Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

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Le mot du jour

Ailurophile, donc, de Wiktionary.

Je suis ailurophile. À varier entre ailurophobe (bouuuuuuh) et autres joyeusetés du néologisme.

Partir, et ne pas revenir tout de suite

Une fois qu’on a attribué une destination à la marche, rien de plus désagréable que ce moyen de locomotion. Alors qu’une flânerie sans but se révèle un plaisir, tout déplacement paraît interminable.

Eric Emmanuel schmidt – la rêveuse d’ostende

Partir ne m’a jamais vraiment posé de problèmes, mis à part l’angoisse d’oublier quelque chose, ou de ne pas avoir prévu tout ce qu’il aurait fallu.
Non, le plus dur, ce fut et c’est toujours de ne pas rentrer aussitôt chez moi.

Partir un jour sans retour
Effacer notre amour
Sans se retourner ne pas regretter
Garder les instants qu’on a volés
Partir un jour sans bagages
Oublier ton image
Sans se retourner ne pas regretter
Penser à demain, recommencer

2be3

(Pardon).

Il est possible que j’en attende trop d’un voyage/des amis/de la famille/du climat/de la configuration des étoiles. Je n’arrive pas vraiment à réfléchir sur ce thème car tout est sous une grosse couche de poussière qui me hurle

ÇAVAPATURENTRTOUDSUITE!!§!

La couche de poussière

Du moins, si la poussière pouvait hurler, je crois que c’est ce que me dirait cette poussière là (une poussière de cerveau liée aux déchets intensif produits par mon amygdale et mon hypothalamus façon « ALERTE GÉNÉRALE »).

Je crois qu’il existe d’ailleurs une grosse blague dans ma famille qui consiste à parier au bout de combien de jours je repars au fond de mon trou. Cantal et Comté, même combat.

Partir à l’aventure, c’est parfois un peu dangereux.
Et bien sûr, j’avais oublié mes pansements narvals (et non narvaux, navré)

Narwhals, Narwhals, swimming in the ocean !

Causing a commotion because they are so awesome !

Narwhals narwhals – https://youtu.be/ykwqXuMPsoc

Et donc, après un long périple d’à peu près sept heures pour aller chez mes grand-parents maternels en passant par le plateau des Millevaches (j’ai un peu regretté mon choix du Cantal d’ailleurs, mais le Cantal, c’est vide un peu partout dit-elle pour se consoler).

Nous sommes passés par un lac trop chanmé (un truc dans le genre) (nous = Anouk, Hobbes et moi), j’ai récupéré un PC fixe dans une petite association du plateau des Millevaches et puis j’ai filé droit jusque chez mes grand-parents sous le regard assassin d’Anouk et de Hobbes qui en avait un peu marre.

Une fois arrivée, supporter la présence des autres. Ça ne remet pas en question l’amour pour eux mais plutôt l’amour que l’on porte soi même à son cerveau (c’est plutôt une guerre froide entre lui et moi, parfois, ça va, on ne se pose pas trop de questions, et d’un coup, on ne sait pas trop qui veut entre le cerveau ou le reste, mais on a bien envie de finir dans le décor façon bombe nucléaire).
Bref, ce n’est pas évident, et ce n’est pas toujours très bien compris (surtout que c’est assez compliqué d’expliquer quelque chose que l’on ne comprend pas vraiment soi même).

Week-end famille entre couture, lavage de voiture (m’enfin, maintenant, ça sent le condensé de Nounouk !) et divers trucs (et des balades).

Il en résulte que ma machine à coudre ne veut toujours pas coudre. LE DRAME.
Mais cette fois-ci, je suis restée jusqu’à la fin de la deadline, un miracle vu mes dernières performances.

Hop, Culan, coché !

Puis, début avril, week-end de mariage ! Avec un moral dans les chaussettes – je suis en train de mettre en place un thymo-régulateur (je peux ajouter la bipolarité sur la liste de mes potentielles pathologies), et bon, si ça fait effet, ça ne doit pas le faire tout de suite ê_e – j’avais plutôt envie de leur demander si ils voulaient vraiment se marier ce week-end là, ma logique m’a quand même dit qu’il devait y avoir pas mal d’invités – ayant déjà pris leurs congés, leurs billets, etc. – et que le gîte était déjà loué. J’aurais bien pu tenter le « j’ai des chatons complètement terrorisés dans une chambre qui ont besoin de moi » (à vrai dire, je crois qu’à ce stade, ils seraient ravis qu’on leur foute la paix), mais non, quand même, un peu de courage.

Après pas mal de route, loin de la tranquillité du Cantal et une fois Anouk déposée à la pension, j’avais une forte envie de reprendre Anouk à la pension, retourner vers la tranquillité du Cantal et refaire pas mal de route (et puis reprendre cet auto-stoppeur qui m’a changé les idées pendant une heure).
Mais non, courageuse, j’y suis allée (après une pause et un anxio).

Mariage dans un gîte avec des trucs un peu bizarre, à se demander si il n’y a pas un scénario de Murder à jouer sur demande. À côté de ça, mariage très classique, et très stressant pour moi ce qui a fini par des douleurs et une fatigue très importantes. Joie.

Mais je n’espère que du bonheur aux mariés et je m’excuse d’être toujours une invité exécrable (si, ‘faut se l’avouer). Et une amie exécrable pour beaucoup (quand on commence à s’auto-flageller, autant continuer).

Dimanche après-midi, on découvre que la gare où je dois déposer trois personnes est bloquée à la circulation pour cause de carnaval. Et on n’était pas super en avance, tant qu’à faire.
Des aux revoir en vitesse (même avec ma chérie ._.), et puis je repars chercher Anouk en étant complètement crevée. Elle aussi, tant mieux, personne ne tombera sous les effusions de joie.

Des terres, nous passons à la côte (côte côdek).

Et un problème d’envergure : Anouk n’aime plus DU TOUT sortir en centre-ville au milieu des voitures pour faire ses besoins. Plus qu’à gruger avec la laisse, l’entraîner dans le mouvement (de sortir, rentrer se fait tout seul) et en croisant les doigts (évitez de croiser les pieds à ce moment là), ça passe.

Mardi matin, je repars dans un peu plus de 48h. Aujourd’hui, je dois rencontrer une connaissance du forum d’éducation canine, avec son chien bien entendu. Balade entre forêt et dunes.
Mercredi, nous devons aller à Noirmoutier (parce que c’est accessible sans prendre le bateau, je crois que si je fais monter Anouk sur un bateau en ce moment, elle ne répond plus de rien).

Vendredi, on continue de se balader : direction l’Aubrac pour quelques jours ! Hobbes sera cette fois-ci du voyage (mais les chatons resteront à la maison, sinon, eux aussi ne répondent plus de rien – pour autant qu’ils aient répondu à quelque chose autre que l’appel du ventre avant – 😀 ).

Peut-être qu’il y aura une suite à ce journal de voyage, peut-être que non. Ou peut-être que ça reprendra une autre fois pour un voyage tout autre ! Les joies de l’alternance entre inspiration et page blanche.

Bonne année !

Une bonne année ? Vous avez dit une bonne année ? Où ça ?

Pour Anouk, bonne année doit être synonyme de gamelle heureuse. Je ne sais pas si le régime haricots vert après les fêtes entre dans la catégorie « gamelle heureuse ».

Pour l’année 2018, je ne vous souhaite que le meilleur et d’éviter le pire autant que possible, mais si il arrive quand même, d’en retirer ce qu’il y a à prendre pour avancer vers votre bonheur.
(Super la phrase tarabiscotée pour commencer)

De mon côté, j’ai commencé le Miracle Morning, et j’ai repris la lecture (la médiathèque m’aime bien). Je commence à faire des catégories dans les livres de développement personne que je lis. Il y a les américains – dont fait partie le miracle morning – qui se révèlent assez auto-centrés (je passerai outre les « il m’a révélé que j’étais spécial(e) » et se concentrent sur le succès, et les autres, qui se concentrent sur le bonheur.
On voit une nette différence entre deux côtés du monde.

Bref, avec tout ça, j’ai encore du mal à saisir la façon dont je dois réussir ma vie. Mais je tente le Miracle Morning, de toute façon je me réveille toute seule, alors autant méditer, faire du sport, lire et écrire ! Ça ne pourra pas me faire du mal.

Autre sujet, ma prise de sang – outre le Lyme négatif – a montré une protéine C trop haute. Signe d’un cancer pour Doctissimo, mais aussi signe d’inflammations. Ce qui correspond au fait que j’ai bobo pour tout et n’importe quoi.
Plus qu’à retourner voir Dr Humain, discuter avec lui des résultats et réfléchir à si je dois faire quelque chose (m’enfin, je pense que ça servira juste à partir faire un diagnostic, ou au moins à lui faire comprendre que non je ne mens pas quand je dis que j’ai mal).

Le Dr Cerveau lui a voulu me donner un médicament pour me tuer. J’ai vu les effets secondaires et mon corps a tout de suite dit « non, je ne prends pas ça ». Reste plus qu’à lui dire (bon, je vais d’abord passer par l’infirmière, qui est plus sympa).

Pas grand chose de nouveaux, on est allés dans le Nord tous les 6, tout le monde a été adorable sur la route – même si ça prend 12h -, tout le monde a été ador… ah non, pas McGo. McGo a fait plein de bêtises, mais on l’aime quand même vu que la vilaine sait se montrer adorable pour se faire pardonner. On a failli abandonner Jiji vu que môdame s’est cachée en nous voyant repartir (elle est douée pour se planquer).
Puis on est rentrés dans le Cantal, et depuis il pleut.
Hier soir il y avait deux chats dans les cabanàchats de la cave (de toute façon il n’y en a pas plus) et le petit tigré et blanc est venu me chercher pour que je remettre des croquettes (j’ai cru entendre un « dépêche toi feignasse, j’ai faim »). J’ai eu le droit à des câlins de maman McGo.
Il va bientôt falloir que je fasse un appel au don pour les stérilisations (déductible à 66% des impôts) et que je contacte la clinique pour avoir un accord avec l’asso qui couvre les stérilisations juridiquement (et qui permet d’avoir la déduction fiscale).
Sachant que y a au moins trois chats dont au moins deux femelles.
Gloups.

Les trois gardiens des pâtures

Nous avions déjà croisé plusieurs fois ces gardiens.
Toujours un bonjour, chacun sa vit.

Je me suis décidée à faire des photos aujourd’hui pour vous partager leur tête. Ça grogne, ça grogne, je le vois bien, la manipulation des photos n’a pas été simple et le texte peine à passer facilement sous mes doigts (mais pour cela, ma santé n’y est pas complètement étrangère !).

S’annonce en premier

Le deuxième arbre, plus majestueux

La base du 3ème arbre

Le visage encadrant le chemin

Sous les raines du 3ème arbre…

Promenade sous les gardiens des pâtures, ils doivent voir défiler des vaches et d’autres animaux moins domestiqués (quid des chats sauvages ?). Les discussions doivent être intéressantes.
L’emplacement va à la rencontre des agriculteurs et des rares promeneurs (mais Anouk et moi ne sommes pas les seules).

Défense du lieu.

Je ne pense pas qu’ils aient vraiment appréciés mes photos mais je voulais vous les présenter, ils ont l’air fort sympathique. Du coin.

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