Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Étiquette : cap emploi

Projet professionnel

… Néant ?

Hobbes, en pleine sieste

Breaking news, toujours du vrac :
– Hobbes recherche sa famille pour la vie ! Il a décidé de vivre chez nous pour le moment. Bientôt, on recontrôlera le foie (croisons les doigts pour que tout soit revenu à la normale !).
– Pour Baz, ce n’est toujours pas ça. Une nouvelle prise de sang a été faite et envoyée en laboratoire pour tester la thyroïde. J’espère trouver des réponses à pourquoi ça ne va pas. Il allait mieux après 24h de perfusion mais depuis ce matin, il s’isole à nouveau dans la salle de bain. Résultat prévu pour la fin de semaine.
– Déménagement ? Nous attendons une réponse pour une maison située à Aurillac même. Croisons les doigts !
– Fiançailles ! Comme annoncé sur Facebook, Wane et moi nous sommes fiancées. Alliance ruban de Möbius de rigueur.

Gros pif !

Pour le moment, j’ai donné deux cours de FLE (Français Langue Étrangère).
Deux élèves la première fois, plus qu’une la deuxième fois, je ne sais pas comment je dois le prendre.
Je tâtonne, je m’adapte, je me heurte au manque de langue commune, j’apprends, je me demande si je continue, je me demande si je vais en faire mon boulot.

En tout cas, ça rend service (j’espère !).

Un autre rêve serait d’écrire, d’avoir l’envie d’écrire, et d’en avoir le talent. Et, tant qu’on y est, être rémunérée pour cela.
Étrange tout de même de vouloir avoir envie d’écrire.
Mon soucis ? Je ne sais pas vraiment quoi raconter ! Alors je lis, parfois beaucoup, parfois pas du tout (en ce moment, on est plus dans le pas du tout), espérant trouver l’inspiration.
J’attends toujours le moment où je pourrais me lancer à corps perdu dans l’écriture, je doute que ce moment vienne de lui même. Je crois plutôt qu’il faudra créer l’occasion !

En mars, j’ai rendez-vous à Cap Emploi, où l’on parlera sûrement de mes projets professionnels. La conversation partira sûrement sur le fait qu’elle ne sait rien de ces métiers, et que c’est à moi de me renseigner. Puis que c’est pas vraiment facile de trouver une formation.
J’ai l’impression d’y aller juste pour signer un papier et refuser les stages de recherche que l’on me propose. Je ne vois pas l’intérêt de ces stages, le dernier m’a dit que je pouvais faire ce que je voulais, ça ne m’a pas beaucoup aidé.

Enfin, peut être que je serai à nouveau malade la veille du rendez-vous et que je le reporterai pour la énième fois (j’ai eu un mois et demi de répit de cette façon la dernière fois !).

Pis en plus, faut aller jusqu’Aurillac, et payer le stationnement.

Bla bla… réunion… bla bla… suivi

En rando, le téléphone sonne, un numéro local.
Attendant un appel de la clinique vétérinaire pour la crémation de Cookies, je décroche.
Loupé, c’est ma conseillère Cap Emploi qui me vend une réunion deux jours plus tard «oui oui, 6/8 personnes max, vous pouvez partir n’importe quand». L’intitulé de la réunion passe en un éclair : «retrouver un emploi rapidement». Soit, ce n’est pas pas ma priorité absolu en ce moment mais bon.

« C’est un piège ! »

J’arrive à cette fameuse réunion deux jours plus tard. J’ai galéré à garer ma voiture (dans un parking payant en plus !), puis je suis en retard, puis je… oh. Déjà une petite dizaine de personnes dans une salle minuscule.
Je dois presque me battre contre un sac à main pour avoir une place assise.
La formatrice reprend, j’apprends à ce moment que ce n’est pas une simple réunion mais un piège pour m’attirer dans un suivi bizarre me promettant l’objectif d’être dans le milieu professionnel fin octobre maximum… (Oh, fin octobre, c’est les vacances scolaires, ça va pas ?)
Milieu professionnel, pour la formatrice, c’est au mieux un CDD, au pire un stage (bon, le pire c’est de n’avoir rien, ok).

Je le sens déjà mal.

La porte s’ouvre, une nouvelle personne arrive, on doit se décaler pour lui laisser une chaise. MA chaise. Me voilà bloquée entre deux personnes – qui se révéleront diabolique – sans possibilité de me glisser vers la sortie.
Donc nous voilà 12 dans une salle minuscule et non aérée à regarder le diaporama du suivi bizarre qui ne m’intéresse pas. Qu’est ce qui pourrait être pire ?

Ah oui, je sais, que les deux personnes autour de moi monopolisent la parole avec des questions et des vécus gluants de pessimisme.

Les deux pieds au sol (du moins, j’essaye de me frayer un chemin vers le sol, on est un peu serrées), les mains l’une contre l’autre, sur mon ventre, je me concentre sur ma respiration ventrale et sur le plafond.

«Juste une heure.»

«De toute façon, c’est que des handicaps psys ici, tu peux te sentir bizarre sans crainte.»

«Vu que de base tout le monde était prévu comme handicapé psy, si j’assume une de mes voisines, est-ce que ce seront des circonstances atténuantes vu que l’on m’a mise en situation d’échec en étant conscient de mes problèmes ?»

Bref, de ce que je souviens de cette réunion, c’était plutôt une bataille entre la formatrice essayant de motiver ses troupes et les troupes essayant montrer sur tous les niveaux que ça marchera jamais.

À la fin, on m’a demandé si je voulais faire ce suivi, j’ai articulé un «non merci, ce n’est pas ce que je recherche», j’ai appris qu’en fait la personne n’était plus ma référente à Cap Emploi et je suis sortie de la minuscule salle de réunion – un peu en sueur – pour me diriger vers l’accueil et prendre rendez vous avec ma vraie conseillère Cap Emploi (histoire de dire que «si si, j’ai des projets»).

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén