Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Étiquette : lecture

Si tout le monde était d’accord, on ne vendrait plus de livres.

Breaking news :
– Poilus : Baz est toujours en vie (il doit battre le record de Cookies de toute façon), on a deux nouveaux poilus temporaires, Iorek le tigré et Pattenrond le roux à poil long, ils sont sympa mais très flippés ! M’enfin, maintenant, ils sont en règle.
– Santé : gros coup de moins bien, je n’ai plus trop de souvenirs (et j’ai du mal à en avoir en ce moment).
– Famille : mes parents sont passés, les parents de Wane sont passés, on a vu du monde ! On espère être en meilleur forme la prochaine fois !
– Amour : mon amoureuse et moi avons passé un weekend en yourte, c’était vraiment bien sympa. Baz – qui s’est greffé au voyage du fait de son traitement – a bien apprécié le lit moelleux sous le puits de lumière.
– Boulot : je commence un stage auprès d’une prof de FLE dans une semaine, je continuerai à donner une partie de mes cours dans l’association où j’enseigne. J’espère pouvoir tenir le coup : je vais avoir tous les après-midi de pris !
– Associatif : on a rejoint un café associatif à Aurillac, ils proposent divers ateliers et on s’est déjà inscrite pour tenir le bar et la cuisine la semaine prochaine !
– Jardin : j’ai reçu ma grelinette ! J’ai pu planter mes salades en moins de 30 minutes avec terrain aéré et j’ai préparé le terrain pour la deuxième fournée de pommes de terre qui sera plantée en méthode « couche chaude » avec de la paille. Paraît-il que le rendement est meilleur, on verra bien !

 

Tout et son contraire

Je lis un peu de tout sur le développement personnel, peut-être beaucoup de n’importe quoi, et je ne sais toujours pas si je dois me lever le matin ou pas.

Une part des auteurs préconisent de s’écouter, que tout finira bien par arriver, qu’il faut savoir prendre son temps, que la sagesse vient avec l’expérience, bla bla bla, tandis que l’autre part – du moins, quand les auteurs ne prennent pas les deux partis dans le MÊME livre – me pousse à me lancer, que rien ne viendra si je ne fais rien, bref, faut que je fasse une page d’écriture par jour pour arriver à un livre à la fin de l’année.

J’ai tenté la page d’écriture chaque jour, me semble que je me suis arrêtée au troisième jour, prise dans plein d’autres trucs, ou plein d’autres soucis, je ne sais plus vraiment.

Dans mes lectures, je ne sais pas si je suis malade parce que je l’ai voulu, si je suis malade parce que je ne souhaite pas vraiment le contraire, ou si je dois me classer à part comme cas incorrigible. Il y a sûrement d’autres options, mais, du coup, le créneau semble libre pour écrire mon livre de méthode de développement personnel.
Du moins, si j’arrive à développer quelque chose (on va partir du principe que ça vient avec l’âge, histoire de se rassurer).

Pour la maladie, des auteurs évoquent le miracle (du moins, si on suit leur méthode), tandis que d’autres prônent la connaissance et l’acceptation de soi même. Même les méthodes méditatives pourtant plus ou moins uniformisées – du moins, de mon point de vue – évoquent soit la diminution des douleurs, soit le fait que ça sert pas à grand chose mais qu’on le fait quand même pour la Gloire Éternelle© (et souvent, ça évoque les deux en même temps).

Comment se dépatouiller de tout ça ?
Première solution : j’arrête de lire.
Deuxième solution : je continue de lire, et de ce gloubi-boulga devrait bien sortir quelque chose.
Je pense que je vais choisir la deuxième solution, et puis, pratiquer aussi un peu, pratiquer quoi, je n’en sais rien, mais je vais bien pouvoir tester des trucs (la méthode du Miracle Morning m’a tout de même bien aidé à recaler mon rythme de sommeil).

Quand même, je suis un peu cinglée.

Discussion chez l’esthéticienne, on dérive sur l’acquisition de nouvelles langues (enfin, je dérive !) et je donne donc mes avis sur telle ou telle langue.

Vous êtes un peu cinglée, quand même.

L’esthéticienne, avec le sourire, après ma déclaration comme quoi le norvégien ne m’a pas l’air si compliqué au stade de mon apprentissage.

Bien que Erwane me considère comme passionnée, je n’ai plus l’impression de me lancer à fond dans un sujet depuis bien longtemps.
Mon parcours et ma santé ont fait que j’ai abandonné – obligée ou non – pas mal de choses. Soit je ne pouvais pas poursuivre dans cette voie, soit je perdais toute motivation face à la complexité (allant de pair avec l’esprit concurrentiel du système éducatif).

La dernière passion dont je me souvient, c’est  Harry Potter et son univers. Des personnes ont bien essayé de m’y dégoûter mais je m’y suis accrochée. J’engloutissais les lectures autour de l’univers, je passais un temps faramineux sur les sites dédiés (et c’était bien là le premier moment où je développais mes compétences sociales).
Même après le début de la dépression, j’ai continué. Cependant, ça n’avait plus vraiment la même saveur.

Il y a un an, j’ai recommencé à lire. Progressivement. Ma bibliothèque, qui se vidait au fur et à mesure des tris et des déménagements, revoit ses rayons se remplir. Petit à petit, je reprends goût à la lecture. Les romans ne sont peut-être plus ce que je préfère (je suis d’ailleurs pleine d’appréhension sur cette branche de la littérature, mais je recommence à en lire !), alors je m’ouvre aux livres sur le bien être et la psychologie positive. Grâce à Emmaüs, je lis les œuvres de Christophe André (et de bien d’autres !), grâce à une amie, Matthieu Ricard (alors que j’avais offert auparavant un de ses livres à mon père !). Suite à des conférences, c’est au bien être animal que ma bibliothèque tend les bras (même si l’éducation canine en positif avant bien amorcé les choses).
À côté de ça, j’essaie de m’exercer quotidiennement au yoga et à la méditation, les livres me donnent les exercices à suivre. Ce n’est pas aussi régulier que je le voudrais, mais toujours mieux que rien !

Je lis, les livres s’accumulent (il faudra peut-être que je range ?), je retrouve des passions. Une première en 10 ans.
Je m’ouvre un peu plus au monde, tout du moins, j’essaie, et pour la première fois de ma vie, j’ai enfin l’impression de pouvoir discuter de choses intéressantes et d’apporter du contenu aux conversations.

Enfin, pour moi.

Parce qu’a priori, je finis par passer pour une cinglée quand je me lance un peu trop fort.
Tant pis ! Je n’abandonnerai pas pour autant, j’ai même pu maîtriser une conversation avec des Témoins de Jéhovah, ce n’est pas vain !

Bref, trois ans et demi après mon départ de la fac, deux ans et demi après avoir quitté mon dernier emploi, j’ai enfin l’impression que je suis prête à apprendre et à devenir meilleure.

Livre d’occasion

Après de nombreuses années où ouvrir un livre demandait un effort surhumain de lâcher-prise, je me remets doucement à la lecture.

J’entretiens ma motivation en inscrivant dans mes objectifs de la semaine de finir un livre ainsi qu’en renouvelant mon stock de livre dès que je peux me le permettre, au cas où une lecture serait plus facile qu’une autre et me permettrait de m’y replonger par la suite. Également, Emmaüs et sa librairie me sont d’un grand secours pour tenter de retrouver le plaisir de vagabonder entre les étagères (c’est pas encore ça !) grâce à son choix bien plus limité que des librairies sur de nombreux étages, me permettant de ne plus me focaliser sur une seule section. De plus, le prix freine beaucoup moins les découvertes…

Cependant, malgré ce choix assez restreint (mais néanmoins important !), j’ai fini ces dernières semaines avec deux livres de Christophe André (découvert grâce à Mathieu Ricard). Le dernier livre lu et terminé évoquait l’estime de soi.

Le livre d’occasion permet – bien souvent – de passer après quelqu’un. J’ai pu donc bénéficier des surlignages que l’on peut réaliser afin de graver dans sa tête certains passages ainsi que des réponses non effacées aux quelques tests que le livre donne.

Je bénéficiais donc d’une double lecture : le contenu du livre mais aussi celui rajouté par la personne me précédant. Double immersion : le psychiatre me parlant des troubles de l’estime de soi, et un bon exemple de personne doutant d’elle même (et me faisant relativiser).

La lecture, bien qu’enrichissante, était plus compliquée que prévue. Le livre étant peut-être chargé des émotions et les attentes de la personne avant moi ainsi que des intentions de l’auteur ? (Qui, à l’époque – en 1998 – n’abordait pas encore la question de psychologie positive et se basait sur les travaux réalisés à l’époque. Force est de constater que la psychologie a bien changé en presque 20 ans !)

Je ne peux que remercier suite à cette lecture l’utilisation des tests proposant des nuances (chiffrées, certes, ce qui n’est pas forcément facile à appréhender) et non pas des réponses monochromatiques. Je souhaite sincèrement que la personne m’ayant précédée aurait eu des réponses plus nuancées qu’un «tout va mal» si on lui avait laissé le choix de mitiger sa réponse, ou, si ce n’est pas le cas, que ce livre lui ait permis de voir des échappatoires ou la volonté de consulter un professionnel ! (Ce que le-dit livre suggérait d’ailleurs, mais j’ai du mal avec la notion de livre appelant à faire appel à un professionnel, même si l’idée est tout à fait entendable).

De mon côté, les changements proposés par l’auteur sont toujours autant source d’appréhension, pas sûre que mon estime de moi se modifie en un claquement de doigts par je-ne-sais-quel-miracle, je suis bien sûr PER-SU-A-DÉE que mon problème est bien plus complexe que ça !

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