Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Page 3 sur 12

Grand rebond

Boum, boum…

Premier battement de cœur, premier univers.

Boum, boum…

Renaissances. Le cœur poursuit ses battements. Les univers se font et se défont.
Des milliards de vie s’éteignent, parfois.

Boum, boum…

Tout s’éteint pour tout recommencer. Petite mort dans l’attente du prochain battement, fin de tout dans l’attente du prochain grand rebond.

Boum, boum…

Et si notre univers n’était qu’un parmi tant d’autres, coincés entre les battements d’un cœur universel ?

Boum, boum…

Et si dans notre cœur nous portions chacun un univers ?

Boum, boum…

Des milliards et des milliards d’univers, qui se font et se défont sans cesse, qui s’arrêtent et qui repartent.
Multivers, multi-ères.
Des embranchements multiples.

Boum, boum…

Où sommes nous exactement ?

Projet professionnel

… Néant ?

Hobbes, en pleine sieste

Breaking news, toujours du vrac :
– Hobbes recherche sa famille pour la vie ! Il a décidé de vivre chez nous pour le moment. Bientôt, on recontrôlera le foie (croisons les doigts pour que tout soit revenu à la normale !).
– Pour Baz, ce n’est toujours pas ça. Une nouvelle prise de sang a été faite et envoyée en laboratoire pour tester la thyroïde. J’espère trouver des réponses à pourquoi ça ne va pas. Il allait mieux après 24h de perfusion mais depuis ce matin, il s’isole à nouveau dans la salle de bain. Résultat prévu pour la fin de semaine.
– Déménagement ? Nous attendons une réponse pour une maison située à Aurillac même. Croisons les doigts !
– Fiançailles ! Comme annoncé sur Facebook, Wane et moi nous sommes fiancées. Alliance ruban de Möbius de rigueur.

Gros pif !

Pour le moment, j’ai donné deux cours de FLE (Français Langue Étrangère).
Deux élèves la première fois, plus qu’une la deuxième fois, je ne sais pas comment je dois le prendre.
Je tâtonne, je m’adapte, je me heurte au manque de langue commune, j’apprends, je me demande si je continue, je me demande si je vais en faire mon boulot.

En tout cas, ça rend service (j’espère !).

Un autre rêve serait d’écrire, d’avoir l’envie d’écrire, et d’en avoir le talent. Et, tant qu’on y est, être rémunérée pour cela.
Étrange tout de même de vouloir avoir envie d’écrire.
Mon soucis ? Je ne sais pas vraiment quoi raconter ! Alors je lis, parfois beaucoup, parfois pas du tout (en ce moment, on est plus dans le pas du tout), espérant trouver l’inspiration.
J’attends toujours le moment où je pourrais me lancer à corps perdu dans l’écriture, je doute que ce moment vienne de lui même. Je crois plutôt qu’il faudra créer l’occasion !

En mars, j’ai rendez-vous à Cap Emploi, où l’on parlera sûrement de mes projets professionnels. La conversation partira sûrement sur le fait qu’elle ne sait rien de ces métiers, et que c’est à moi de me renseigner. Puis que c’est pas vraiment facile de trouver une formation.
J’ai l’impression d’y aller juste pour signer un papier et refuser les stages de recherche que l’on me propose. Je ne vois pas l’intérêt de ces stages, le dernier m’a dit que je pouvais faire ce que je voulais, ça ne m’a pas beaucoup aidé.

Enfin, peut être que je serai à nouveau malade la veille du rendez-vous et que je le reporterai pour la énième fois (j’ai eu un mois et demi de répit de cette façon la dernière fois !).

Pis en plus, faut aller jusqu’Aurillac, et payer le stationnement.

Les gens productif ne sont jamais en hiver.

Instant break news :
– Hobbes a du passer 24h à la clinique sous perfusion pour cause de fièvre, déshydratation, anorexie et soucis hépatique. Il est rentré samedi soir sans que l’on sache vraiment ce qu’il a, mais il a la forme et a repris du poids depuis. On continue donc le traitement !
– Baz n’était pas bien (apathie et anorexie), on a bataillé pour faire une prise de sang et il en ressort un cœur qui bat trop vite et une circulation sanguine qui ne se fait pas assez bien. On commence un traitement et contrôle en début de semaine prochaine. Il mange mieux depuis que je le traite pour une trachéite (en plus de son cœur).
– Il y a de la neige en quantité ! Ça ne déplaît pas aux chats (mais par contre, quand ils rentrent, ça ronfle !).
– J’ai mal partout et je me suis décidée à voir un autre ostéopathe. J’espère pouvoir voir également une réflexologue (mais pas remboursé par ma mutuelle 🙁 ). J’ai aussi repris rendez-vous chez le médecin pour continuer mais « ça va pas, faites quelque chose », sur un malentendu, ça peut peut-être marcher !
– Wane est en arrêt jusqu’à la fin de la semaine, on va profiter des deux semaines de vacances qui arrivent juste après. Si vous pouvez croiser les doigts pour que la rentrée se passe bien !
– Miss Teigne part chez ses adoptants la semaine prochaine ! Elle va nous manquer. On espère que tout se passera bien.
– Je donne mon premier cours de FLE demain, gloups.

 

La productivité, je connais, du moins, théoriquement. J’ai lu pas mal de livres dessus. Je sais ranger ma maison pour que tout soit plus claire dans ma tête et que mon environnement me laisse respirer, je sais comment ne plus procrastiner (on a bien dit théoriquement, je vous rassure), j’applique le Miracle Morning depuis le début de l’année au point où mon corps se réveille tout seul (et m’inflige cauchemars et migraines si jamais je ne me lève pas), je tiens mon Bullet Journal à jour avec des tonnes de liste…
Bref, j’essaye.

Et puis, il y a des moments où ça ne va plus. Ton corps te réveille à 5h30 et tu finis par te lever une heure plus tard, alerte, jusqu’à ce que tu te rendormes en pleine méditation. Tu notes consciencieusement tes listes de « choses à faire » et subsistent les points ou le vide. Pas de croix qui indiquent que tout a bien été réalisé.
Pas tellement de sensation de procrastination, on pourrait dire ouf, mais non, c’est juste que tu ne sais plus trop quand a commencé ta journée et quand elle s’est finie. Ni ce que tu as à faire.

L’épuisement est revenu avec la vague de froid. Décompensation : Wane va mal depuis plus de trois semaines, trois semaines à ignorer la fatigue. Je me sentais pousser des ailes, j’ai fait des choses que je ne pensais ne plus savoir faire, puis j’ai trop approché le soleil.
Pas grave, j’apprends à nager !

Le soleil est reparti après son bref passage, cinq gouttes de vitamine D au matin, avec le magnésium et la vitamine C. À optimiser.
Ça ne va pas, j’ai en tête tous ces livres, j’entends dans ma tête que je suis dans la spirale descendante. Comme toujours, c’est à moi de faire l’effort pour remonter.
Pourrais-je me sortir des 95% de la population comme le demande le Miracle Morning ? Pas en ce moment où je prie mon corps de me laisser dormir !
Culpabilisation, le revers des livres de développement personnel. Quand on est dans la spirale ascendante, tout va bien, quand on rechute… On ne doit plus compter que sur soi même au moment même où on se fait défaut.

J’avoue ne pas avoir idée d’un titre ce soir.

Break news venues du Cantal :
– Miss Teigne, la maman de McGonagall, a été stérilisée et identifiée, elle sera vaccinée demain avec le retrait des fils. Elle attend sa famille pour la vie.
– Hobbes a été castré vendredi, il passe de temps en temps à la maison, on espère qu’il deviendra plus casanier dans les semaines à venir afin d’envisager de le mettre à l’adoption.
– Wane est en arrêt depuis deux semaines, j’en parlerai plus loin.
– Après des semaines de pluie, le soleil repointe le bout de son nez et on a pu voir des potes canins ! Pas de photos pour illustrer, mon appareil photo est resté sagement là où je l’avais laissé pour essayer de ne pas l’oublier (loupé).
– Le bar à croquettes et le capsule hôtel pour chats installés à la cave font fureur chez les matous du village. Si quelqu’un a pitié de moi, qu’il m’envoie une cage-piège !
– J’ai reçu un nouveau joujou : un balais aspirateur/vapeur. Mon sol n’a jamais été aussi doux.
– On a toutes les deux un rhume. À force de fréquenter les salles d’attente, j’ai choppé un microbe de passage, et Wane, à force de m’embrasser, a récupéré ce microbe. Bonne nouvelle, si jamais il s’agit d’un virus mortel, on vient de gagner une partie du jeu de plateau Pandémie donc on devrait pouvoir gérer.

Depuis quelques jours, le soleil est revenu. Pourtant, c’est toujours aussi difficile de se motiver pour sortir. Les matins sont plus compliqués qu’en début d’année, fumble ce matin en me levant à 7h30 pour me rendormir juste après ma méditation. Le soleil avait bien avancé dans sa course quand je me suis réveillée.
Entre le rhume, les migraines, Wane à surveiller, je suis crevée.

Pourtant, aujourd’hui, j’avais organisé une balade canine. J’ai été tenté de dire « je viens pas, amusez vous sans moi ! » mais ça n’aurait pas été super sympa. Et puis on a besoin de se promener Nouk et moi (vous ai-je dit qu’on tente à nouveau un régime ?).
Finalement, je ne le regrette pas, et je suis repartie avec la sensation que j’avais passé un bon moment et que ce serait cool de refaire ça bien vite.

Drôle de sensation quand on est dépressive. On se sentirait presque normale, comme si le soleil paraissait plus brillant d’un coup (et qu’il n’en profitait pas pour vous éblouir lorsque vous roulez).
C’est un sujet qui revient souvent avec Wane, sur le ton de la rigolade, toutes ces paroles classiques du « mets toi un coup de pieds aux fesses et ça ira mieux », « enfile tes chaussures de sport et va prendre l’air, pas besoin de médications ! » et autres.
On aurait presque envie que ce soit vrai. Pourtant, une fois qu’on a réussi à mobiliser l’énergie pour se rendre à notre activité, qu’on y passe un bon moment (ne parlons pas du cas critique où on ne passe pas un bon moment), que l’on rentre le sourire aux lèvres, on sent bien quelques heures plus tard que l’on a à nouveau envie de se cacher sous sa couette et ne plus jamais sortir.

Wane ne devait pas trop comprendre mes soucis avant.
Puis son anxiété est apparue, elle la décrit dans son article : Anxiété.
Et depuis, elle me demande souvent comment j’arrive à vivre avec ça. Et moi, je me demande comment est la vie sans ça. Je ne distingue plus vraiment la frontière entre normal et maladif. Quand Wane me décrit ses symptômes, pour moi c’est presque normal. Je les redécouvre en partie, je me rends compte que normalement ils ne sont pas là, pas chez tout le monde. C’est… bizarre.

Avec le développement personnel, je peux formuler une idée positive de la crise que nous traversons en ce moment : Wane aura une idée de ce que je vis, ce ne seront plus que des mots, et moi je me rends compte que la vie sans dépression est bien différente.
Je peux aussi me dire que je dois profiter de mes journées sans migraine, le médecin m’a demandé de noter les jours où j’en ai, et le ratio avec/sans est en ma grosse défaveur. Je vais donc profiter des moments où je n’ai pas mal… Enfin, je vais essayer.

Bonne année !

Une bonne année ? Vous avez dit une bonne année ? Où ça ?

Pour Anouk, bonne année doit être synonyme de gamelle heureuse. Je ne sais pas si le régime haricots vert après les fêtes entre dans la catégorie « gamelle heureuse ».

Pour l’année 2018, je ne vous souhaite que le meilleur et d’éviter le pire autant que possible, mais si il arrive quand même, d’en retirer ce qu’il y a à prendre pour avancer vers votre bonheur.
(Super la phrase tarabiscotée pour commencer)

De mon côté, j’ai commencé le Miracle Morning, et j’ai repris la lecture (la médiathèque m’aime bien). Je commence à faire des catégories dans les livres de développement personne que je lis. Il y a les américains – dont fait partie le miracle morning – qui se révèlent assez auto-centrés (je passerai outre les « il m’a révélé que j’étais spécial(e) » et se concentrent sur le succès, et les autres, qui se concentrent sur le bonheur.
On voit une nette différence entre deux côtés du monde.

Bref, avec tout ça, j’ai encore du mal à saisir la façon dont je dois réussir ma vie. Mais je tente le Miracle Morning, de toute façon je me réveille toute seule, alors autant méditer, faire du sport, lire et écrire ! Ça ne pourra pas me faire du mal.

Autre sujet, ma prise de sang – outre le Lyme négatif – a montré une protéine C trop haute. Signe d’un cancer pour Doctissimo, mais aussi signe d’inflammations. Ce qui correspond au fait que j’ai bobo pour tout et n’importe quoi.
Plus qu’à retourner voir Dr Humain, discuter avec lui des résultats et réfléchir à si je dois faire quelque chose (m’enfin, je pense que ça servira juste à partir faire un diagnostic, ou au moins à lui faire comprendre que non je ne mens pas quand je dis que j’ai mal).

Le Dr Cerveau lui a voulu me donner un médicament pour me tuer. J’ai vu les effets secondaires et mon corps a tout de suite dit « non, je ne prends pas ça ». Reste plus qu’à lui dire (bon, je vais d’abord passer par l’infirmière, qui est plus sympa).

Pas grand chose de nouveaux, on est allés dans le Nord tous les 6, tout le monde a été adorable sur la route – même si ça prend 12h -, tout le monde a été ador… ah non, pas McGo. McGo a fait plein de bêtises, mais on l’aime quand même vu que la vilaine sait se montrer adorable pour se faire pardonner. On a failli abandonner Jiji vu que môdame s’est cachée en nous voyant repartir (elle est douée pour se planquer).
Puis on est rentrés dans le Cantal, et depuis il pleut.
Hier soir il y avait deux chats dans les cabanàchats de la cave (de toute façon il n’y en a pas plus) et le petit tigré et blanc est venu me chercher pour que je remettre des croquettes (j’ai cru entendre un « dépêche toi feignasse, j’ai faim »). J’ai eu le droit à des câlins de maman McGo.
Il va bientôt falloir que je fasse un appel au don pour les stérilisations (déductible à 66% des impôts) et que je contacte la clinique pour avoir un accord avec l’asso qui couvre les stérilisations juridiquement (et qui permet d’avoir la déduction fiscale).
Sachant que y a au moins trois chats dont au moins deux femelles.
Gloups.

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén