Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Catégorie : journal Page 2 of 7

Horreur et désespoir, une nouvelle ère.

Le chat cantalou(p),
Arrive sans prévenir,
Disparaît tout à coup,
Laisse un tas de souvenirs.

[…]

Loin des gens qui se battent pour leur existence, loin du monde, loin de l’actualité…
Je fais face à une « réduction des effectifs félins » : Baz a du être euthanasié suite à de multiples complications s’ajoutant à sa maladie (aucun moyen de faire les examens nécessaires sans le mettre en grand danger, et puis, semblait-il qu’il en avait marre), Jiji a disparu peu de temps après – sans laisser de traces – et McGonagal a été tuée suite à un choc avec une voiture. Choc aussi pour nous, humains aussi bien que poilus.

J’ai l’impression de leur porter la poisse, ou que l’Univers me dit de poser sur le pied sur les poilus. Je ne sais pas trop.
Mon cœur me dit de ne pas les abandonner pour autant, alors je me dis « pourquoi ne pas faire une association d’aide aux associations de protection animale » ?
J’ai réfléchi à quelques trucs utiles comme des abris chauffés aux énergies renouvelables directement, ou des collectes d’aliments permettant de faire des pâtées complètes à distribuer dans les refuges. Ou… je ne sais pas encore. Je suis sûre que je peux trouver plein d’idées, juste, je souhaite que cela reste artisanal (en quelques sortes) et bénévole (dois-je rajouter des choses à mon précédent article ?). J’hésite encore sur le fait que ce soit des productions à vendre dans le but de donner les bénéfices à une association, j’ai du mal avec cette idée.
Si des personnes veulent en discuter, ont des indications juridiques à me passer, ont des idées, souhaitent participer avec leurs compétences sur tout autre chose mais dans l’idée d’aider… Ma boîte mail est ouverte : herin.marie(at)gmail.com 😉

Nouvelles médicales

Je viens de relire mon article de novembre, ça semblait être la grosse catastrophe donc je me suis dite qu’il faudrait peut-être que je donne des nouvelles.

J’ai passé presque deux mois chez mes parents dans le Nord, j’ai juste atterri une fois aux Urgences pour une angine avec de fortes poussées de fièvre (et des douleurs beaucoup plus importantes). Ils n’ont pas beaucoup aidé au final.
Le médecin familial a pu me prescrire un nouveau traitement qui a bien diminué les douleurs. On sait donc que les douleurs sont neuropathiques. J’ai passé des examens qui ne montrent pas grand chose, et j’ai une ordonnance pour voir une gastro-entérologue. J’ai rendez-vous la semaine prochaine.

Dans les bons mots de mon ex-médecin traitant du Cantal, lors de la dernière consultation, il m’a demandé où en était ma recherche de travail.
Je n’ai pas osé lui répondre que je suis maintenant désinscrite de Pôle Emploi, parce que si je mets trois jours à trouver l’énergie pour aller faire les courses (et finir par rentrer en pleur chez moi), je ne suis pas sûre de pouvoir aller travailler.
Du coup, le lendemain, je me suis réveillée avec une migraine carabinée assez forte pour me faire vomir dès que je me levais. J’ai essayé de prendre des médicaments, c’est ressorti dans le même état. J’ai trouvé ensuite la technique pour prendre du Lyoc (les prendre après avoir vomi et être retournée dans mon lit) mais ça n’a pas eu grand effet.
Finalement, une ambulance est venue me chercher pour m’emmener aux Urgences. Ils étaient plutôt sympa, quand je leur ai dit que le Paracétamol ne fonctionnait pas sur mes migraines, ils ont essayé autre chose au lieu de me sortir le classique « mais si, vous verrez, en intra-veineux ça ira ! ».
Je suis ressortie avec une ordonnance pour une IRM.

Deux semaines plus tard, je fais donc mon IRM (après avoir passé une semaine en Haute-Savoie avec deux super copines et leurs huit chiens, c’était fun !), je craignais pour le produit de contraste mais l’infirmier était top et j’ai failli m’endormir dans la machine.
Je peux recommencer quand vous voulez !

Quelques jours plus tard, je récupère le compte-rendu, pas de tumeurs ! Mais deux points à explorer :
– un cervelet qui est affaissé, pas assez pour être classé dans une malformation de Chiari type 1 mais en regardant les symptômes, je m’y retrouve pas mal…
– une inflammation des mastoïdes, bon, là, je suis un peu vénère parce que pas mal de médecin ont vu qu’il y avait un soucis, on m’a sorti le nom de mastoïde mais en ne faisant rien (alors que ça me cause régulièrement des douleurs ORL). Internet me dit que ça se résout par des injections d’anti-bio mais que si c’est présent depuis longtemps, il faut passer par une chirurgie… Ça doit peut-être faire 10 ans que j’ai eu les premiers symptômes je crois ?
Bref, il faut que je demande une ordonnance pour aller voir un ORL.

Sinon, il y a des jours où ça va, des jours où ça ne va pas. Quand ça va, je pars me balader avec Anouk. J’ai abandonné le reste de mes activités, je poursuis ma recherche de diagnostic cependant.

« C’est peut-être la ville qui ne vous supporte pas. »

Envie de citer mon médecin pour le titre de cet article, envie de commencer sur des aberrations.
Le même médecin qui m’annonce – comme ça – que mes douleurs sont listées dans les effets secondaires de mes neuroleptiques, après m’avoir demandé si je prenais bien mon traitement, et avant de me dire que, du coup, ça ne valait pas la peine de faire des examens approfondis.

Moi ? En colère ?
J’aurais du prendre une photo de l’infirmière du CMP qui me rend visite quand je lui ai raconté ma dernière consultation, ça aurait très bien illustré.

Handicapophobie. Psychophobie.
Personne n’en parle et pourtant c’est bien présent.

« Ça ne se voit pas sur ton visage » mais pourtant, on s’en rend bien compte quand on me demande dans les présentations le métier que j’exerce. Je n’ose pas souvent dire que je souffre de troubles psy, je me contente d’évoquer l’hypothèse de la fibromyalgie.
Je ne sais pas comment me sortir de tout ça. J’essaie de donner un sens à mon quotidien en faisant du bénévolat mais… Je m’étais bien rendu compte que la protection animale, ça se justifiait moyen auprès du commun. Alors je me suis intéressée à l’humain : cours de français langue étrangère et soutien scolaire.
« Vous êtes payée ? »
Rire moqueur à la réponse, négative.

C’est lassant.
J’en ai parfois marre de la vieille génération (bon, j’en aurais sûrement marre de la nouvelle également si je la côtoyais plus souvent j’imagine).
J’ai juste envie que l’on me laisse tranquille : une dépression à 15 ans suivie d’une déclaration de schizotypie, puis la sorte de fibromyalgie à 25, ça me suffit. Sans compter les expériences traumatisantes dans le monde du travail.
Pas besoin d’en rajouter.

« Mais oui mais ça ne se voit pas ! »

Alors… Chut ?


Je suis toujours pleine de colère, quand ce n’est pas le stress, c’est la colère. J’aimerais juste être zen ou simplement reposée.
Ma vie semble une flagellation quotidienne « ta maison est sale », « pourquoi t’as pas lu aujourd’hui », « t’es nulle », « faudrait peut-être que tu trouves un boulot », « comment tu ferais sans tes parents pour payer tes factures », « tu t’occupes mal des poilus », « t’as pas fait grand chose aujourd’hui », « tu dis que tu veux écrire mais tu n’as rien d’intéressant à dire », « arrête d’utiliser le je », …


Il paraît qu’il suffit de traverser la rue ! …

Ça commence aussi par C, entre autres

Breaking news :

  • j’ai renouvelé mon hébergement chez OVH, alors je me suis dit qu’il fallait peut-être écrire un article histoire de rentabiliser ;
  • BAZ EST TOUJOURS EN VIE (oui, vous avez eu peur) : il pète la forme. Il est avec nous dans le Puy-de-Dôme et aime bien faire des câlins la nuit. On lui a acheté de la super pâtée et il a l’air d’aimer. Il a le droit à une séance d’ostéopathie au retour de vacances, parce qu’il a l’air cassé de partout mon doudou ;
  • bientôt le festival de théâtre de rue à Aurillac : on a deux chambres de disponibles si des personnes veulent venir ;
  • fait chaud.

 


J’ai eu un instant de répit en juillet, mais là, je dois bien l’avouer, mon questionnement sur mon avenir professionnel revient. La question me retourne le cerveau, et je grmblf sur ces conseillers qui font passer toutes sortes de test pour au final n’apporter aucune réponse.

« C’est quoi ton champs de compétence ? »
Euh…
« Tu finiras bien par trouver. »
Ben…
« T’es pas obligée tu sais. »
Mais…

Des idées, je crois que j’en ai plein, c’est au moment d’envisager de les tester que vient la peur de chuter. Enfin, là, on ne parle plus de peur, je coule le bateau à la hache avant même d’avoir quitté le port. Je ne sais même pas si on a déjà mis le bateau à l’eau. Je crois que je n’ai même pas commencé la fabrication du bateau.
Je vous ai dit que j’étais terrorisée ?

N’ayant pas grand chose à perdre, je me dis que c’est peut-être le moment de créer. Alors je m’imagine tenant un salon de thé options jeux et poilus.
L’idée nécessite juste d’être stable et de trouver le combo fond de commerce + maison + jardin en achat, bien situé, rien que ça. Ça peut peut-être fonctionner comme « signe du destin », si les conditions se réalisent, ça veut dire que je dois me lancer.
Cette idée me paraît plus tangible que de devenir écrivaine (bon, je le garde dans un coin de mon esprit, mais je me sens toujours trop nulle pour ça). Ou guide de montagne.

Ça commence par C

Wane a eu son CAPES !
Nous étions ravies mercredi dernier, à l’annonce des résultats. Plus qu’à attendre les affectations.
Vendredi soir, elles sont tombées.
Créteil.

Créteil, c’est quand même un peu loin du Cantal. Un peu trop loin même. Bon, y a pire en terme de distance, mais ça fait quand même loin (l’ai-je assez dit ?).
Panique à bord.

Un weekend plus tard (où l’on avait des amis à la maison, on n’a pas été de supers hôtes), on reprend nos esprits. Je reste à Aurillac, je garde la maison, Wane va faire son année à Créteil, et on croise les doigts l’année suivante pour avoir un max de points de mutation.
On tente quand même un recours au ministère, histoire de.


Vient la question de que faire à la rentrée ?
Je suis face à deux extrêmes :
– « me retrouver dans le silence et la contemplation », devenir une sage quoi. Paraît que pour ça, il faut choisir de bonnes lectures, mais pas trop lire (ai-je faux avec mon défi 50 livres sur l’année ? Il me paraît risible ce défi). J’y crois moyen, je culpabilise d’avance de ne rien faire. Et en même temps, je sais très bien que si je remplis mes journées de choses en tout genre, je ne m’en sentirais pas meilleure. Au final, l’idée ne paraît pas trop bête à travailler.
– « vivre chaque jour comme le dernier jour de ma vie ». Bon, en fait, ça me paraît bête, si c’était vraiment mon dernier jour, je passerais ma journée à angoisser au fond de mon lit, j’en suis sûre. Du coup, il y a pas mal de journées que je vis comme mes derniers instants. J’imagine que cela signifie qu’il faut remplir ses journées à fond, commencer un Miracle Morning, être méga productif au travail, avoir des idées géniales, rencontrer des gens géniaux, et tout ceci juste en le voulant. Je reste tout autant dubitative.

On en discutait avec ma psychologue ce matin : « tout est affaire de nuances » mais paraît que les gens aiment bien se mettre dans les extrêmes. Je n’en suis pas aussi sûre, les gens aspirent aux extrêmes, mais vivent cependant les nuances, c’est juste qu’on a tendance à les super-héroïser et les envier parce que ça paraît beaucoup plus simple vu de l’extérieur.
Bref, à moi de poursuivre ma quête des nuances parce que, ces derniers jours, je me sens nulle de chez nulle. Je ne sais pas trop pourquoi.


Breaking news (ouais, je les ai mises en dernier pour une fois) :
– BAZ EST TOUJOURS EN VIE (bon, en fait, quand ce ne sera plus le cas, y aura sûrement un article pour rappeler quel chat génial c’était, mais là, je peux juste dire que c’est un chat génial).
– Amis : j’ai vu mon filleul ce weekend ! Même si on était au fond du trou Wane et moi, c’est cool de voir mon filleul (qui a bien grandi) et mes amis. À refaire à un moment où mon monde ne s’écroule pas en revenant des courses.
– Potager : j’ai des patates (tant mieux parce que j’ai plus d’argent), des tomates en cours de mûrissement, des courgettes qui poussent (on en a mangé une géante façon pizza), les salades grandissent et les oignons se font manger. Il faut que je me décide à récolter les graines de coriandre. Par contre, les plants de potirons ont un peu beaucoup foiré de ma faute.
– Vacances : mes parents arrivent dans moins d’une semaine, puis on ira dans les Pyrénées, puis ensuite dans le Puy-de-Dôme chez la famille de Wane. J’espère faire des randos !
– Traitement : je teste l’huile de CBD. C’est pas bon et ça donne une haleine bizarre. J’attends de voir des effets positifs (j’ai reçu le flacon hier).

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén