je ne souhaite pas vraiment le contraire, ou si je dois me classer à part comme cas incorrigible. Il y a sûrement d’autres options, mais, du coup, le créneau semble libre pour écrire mon livre de méthode de développement personnel.
Du moins, si j’arrive à développer quelque chose (on va partir du principe que ça vient avec l’âge, histoire de se rassurer).

Pour la maladie, des auteurs évoquent le miracle (du moins, si on suit leur méthode), tandis que d’autres prônent la connaissance et l’acceptation de soi même. Même les méthodes méditatives pourtant plus ou moins uniformisées – du moins, de mon point de vue – évoquent soit la diminution des douleurs, soit le fait que ça sert pas à grand chose mais qu’on le fait quand même pour la Gloire Éternelle© (et souvent, ça évoque les deux en même temps).

Comment se dépatouiller de tout ça ?
Première solution : j’arrête de lire.
Deuxième solution : je continue de lire, et de ce gloubi-boulga devrait bien sortir quelque chose.
Je pense que je vais choisir la deuxième solution, et puis, pratiquer aussi un peu, pratiquer quoi, je n’en sais rien, mais je vais bien pouvoir tester des trucs (la méthode du Miracle Morning m’a tout de même bien aidé à recaler mon rythme de sommeil).

Cherche motivation. Envoyer CV et lettre de… ?

Chère Motivation,
Chè-reuh Mo-ti-va-tion.

Comment débuter ma lettre ? Je ne sais plus quelles sont mes motivations.
Les retrouver ?
Vous ai-je perdues ou est-ce la dépression chronique qui vous fait fuir ?
Vous semblez vous repousser l’une l’autre.

J’ai écrit il y a quelques mois – c’était en plein été et ici, l’automne s’installe – une lettre d’adieu à ma dépression, espérant te faire revenir, espérant la faire partir. J’avais même écrit tout ce que je voulais pour septembre. J’ai pas coché grand chose, j’ai même du en décocher.
«Poilus heureux et en bonne santé» : que dire du décès de Cookies et du mal être de Baz ? Certes, c’est à contre-balancer par le fait que Jiji et McGonagall sont arrivées, que Baz a vu la vétérinaire ostéopathe et que cela devrait s’arranger…
«Avoir une deuxième voiture» : c’était fait, et, fin septembre, voilà que quelqu’un nous envoie la Clio à l’hosto ! Là encore, elle revient bientôt chez nous.

J’ai l’impression de chercher des excuses à ton absence Motivation, après tout, ça ne va pas si mal, les choses sont juste reportées ou prennent plus de temps que prévu. Pour d’autres, je me suis rendue compte que ce n’était pas vraiment ce que je voulais ou que je ne pouvais pas gérer pour le moment.

Dois-je accuser l’inertie pour ton absence ? Ou dois-je m’accuser de compter sur des événements extérieurs pour te faire revenir ? Dois-je seulement accuser quelque chose ?
Ce serait sûrement de l’énergie perdue, alors qu’à la place, à l’instar de tous ces slogans bien être et développement personnel, je pourrais l’utiliser pour «être le changement dont je rêve».

J’ai lu, encore et encore, sûrement pas assez, mais je fatigue. Je ne retiens pas les mots, hélas. Je ne vois pas de changement. Il y en a sûrement, mais pas ce déclic.
Je doute qu’il existe, la vie n’est pas un roman, on ne peut pas se rendre compte en cinq minutes qu’il faut changer et appliquer dans la foulée un nombre incalculable de nouveaux principes. Enfin, peut-être que des personnes y arrivent, mais moi, ça me terrorise toujours et ça me fatigue.
Toujours cette fatigue.
Même en écrivant, je fais des pauses, mon cerveau reste bredouille, les connexions ne se font plus, je reste dans le brouillard. Un brouillard permanent, est-ce ça le «Mitote» dont parlent les Quatres Accords Toltèques ?
Pff, encore des principes à appliquer. J’ai beau lire et relire le livre, ça ne rentre pas autant que je le voudrais, autant que je l’aurais espérer.

Et puis, tout ça, tout ce mal-être, est-ce que ça vient de moi ? Est-ce que ça vient des autres ? Est-ce que ça vient de la société qui me demande d’être comme ça ? Après tout, pour le dernier point, j’ai une image de neuro-atypique à maintenir ! Il faut bien justifier l’AAH, le suivi psychologique, l’aide à l’emploi spécifique… Je ne sais plus où s’arrête ma maladie et où commence la maladie reconnue par la société.

Des projets, des rêves… J’en avais, je crois, une version idéalisée je pense. Je ne suis toujours pas douée en jardinage, mes essais sont plus fructueux chez les autres ! Tant mieux pour eux.
Je ne sais plus ce que je sais faire. Sais-je faire quelque chose ? Suis-je capable de faire ce que je pense savoir faire ?
De quoi avoir le tournis.

J’ai perdu le fil, alors je vais revenir au sujet initial.
Toi, oui toi Motivation, ne m’oublie pas, non, ne m’oublie pas (pour paraphraser).

Il n’y a ni bon, ni mauvais choix.

Pour ceux qui n’auraient pas vu passer l’information, Erwane a eu deux (deux !) postes pour l’année scolaire, mi-collège, mi-lycée, et tout ça en restant à Aurillac.
Pas besoin de déménager donc, ne reste plus qu’à croiser les doigts pour le CAPÈS (et faire preuve de tout l’encouragement possible de mon côté, dit comme cela, on dirait une femme au foyer, gambare~).

Pas besoin de déménager. Pas besoin de… déménager.
Bon, plus qu’à reprendre tout ce que j’avais mis en plan depuis mai (voir avant quand la question se posait sur l’avenir pro). Et reprendre ma remise en fonction, pas forcément dans une optique professionnelle, mais au moins pour me débarrasser de cet (énième) épisode dépressif.

Les finances vont repartir dans le bon sens (enfin, sauf si complication avec le triangle maudit CAF/Pôle Emploi/MDPH, qui j’espère va s’éteindre avec le triangle d’été. Ou dois-je aller faire une visite au triangle des bermudes pour expier ?).

Vient le moment où on se dit que la grande partie de ce qui était externe à soi semble se résoudre et qu’il faudrait peut être s’intéresser aux choses que l’on peut changer soi même. Je me mets petit à petit à la promotion de mon groupe de balades canines (coucou ! Vous avez un chien ? Vous habitez dans le Cantal ? Venez vous promener avec nous !).
Et là, je suis bloquée sur deux voir trois projets.

J’ai lancé un bullet journal en décembre dernier, et celui ci est assez minimal. Je souhaitais y intégrer des concepts rencontrés de ci de là sur les Internets :
– le challenge productivité : sur le principe, chaque tâche peut être quantifiée en points, et arrivé à un certain nombre de points, on s’offre quelque chose. Problèmes : sur ma table de chevet trône le livre « Plenty in life is free » (« Pas mal de choses dans la vie sont gratuites ») et je n’aime pas l’idée qu’il y a derrière de consommer. D’un autre côté, je consomme DÉJÀ des livres et autres… Mais le mettre en récompense ? J’ai peur que cela apporte un côté stressant au challenge et me bloque dans toute initiative.
Bref, à un moment c’est oui, à un autre c’est non, et souvent c’est je sais pas.
– perdre du poids : BORDEL MAIS COMMENT FAIRE AVEC MON TRAITEMENT ?!? Hum. Non, je me pose vraiment la question. Faire plus de sport… Ça rejoint le challenge productivité car ma balance ne m’offre aucune récompense (à part le fait d’en prendre moins vite ?). Les soignants ne sont pas d’une grande aide et se contrefoutent du fait que non, j’ai pas spécialement envie de retourner à 95kg+.
– adopter un chachat/prendre un toutou en FA : les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients. Dog restera jusqu’à la fin dans la famille qui a pris le relais (on ne veut pas lui infliger un nouveau changement d’environnement et il se plait très bien là bas), Cookies a peut être un lymphome et ne veut pas dire combien de temps elle va encore rester avec nous, la vilaine. Bref, un chien, deux chats, peut être plus qu’un chat. Les effectifs diminuent, je ne sais pas si je peux l’accepter et je ne sais pas si je suis prête à faire entrer un nouveau poilu dans la tribu. Peur de devoir l’intégrer, que ce soit difficile à gérer, de ne pas avoir le coup de cœur, que ça se passe mal, que le nouveau ne soit pas accepter, des soucis que cela peut engendrer, des dangers dans lesquels il pourrait se mettre…
Beaucoup de questions, oui, non, je ne sais pas.

Ou voir les choses les unes après les autres, tester des idées, rebondir, tenter autre chose. Essayer ?

Vadrouilles en vrac

Fille de prof’ (et copine de prof’), les vacances, c’est fait pour bouger.
Surtout les vacances d’été.

On s’est tout d’abord retrouvées avec mes parents dans les Pyrénées, même location que l’année dernière, les chats étaient de la partie cette fois ci :

Cookies observe les Pyrénées

Les montagnes sont toujours aussi hautes, faisant presque passer le Cantal pour un plat pays.

La valeureuse marcheuse brandit ses bâtons et d’un pas sûr, monta la montagne.
(En fait, non, c’était la pause)

On rencontre d’étranges créatures :

Bestiole bizarre

Erwane face au T-Rex du Val Louron !

Après cette escapade dans les Hautes-Pyrénées (soyons HaPy ! Beau jeu de mot du conseil général de ce département), nous sommes parties dans le Puy-de-Dôme (mieux vaut rester en Auvergne !) chez de la famille.

Au programme, des cascades :

Eau qui tombe fait de la mousse

Des rivières :

Chien qui patauge, surveille ton auge

On en a aussi profité pour se baigner dans le lac d’Aydat (mais j’avoue ne pas être très assidue aux séances aquaplouf familiales), pour regarder le ciel lors de la Nuit des Étoiles, pour acheter une énorme bombonne de chantilly (elle est presque finie, snif), pour se balader dans Clermont Ferrand (fait chaud), pour voir des amies (merci pour l’entrée aux thermes !) et pour faire des randos (sans photos !).

Sitôt revenues dans le Cantal, sitôt reparties pour 24h dans le Lot à Saint Cirq Lapopie. Visite du village médiéval (très euh… touristique ?), balade sur les chemins de halage, baignade dans le Lot (y a beaucoup de cailloux, bobos pieds), vin de  Cahors et retour dans la tente en titubant (enfin, presque !).
Malheureusement, pleine Lune oblige, pas trop le moment de regarder les étoiles…

Vue sur l’église en descendant sur le village par le GR

Vue sur Saint Cirq Lapopie

Le Lot !

Bon, maintenant, y a plus de sous et les poilus sont éreintés (nous aussi !). On va tranquillement attendre l’affectation d’Erwane et la rentrée scolaire. Il y a un risque que nous ne soyons plus cantaloues, Erwane pouvant être affectée un peu partout en Auvergne… M’enfin ! On va espérer rester près d’Aurillac (et ne pas avoir à déménager !)

Au niveau des poilus, Cookies passe ses derniers instants avec nous… depuis deux mois ! Plein de crasse sur la santé mais elle reprend du poil de la bête, c’était peut être encore une fausse alerte ? À voir quand on diminuera la cortisone 😉

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