Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Catégorie : Nouveau départ Page 1 of 2

Entraînons-nous aux pensées positives

Dans pas mal de livres sur le bonheur, il est écrit que cet état de bien-être s’obtient en partie avec l’exercice (et si vous avez un pool de gènes dans le même style que le mien, il vous faut beaucoup d’exercice, pardon, je dévie déjà des pensées positives).

Alors je vais essayer de lister des possibilités pour le futur qui me donnent le sourire (du moins, en partie, il y a aussi une angoisse du comment faire, du comment gérer, et du je-ne-vais-jamais-y-arriver) :
– avoir ma chérie avec moi (elle a eu l’académie de Clermont ! Plus qu’à attendre les résultats de l’intra et finir l’année scolaire en cours) ;
– acheter une maison (on devrait aller en visiter une pendant les vacances, dans le probable village où elle serait mutée) ;
– avoir des poules (ce qui va avec la maison) ;
– vivre avec une colonie de chats errants (stérilisés, bien entendu) ;
– voir des gens plus souvent ;
– m’investir dans une association ;
– créer des choses diverses et variées sur la base de l’up-cyclage ;
– monter des projets autour des animaux, de l’écologie, du bien-être, … J’imagine bien poser une yourte dans cette visée sur le probable terrain que l’on aura ;
– trouver une activité professionnelle stimulante (mais pas trop) ;
– écrire (le but, c’est de pouvoir spécifier « écrivaine » sur la fichàlakon de la mairie lors de notre mariage) ;
– trouver l’équilibre (dans la Force, tout ça) ;
– payer mes factures avec des sous que j’ai (j’accuse la dette énergétique là) ;
– dans le même genre, être au plus possible auto-suffisante ;
– expérimenter plein de trucs dans mon jardin et dans ma maison ;
– …

Puis il y a sûrement plein d’autres idées auxquelles je ne pense pas au moment d’écrire ici, ou alors des idées que je n’ai pas encore eue, je sais que tout risque de ne pas être réalisable mais rien qu’une partie me fera plaisir.
Je sais aussi que je monte plein de projets, qu’à partir de pas grand chose je peux partir sur un plan à long terme sans prendre en compte les contraintes et aussi que je peux presque tout laisser tomber en quelques secondes pour partir sur autre chose.

Et j’espère aussi améliorer mes compétences sociales, et arrêter de passer de tout à rien.

Horreur et désespoir, une nouvelle ère.

Le chat cantalou(p),
Arrive sans prévenir,
Disparaît tout à coup,
Laisse un tas de souvenirs.

[…]

Loin des gens qui se battent pour leur existence, loin du monde, loin de l’actualité…
Je fais face à une « réduction des effectifs félins » : Baz a du être euthanasié suite à de multiples complications s’ajoutant à sa maladie (aucun moyen de faire les examens nécessaires sans le mettre en grand danger, et puis, semblait-il qu’il en avait marre), Jiji a disparu peu de temps après – sans laisser de traces – et McGonagal a été tuée suite à un choc avec une voiture. Choc aussi pour nous, humains aussi bien que poilus.

J’ai l’impression de leur porter la poisse, ou que l’Univers me dit de poser sur le pied sur les poilus. Je ne sais pas trop.
Mon cœur me dit de ne pas les abandonner pour autant, alors je me dis « pourquoi ne pas faire une association d’aide aux associations de protection animale » ?
J’ai réfléchi à quelques trucs utiles comme des abris chauffés aux énergies renouvelables directement, ou des collectes d’aliments permettant de faire des pâtées complètes à distribuer dans les refuges. Ou… je ne sais pas encore. Je suis sûre que je peux trouver plein d’idées, juste, je souhaite que cela reste artisanal (en quelques sortes) et bénévole (dois-je rajouter des choses à mon précédent article ?). J’hésite encore sur le fait que ce soit des productions à vendre dans le but de donner les bénéfices à une association, j’ai du mal avec cette idée.
Si des personnes veulent en discuter, ont des indications juridiques à me passer, ont des idées, souhaitent participer avec leurs compétences sur tout autre chose mais dans l’idée d’aider… Ma boîte mail est ouverte : herin.marie(at)gmail.com 😉

Énième coup de pied aux fesses

… N’en déplaise aux militants de l’éducation bienveillante.

Breaking news :
– Déménagement : bientôt un mois que nous sommes dans notre nouvelle maison ! Nous avons rendu les clés de l’ancienne. L’état des lieux de sortie était très éprouvant, je vais jouer à l’autruche.
– Couple : nous sommes pacsées ! Le contrat a été signé à la mairie d’Aurillac. Plus qu’à le fêter !
– FLE : je continue de donner des cours, j’ai de plus en plus de monde et ça se passe plutôt bien. Mes cours s’améliorent (merci les ressources en ligne) !
– Poilus : Baz a toujours une cardiomyopathie mais il se maintient. Le reste de la troupe va plutôt bien.
– Sport : ce matin, j’ai couru deux tours de parc ! Vous pouvez m’applaudir (bon, l’application sur mon téléphone dit que ça fait juste 3,66km).
– Santé : moins de douleurs (sauf quand je me couche tard) mais plus de fatigue, prise de sang demain matin pour voir si il y a une anémie. L’idée de pilules magiques qui me rendraient la santé me séduit…
– Jardin : deux lignes d’oignons rouges, une ligne de radis, deux lignes d’oignons jaunes et des pommes de terre qui germent tout doucement.
– Baptême de bus : j’ai pris le bus d’Aurillac pour la première fois.

Lundi après-midi, prise d’une soudaine impulsion (ainsi que d’une date limite pour rendre un livre), je suis allée à la médiathèque.
Ces derniers temps, j’avais du mal à trouver des livres pouvant capter mon attention, et puis ce jour là, j’en ai trouvé quatre d’affilés (je suis ensuite partie les enregistrer de peur de me retrouver avec un peu trop de lecture en attente).

J’ai commencé le livre de Doreen Virtue (ainsi que deux autres mais ce sont des romans), celle qui a entre autres écrit le livre sur les nombres des Anges qui me redonne parfois un peu de goût à vivre et qui a fait des jeux de cartes divinatoires (que je n’ai pas testé). Bon, j’ai appris ensuite qu’elle abandonnait la spiritualité telle que je l’entends. Tant pis.
J’ai donc pris un livre qui me parle plus ou moins « je n’ai pas le temps pour changer » (ou un titre de ce genre, je n’ai pas la force de partir regarder à côté de ma baignoire – OUI PARCE QUE J’AI UNE BAIGNOIRE MAINTENANT -). Ici, ce n’est pas vraiment le temps qui me manque (du moins, j’ai bien conscience de le gaspiller à attendre que quelque chose se passe), mais plutôt l’énergie et la confiance en moi.
Et donc ce livre m’a bien fait comprendre que si je ne faisais rien, il n’allait rien se passer, même si j’espérais très fort (j’espère beaucoup).

Ce message, je le connaissais depuis longtemps, mais j’avais du mal à l’intégrer. Il ne faisait pas écho en moi, j’attendais toujours le bon moment.
Force est de me rendre compte que je vais attendre longtemps que le « bon moment » arrive, surtout si je ne fais rien. Ce n’est pas me répéter de temps en temps que je vais devenir écrivain qui va écrire le livre (enfin, ça me permet toutefois d’écrire des articles sur mon blog sur le fait que les techniques données dans les bouquins marchent pas des masses et que je suis toujours HS).
Des excuses, je peux m’en donner plein, notamment sur ma santé. À force, je me rends bien compte que je ne peux pas espérer grand chose des médecins (surtout si je ne prends pas rendez-vous), ni des médicaments (ils apportent une aide non négligeable, mais à quel prix ? Je suis toute siphonnée maintenant), ni des thérapies alternatives (du moins, tant que je ne m’y implique pas à fond j’imagine). Je peux juste compter sur moi même, et c’est pas facile.

Du coup, je me relance dans l’écriture. Ma formation en FLE est un peu mise en suspend (je profite des vacances), principalement parce que personne ne me répond, aussi parce que je n’ai pas relancé.
Je dirais bien que je m’en occupe à la rentrée mais ça sonnera comme une excuse, alors je vais dire que je me consacre à des activités qui me sont plus importantes actuellement.

État des lieux des poilus

Ma séparation de Dog a été – et est toujours – difficile à avaler. Pas la séparation en elle même, mais le fait de me rendre compte que je ne pouvais plus supporter de vivre avec un vieux chien et ses process déclinants, au point d’envisager l’euthanasie comme seul échappatoire pour ma propre souffrance. (Nous étions aussi dans un moment assez compliqué au niveau professionnel et personnel, ça n’a pas aidé à maintenir l’harmonie…)

Dog n’a pas été euthanasié, il a pu partir vivre là où il allait en pension lorsque je ne pouvais pas le prendre avec moi. Il retrouve goût à la vie, il s’est remis tout comme moi du point mort où était arrivé notre relation et je suis ravie de voir de temps en temps des photos de lui, de prendre de ses nouvelles… J’espère toujours trouver un moment dans mon agenda pour aller le voir, mais il faut pour cela programmer un long voyage.

J’ai envisagé l’idée de reprendre un deuxième chien mais je ne m’en sens pas capable. De toute façon ce n’est pas possible financièrement pour le moment.
Un jour. (Ou pas)

Avec l’état déclinant de Cookies, j’avais peur de me retrouver avec uniquement Baz comme chat (ça ne lui aurait pas déplu je pense mais moi si !). J’hésitais : un chaton ? Deux chatons ? Un chat adulte ? On avait craqué sur un chat diabétique en FA, mais il a trouvé une famille avant, tant mieux pour lui !
Retour sur les chatons, des amis en ont (des sauvetages bien sûr) mais je n’arrivais pas à me décider. Du coup, la Vie a décidé pour nous.

La semaine dernière, j’ai eu comme première surprise d’entendre des «miiiii ! miiiii !» derrière mon banc en rentrant de promenade. Une chatonne de 4-5 mois toute noire ! Un peu méfiante, mais ça va beaucoup mieux depuis.
Le lendemain, rebelote, dans la véranda, avec une petite chatonne de 2-3 mois tigrée et blanche !
Nous voici donc avec deux chatons, ce que nous voulions.

Sûrement une volonté de Cookies avant de partir !

À la prochaine Cookies !

Chère Cookies,

Je n’arrive pas à dormir ce soir, alors je t’écris cette première lettre. J’espère qu’elle arrivera bien là où tu es maintenant. J’espère avoir pris la bonne décision aujourd’hui en choisissant pour toi l’euthanasie. Bonne est un drôle de mot dans un cas pareil.

«Mais tu souffrais trop.»
Pour moi, ces mots ont une mauvaise résonance, mais je vais devoir faire avec.
Avec des «mais tu souffrais trop», on peut parfois prendre de mauvaises décisions, j’espère que ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Et espérer d’avoir mis fin à des souffrances en choisissant l’euthanasie me paraît tout autant étrange à bien y réfléchir. Presque un aveu de ne pouvoir supporter d’avantage, «qu’on en finisse».

Je ne sais pas.

Je vais arrêter d’explorer cette piste qui ne m’apportera que souffrance faute de savoir.

Je vais me contenter d’accepter ta mort, d’accepter d’avoir pris cette décision.

Et puis de t’aimer, encore et toujours.

Je ne regrette pas le jour où on est venu te chercher à la fourrière sans trop savoir à quoi on s’attendait. Ni même d’avoir réussi à négocier avec tes anciens gardiens de te garder car tu nécessitais des soins.
Des soins, tu en as eu pas mal quand même, j’espère qu’on ne t’a pas trop embêtée !

Plusieurs opérations pour tes dents, on a vérifié ce soir, il ne te restait plus qu’un croc, au revoir les quenottes ! On est persuadée de récupérer ce croc au milieu de tes cendres, vu comment il a tenu, il résistera bien à l’incinération !
Puis ta bronchite chronique pour laquelle tu acceptais que l’on te fasse des inhalations avec ce drôle de masque. Enfin, tu acceptais ça pour le yaourt que tu avais ensuite ! Du yaourt à la vanille. J’espère que maintenant tu peux en manger sans avoir de nausées.
Après, ton hyperthyroïdie… Au début de ton traitement, tu faisais de l’hypothermie, heureusement qu’il y avait le poêle ! On te réservait une place spécialement devant. J’espère qu’il y a des poêles là haut, avec de bons coussins qui t’attendent.
On a cru te perdre quelques mois plus tard, un vilain virus de passage et une fièvre qui ne voulait pas tomber. Et tu es rentrée à la maison avec de l’interféron. C’était juste un mauvais moment à passer.
Tu as été tranquille une grosse année ensuite, bon, il y avait ton hyperthyroïdie mais tu avais juste un cachet à prendre par jour.
En juin dernier, avec tous nos déplacements, tu as montré les signes d’un pincement intervertébral. On a pallié aux douleurs, tout roulait pour toi.
Enfin, c’est ce que l’on croyait : tu ne mangeais plus que très peu. Prise dans mes tourments, je ne l’ai vu que lorsque la véto t’a mise sur la balance. S’en suit de longues tentatives pour te faire manger, le poulet a eu du succès. J’espère que tu peux à nouveau te régaler maintenant.

Dégradation, échographie, lymphome ?

Un mois plus tard, nous sommes aujourd’hui. Le lymphome n’a pas été totalement diagnostiqué, mais les douleurs sont réelles.
Dit comme ça, on dirait que ta vie est un dossier médical. Quelle idée de prendre en charge un chat de 15 ans ! Enfin, tu seras arrivée à presque 20 du coup.

Il n’y a pas eu que des visites dans diverses cliniques avec nous, il y a aussi eu plusieurs déménagements.
Nord, Pas-de-Calais, retour dans le Nord, Cantal. Et puis cet été, des voyages : tu as pu voir les Pyrénées entre autres !
Tu avais pris le pli dans la voiture, plus de cage et même plus de harnais – de toute façon tu arrivais à le retirer – tranquille dans un coin à l’arrière ou devant sous les pieds de la passagère. Bon, tu miaulais encore au début ou quand ça tournait trop, mais c’était vraiment pour la forme.

Tu as vu pas mal de chats aussi, et tu n’étais pas avare quand il s’agissait de donner des baffes ! Mais ça s’arrêtait là. Tu as aussi vu les chiens s’intégrer dans la maison, petit à petit, mais tu étais là avant !
Et la semaine dernière, deux chatonnes sont arrivées, à un jour d’intervalle. Ce n’était pas voulu de notre part, elles sont arrivées d’elle même. Peut-être que c’était toi qui les avait fait venir ? Je ne voulais pas me retrouver avec un seul chat, et je n’arrivais pas à me décider à adopter.
Une Cookies, ça vaut bien au moins deux chatons, non ? Pas qu’un seul !

Ce soir, on a mangé à la pizzeria. Pas de bouteille de vin pour une fois, je ne supporte plus vraiment et j’avais déjà une migraine. Juste une glace en dessert : «cookie dough». Faute de Cookies’ paw.

Le prochain épisode, c’est ton incinération. On va aller faire un tour en Corrèze pour te voir une dernière fois et récupérer tes cendres.
Plus qu’à prendre le rendez-vous.

En tout cas, sache que l’on te fait plein de papouilles (et plein de bisous même si tu n’aimes pas trop, mais nous on aime !) et que l’on pense très fort à toi.

La maison semblait vide sans toi. Pas de Cookies pour venir me faire un câlin dans le lit. Peut-être pour ça que je n’arrive pas à m’endormir.

Je vais finir ma tisane et remonter me coucher. Peut-être qu’en pensant très fort à toi je te sentirais sur ma poitrine en train de ronronner ?

On t’aime Cookies, amuses toi bien avec Pistache, Post-It-, Chipette et tous les autres.

Cookies observe les Pyrénées

Texte écrit lundi soir, faute de box en fonctionnement, je ne peux le publier qu’aujourd’hui. Désolée de ne pas avoir pu donner de nouvelles après l’euthanasie, mais – en dehors d’avoir une réunion pour la chorale – je n’avais déjà plus d’accès Internet. J’arrive à passer par le téléphone de Wane en ce moment (quand elle est là).

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