Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

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J’suis paumée

Breaking news :
– Jardin : les salades sont bonnes, on commence à avoir des minis oignons rouges et jaunes, les pommes de terre poussent (même si sous « couche chaude » elles ont du mal à démarrer), ma coriandre grandit bien et j’ai placé un nouveau ruban de radis ! Ah, et puis on a pu faire un petit pot de confiture avec les fraises du jardin.
– CAPES : depuis le dernier article, Wane a su qu’elle était admissible à l’oral, alors c’est la dégringolade niveau humeur/stress, on en pâtit toutes les deux. Oraux les 21 et 22 juin à Nancy, on a pris un appart hôtel avec piscine intérieure et salle de sport, si jamais ça peut aider. Ensuite, on attendra les résultats…
– Humain : ma môman est venue en urgence le weekend dernier pour tenter de nous remonter le moral, ça m’a fait un peu de bien. Au final, avoir les parents plus près, ce serait sympa (mais retourner dans le Nord, euh…).
– Chats : Iorek et Pattenrond sont partis dans le Puy de Dôme hier, ils ne progressaient plus ici et ça devenait difficile pour nous, on leur espère une chouette vie et de finir par poser leur valise !
– Baz : TOUJOURS EN VIE ! Même si il y a eu de nombreuses frayeurs.
– Stage : j’ai abandonné, c’était très intéressant mais entre les vertiges, les hypoglycémies et les déréalisations sur 48h, je ne pouvais pas continuer.


Je ne sais pas quoi faire.

C’est pas vraiment nouveau, faut se l’accorder. Mais j’ai beaucoup de mal à le vivre en ce moment. Tout le temps, à vrai dire.
Je n’ai pas trouvé le métier qui me fait vibrer, ou, tout du moins, celui qui ne me fait pas me dire au bout de cinq minutes que c’est méga effrayant et que je n’y arriverai jamais.

Bon, là, je peux sortir plein de citations « inspirantes », sauf que je ne les retiens jamais vraiment, j’ai juste la règle des trois enchaînements d’Idriss Aberkane (il est devenu humoriste ?) :
1- C’est ridicule.
2- C’est dangereux.
3- C’est évident.

Je trouve plein d’idées ridicules, certaines passent le tamis, et deviennent dangereuse (je ne fais vraiment pas confiance à ma santé). Je n’arrive plus à passer mon deuxième tamis.
Plus qu’à croiser les doigts pour un jour être sur le « c’est évident ».

Je continue de lire sur le développement personnel, ils y évoquent tous le triomphe du mental sur le physique, juste par la force de la volonté. Très bien, mais je la trouve où cette volonté ? Y a pas un guide préalable au développement personnel classique quand on est dépressif de longue date ?
Enfin, ça, c’est la littérature américaine. La littérature française, c’est plutôt savoir accepter et vivre avec, ce qui va en contradiction avec ce que me demande la société.

De là, Gandhi a dit « sois le changement que tu veux voir dans le monde ».
Je ne sais pas trop quel changement je voudrais dans le monde, c’est peut-être là le problème.

Si tout le monde était d’accord, on ne vendrait plus de livres.

Breaking news :
– Poilus : Baz est toujours en vie (il doit battre le record de Cookies de toute façon), on a deux nouveaux poilus temporaires, Iorek le tigré et Pattenrond le roux à poil long, ils sont sympa mais très flippés ! M’enfin, maintenant, ils sont en règle.
– Santé : gros coup de moins bien, je n’ai plus trop de souvenirs (et j’ai du mal à en avoir en ce moment).
– Famille : mes parents sont passés, les parents de Wane sont passés, on a vu du monde ! On espère être en meilleur forme la prochaine fois !
– Amour : mon amoureuse et moi avons passé un weekend en yourte, c’était vraiment bien sympa. Baz – qui s’est greffé au voyage du fait de son traitement – a bien apprécié le lit moelleux sous le puits de lumière.
– Boulot : je commence un stage auprès d’une prof de FLE dans une semaine, je continuerai à donner une partie de mes cours dans l’association où j’enseigne. J’espère pouvoir tenir le coup : je vais avoir tous les après-midi de pris !
– Associatif : on a rejoint un café associatif à Aurillac, ils proposent divers ateliers et on s’est déjà inscrite pour tenir le bar et la cuisine la semaine prochaine !
– Jardin : j’ai reçu ma grelinette ! J’ai pu planter mes salades en moins de 30 minutes avec terrain aéré et j’ai préparé le terrain pour la deuxième fournée de pommes de terre qui sera plantée en méthode « couche chaude » avec de la paille. Paraît-il que le rendement est meilleur, on verra bien !

 

Tout et son contraire

Je lis un peu de tout sur le développement personnel, peut-être beaucoup de n’importe quoi, et je ne sais toujours pas si je dois me lever le matin ou pas.

Une part des auteurs préconisent de s’écouter, que tout finira bien par arriver, qu’il faut savoir prendre son temps, que la sagesse vient avec l’expérience, bla bla bla, tandis que l’autre part – du moins, quand les auteurs ne prennent pas les deux partis dans le MÊME livre – me pousse à me lancer, que rien ne viendra si je ne fais rien, bref, faut que je fasse une page d’écriture par jour pour arriver à un livre à la fin de l’année.

J’ai tenté la page d’écriture chaque jour, me semble que je me suis arrêtée au troisième jour, prise dans plein d’autres trucs, ou plein d’autres soucis, je ne sais plus vraiment.

Dans mes lectures, je ne sais pas si je suis malade parce que je l’ai voulu, si je suis malade parce que je ne souhaite pas vraiment le contraire, ou si je dois me classer à part comme cas incorrigible. Il y a sûrement d’autres options, mais, du coup, le créneau semble libre pour écrire mon livre de méthode de développement personnel.
Du moins, si j’arrive à développer quelque chose (on va partir du principe que ça vient avec l’âge, histoire de se rassurer).

Pour la maladie, des auteurs évoquent le miracle (du moins, si on suit leur méthode), tandis que d’autres prônent la connaissance et l’acceptation de soi même. Même les méthodes méditatives pourtant plus ou moins uniformisées – du moins, de mon point de vue – évoquent soit la diminution des douleurs, soit le fait que ça sert pas à grand chose mais qu’on le fait quand même pour la Gloire Éternelle© (et souvent, ça évoque les deux en même temps).

Comment se dépatouiller de tout ça ?
Première solution : j’arrête de lire.
Deuxième solution : je continue de lire, et de ce gloubi-boulga devrait bien sortir quelque chose.
Je pense que je vais choisir la deuxième solution, et puis, pratiquer aussi un peu, pratiquer quoi, je n’en sais rien, mais je vais bien pouvoir tester des trucs (la méthode du Miracle Morning m’a tout de même bien aidé à recaler mon rythme de sommeil).

Poilus associés

Breaking news
Poilus : je n’aurais pas du dire que les poilus allaient bien, Baz a du aller en urgence à la clinique mercredi soir. Le cœur ne se contracte plus totalement ! On a cru qu’il allait partir d’une crise cardiaque dans la nuit mais le revoilà en pleine forme depuis jeudi matin. Anouk a un coup de mou depuis hier après-midi, de peur d’une piroplasmose, je l’ai emmené consulter aujourd’hui mais rien de visible. On surveille la température…
Jardin : j’ai semé des fleurs ! À voir si ça va prendre. Je pense avoir aperçu quelques pousses débutantes de radis…
Coup de pied aux fesses : pas trop de succès dans la durée, je suis vite retournée à ma fatigue habituelle.
Santé : pas de carence en fer, mais alors, qu’ai-je donc ?
Bricolage : plus qu’à mettre une échelle et les poilus qui ronronnent pourront entrer et sortir à leur guise ! Ils peuvent déjà rentrer sans notre assistance, pratique quand ils s’octroient la permission de minuit !
Boulot : toujours en vacances, des fainéants ces profs.

Ce matin, en me rendant à la clinique pour renouveler le traitement de Baz (je m’y suis rendue une seconde fois l’après-midi pour emmener Anouk en consultation, si j’avais su !), j’ai eu une idée (ce qui m’arrive parfois).

Une fois que nous serons stable (le plus tôt possible, croisons les doigts), nous avons pour projet de monter une association de protection animale. Point « positif » si nous restons dans le Cantal : ça manque cruellement. Je réfléchissais, non pas à nos actions qui seront tournées vers les boules de poils ronronnantes, mais à nos possibilités de financement.
Épiphanie !
Pourquoi donc ne pas faire de l’auto-édition au profit de l’association ?
Je réfléchissais donc à un journal (trimestriel j’imagine si je le gère seule) dont l’abonnement papier ou numérique servirait à financer nos actions annuelles.
Quoi de mieux que de connaître à l’avance son budget pour le respecter ? Je ne me voyais pas lancer des cagnottes à longueur d’année et ne rien proposer en échange. Je ne sais pas si un journal aura du succès, lorsque l’on rédigeait une newsletter pour une association en passant via le forum, le seul retour que l’on avait vraiment était une suite de mail de personnes qui supprimaient leur compte… Encourageant !

Je pensais donc à un journal animalier, donnant des nouvelles de nos protégés et de nos actions, répondant à un courrier des lecteurs, faisant appel à des bénévoles pour donner du contenu, rédigeant des articles de santé ou de comportement basique (et bienveillant !)…
Mon esprit donnait vie à ce projet à 100%. Rien que d’y penser, j’ai hâte de m’y mettre !

Ce n’est pas pour tout de suite, ni pour les années à venir, mais pour « après ». Je ne sais pas dans quel état sera le monde à ce moment là, si la protection animale sera toujours encouragée (une part de moi espère que oui – le monde n’aurait alors pas sombré dans les ténèbres – et une part de moi se dit que ce serait chouette qu’il n’y en ait plus besoin et que le monde soit enfin responsable ! Mais il est plus que probable que ce ne soit pas le cas d’ici à ce que notre stabilité soit faite).
En tout cas, j’ai un projet. Il y aura sûrement plus de possibilités de le mettre en œuvre quand nous le pourrons mais, en attendant, je vous le demande : ça vous intéresserait ?

Énième coup de pied aux fesses

… N’en déplaise aux militants de l’éducation bienveillante.

Breaking news :
– Déménagement : bientôt un mois que nous sommes dans notre nouvelle maison ! Nous avons rendu les clés de l’ancienne. L’état des lieux de sortie était très éprouvant, je vais jouer à l’autruche.
– Couple : nous sommes pacsées ! Le contrat a été signé à la mairie d’Aurillac. Plus qu’à le fêter !
– FLE : je continue de donner des cours, j’ai de plus en plus de monde et ça se passe plutôt bien. Mes cours s’améliorent (merci les ressources en ligne) !
– Poilus : Baz a toujours une cardiomyopathie mais il se maintient. Le reste de la troupe va plutôt bien.
– Sport : ce matin, j’ai couru deux tours de parc ! Vous pouvez m’applaudir (bon, l’application sur mon téléphone dit que ça fait juste 3,66km).
– Santé : moins de douleurs (sauf quand je me couche tard) mais plus de fatigue, prise de sang demain matin pour voir si il y a une anémie. L’idée de pilules magiques qui me rendraient la santé me séduit…
– Jardin : deux lignes d’oignons rouges, une ligne de radis, deux lignes d’oignons jaunes et des pommes de terre qui germent tout doucement.
– Baptême de bus : j’ai pris le bus d’Aurillac pour la première fois.

Lundi après-midi, prise d’une soudaine impulsion (ainsi que d’une date limite pour rendre un livre), je suis allée à la médiathèque.
Ces derniers temps, j’avais du mal à trouver des livres pouvant capter mon attention, et puis ce jour là, j’en ai trouvé quatre d’affilés (je suis ensuite partie les enregistrer de peur de me retrouver avec un peu trop de lecture en attente).

J’ai commencé le livre de Doreen Virtue (ainsi que deux autres mais ce sont des romans), celle qui a entre autres écrit le livre sur les nombres des Anges qui me redonne parfois un peu de goût à vivre et qui a fait des jeux de cartes divinatoires (que je n’ai pas testé). Bon, j’ai appris ensuite qu’elle abandonnait la spiritualité telle que je l’entends. Tant pis.
J’ai donc pris un livre qui me parle plus ou moins « je n’ai pas le temps pour changer » (ou un titre de ce genre, je n’ai pas la force de partir regarder à côté de ma baignoire – OUI PARCE QUE J’AI UNE BAIGNOIRE MAINTENANT -). Ici, ce n’est pas vraiment le temps qui me manque (du moins, j’ai bien conscience de le gaspiller à attendre que quelque chose se passe), mais plutôt l’énergie et la confiance en moi.
Et donc ce livre m’a bien fait comprendre que si je ne faisais rien, il n’allait rien se passer, même si j’espérais très fort (j’espère beaucoup).

Ce message, je le connaissais depuis longtemps, mais j’avais du mal à l’intégrer. Il ne faisait pas écho en moi, j’attendais toujours le bon moment.
Force est de me rendre compte que je vais attendre longtemps que le « bon moment » arrive, surtout si je ne fais rien. Ce n’est pas me répéter de temps en temps que je vais devenir écrivain qui va écrire le livre (enfin, ça me permet toutefois d’écrire des articles sur mon blog sur le fait que les techniques données dans les bouquins marchent pas des masses et que je suis toujours HS).
Des excuses, je peux m’en donner plein, notamment sur ma santé. À force, je me rends bien compte que je ne peux pas espérer grand chose des médecins (surtout si je ne prends pas rendez-vous), ni des médicaments (ils apportent une aide non négligeable, mais à quel prix ? Je suis toute siphonnée maintenant), ni des thérapies alternatives (du moins, tant que je ne m’y implique pas à fond j’imagine). Je peux juste compter sur moi même, et c’est pas facile.

Du coup, je me relance dans l’écriture. Ma formation en FLE est un peu mise en suspend (je profite des vacances), principalement parce que personne ne me répond, aussi parce que je n’ai pas relancé.
Je dirais bien que je m’en occupe à la rentrée mais ça sonnera comme une excuse, alors je vais dire que je me consacre à des activités qui me sont plus importantes actuellement.

Grand rebond

Boum, boum…

Premier battement de cœur, premier univers.

Boum, boum…

Renaissances. Le cœur poursuit ses battements. Les univers se font et se défont.
Des milliards de vie s’éteignent, parfois.

Boum, boum…

Tout s’éteint pour tout recommencer. Petite mort dans l’attente du prochain battement, fin de tout dans l’attente du prochain grand rebond.

Boum, boum…

Et si notre univers n’était qu’un parmi tant d’autres, coincés entre les battements d’un cœur universel ?

Boum, boum…

Et si dans notre cœur nous portions chacun un univers ?

Boum, boum…

Des milliards et des milliards d’univers, qui se font et se défont sans cesse, qui s’arrêtent et qui repartent.
Multivers, multi-ères.
Des embranchements multiples.

Boum, boum…

Où sommes nous exactement ?

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