Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Catégorie : journal (Page 1 sur 4)

Les gens productif ne sont jamais en hiver.

Instant break news :
– Hobbes a du passer 24h à la clinique sous perfusion pour cause de fièvre, déshydratation, anorexie et soucis hépatique. Il est rentré samedi soir sans que l’on sache vraiment ce qu’il a, mais il a la forme et a repris du poids depuis. On continue donc le traitement !
– Baz n’était pas bien (apathie et anorexie), on a bataillé pour faire une prise de sang et il en ressort un cœur qui bat trop vite et une circulation sanguine qui ne se fait pas assez bien. On commence un traitement et contrôle en début de semaine prochaine. Il mange mieux depuis que je le traite pour une trachéite (en plus de son cœur).
– Il y a de la neige en quantité ! Ça ne déplaît pas aux chats (mais par contre, quand ils rentrent, ça ronfle !).
– J’ai mal partout et je me suis décidée à voir un autre ostéopathe. J’espère pouvoir voir également une réflexologue (mais pas remboursé par ma mutuelle 🙁 ). J’ai aussi repris rendez-vous chez le médecin pour continuer mais « ça va pas, faites quelque chose », sur un malentendu, ça peut peut-être marcher !
– Wane est en arrêt jusqu’à la fin de la semaine, on va profiter des deux semaines de vacances qui arrivent juste après. Si vous pouvez croiser les doigts pour que la rentrée se passe bien !
– Miss Teigne part chez ses adoptants la semaine prochaine ! Elle va nous manquer. On espère que tout se passera bien.
– Je donne mon premier cours de FLE demain, gloups.

 

La productivité, je connais, du moins, théoriquement. J’ai lu pas mal de livres dessus. Je sais ranger ma maison pour que tout soit plus claire dans ma tête et que mon environnement me laisse respirer, je sais comment ne plus procrastiner (on a bien dit théoriquement, je vous rassure), j’applique le Miracle Morning depuis le début de l’année au point où mon corps se réveille tout seul (et m’inflige cauchemars et migraines si jamais je ne me lève pas), je tiens mon Bullet Journal à jour avec des tonnes de liste…
Bref, j’essaye.

Et puis, il y a des moments où ça ne va plus. Ton corps te réveille à 5h30 et tu finis par te lever une heure plus tard, alerte, jusqu’à ce que tu te rendormes en pleine méditation. Tu notes consciencieusement tes listes de « choses à faire » et subsistent les points ou le vide. Pas de croix qui indiquent que tout a bien été réalisé.
Pas tellement de sensation de procrastination, on pourrait dire ouf, mais non, c’est juste que tu ne sais plus trop quand a commencé ta journée et quand elle s’est finie. Ni ce que tu as à faire.

L’épuisement est revenu avec la vague de froid. Décompensation : Wane va mal depuis plus de trois semaines, trois semaines à ignorer la fatigue. Je me sentais pousser des ailes, j’ai fait des choses que je ne pensais ne plus savoir faire, puis j’ai trop approché le soleil.
Pas grave, j’apprends à nager !

Le soleil est reparti après son bref passage, cinq gouttes de vitamine D au matin, avec le magnésium et la vitamine C. À optimiser.
Ça ne va pas, j’ai en tête tous ces livres, j’entends dans ma tête que je suis dans la spirale descendante. Comme toujours, c’est à moi de faire l’effort pour remonter.
Pourrais-je me sortir des 95% de la population comme le demande le Miracle Morning ? Pas en ce moment où je prie mon corps de me laisser dormir !
Culpabilisation, le revers des livres de développement personnel. Quand on est dans la spirale ascendante, tout va bien, quand on rechute… On ne doit plus compter que sur soi même au moment même où on se fait défaut.

J’avoue ne pas avoir idée d’un titre ce soir.

Break news venues du Cantal :
– Miss Teigne, la maman de McGonagall, a été stérilisée et identifiée, elle sera vaccinée demain avec le retrait des fils. Elle attend sa famille pour la vie.
– Hobbes a été castré vendredi, il passe de temps en temps à la maison, on espère qu’il deviendra plus casanier dans les semaines à venir afin d’envisager de le mettre à l’adoption.
– Wane est en arrêt depuis deux semaines, j’en parlerai plus loin.
– Après des semaines de pluie, le soleil repointe le bout de son nez et on a pu voir des potes canins ! Pas de photos pour illustrer, mon appareil photo est resté sagement là où je l’avais laissé pour essayer de ne pas l’oublier (loupé).
– Le bar à croquettes et le capsule hôtel pour chats installés à la cave font fureur chez les matous du village. Si quelqu’un a pitié de moi, qu’il m’envoie une cage-piège !
– J’ai reçu un nouveau joujou : un balais aspirateur/vapeur. Mon sol n’a jamais été aussi doux.
– On a toutes les deux un rhume. À force de fréquenter les salles d’attente, j’ai choppé un microbe de passage, et Wane, à force de m’embrasser, a récupéré ce microbe. Bonne nouvelle, si jamais il s’agit d’un virus mortel, on vient de gagner une partie du jeu de plateau Pandémie donc on devrait pouvoir gérer.

Depuis quelques jours, le soleil est revenu. Pourtant, c’est toujours aussi difficile de se motiver pour sortir. Les matins sont plus compliqués qu’en début d’année, fumble ce matin en me levant à 7h30 pour me rendormir juste après ma méditation. Le soleil avait bien avancé dans sa course quand je me suis réveillée.
Entre le rhume, les migraines, Wane à surveiller, je suis crevée.

Pourtant, aujourd’hui, j’avais organisé une balade canine. J’ai été tenté de dire « je viens pas, amusez vous sans moi ! » mais ça n’aurait pas été super sympa. Et puis on a besoin de se promener Nouk et moi (vous ai-je dit qu’on tente à nouveau un régime ?).
Finalement, je ne le regrette pas, et je suis repartie avec la sensation que j’avais passé un bon moment et que ce serait cool de refaire ça bien vite.

Drôle de sensation quand on est dépressive. On se sentirait presque normale, comme si le soleil paraissait plus brillant d’un coup (et qu’il n’en profitait pas pour vous éblouir lorsque vous roulez).
C’est un sujet qui revient souvent avec Wane, sur le ton de la rigolade, toutes ces paroles classiques du « mets toi un coup de pieds aux fesses et ça ira mieux », « enfile tes chaussures de sport et va prendre l’air, pas besoin de médications ! » et autres.
On aurait presque envie que ce soit vrai. Pourtant, une fois qu’on a réussi à mobiliser l’énergie pour se rendre à notre activité, qu’on y passe un bon moment (ne parlons pas du cas critique où on ne passe pas un bon moment), que l’on rentre le sourire aux lèvres, on sent bien quelques heures plus tard que l’on a à nouveau envie de se cacher sous sa couette et ne plus jamais sortir.

Wane ne devait pas trop comprendre mes soucis avant.
Puis son anxiété est apparue, elle la décrit dans son article : Anxiété.
Et depuis, elle me demande souvent comment j’arrive à vivre avec ça. Et moi, je me demande comment est la vie sans ça. Je ne distingue plus vraiment la frontière entre normal et maladif. Quand Wane me décrit ses symptômes, pour moi c’est presque normal. Je les redécouvre en partie, je me rends compte que normalement ils ne sont pas là, pas chez tout le monde. C’est… bizarre.

Avec le développement personnel, je peux formuler une idée positive de la crise que nous traversons en ce moment : Wane aura une idée de ce que je vis, ce ne seront plus que des mots, et moi je me rends compte que la vie sans dépression est bien différente.
Je peux aussi me dire que je dois profiter de mes journées sans migraine, le médecin m’a demandé de noter les jours où j’en ai, et le ratio avec/sans est en ma grosse défaveur. Je vais donc profiter des moments où je n’ai pas mal… Enfin, je vais essayer.

Sous la pluie

Un type voulait faire une balade, il regarde donc la météo. La météo lui dit « il fait beau », alors le type il se dit « chouette ! » et il part en balade.
Et effectivement, il a fait beau.
#MercrediFiction

Après plusieurs jours dans le noir mental le plus complet, j’ai profité d’une accalmie pour avancer dans mes cadeaux de Noël (tant mieux, le 24, c’est dimanche) et pour promener Anouk qui s’ennuyait. Je regarde la météo.

« Éclaircies avec quelques pluies fines. »

Bon, allons au lac !

Une heure à se balader sous des averses et des pluies pas si fines que ça.
Je bénis mon pyjama qui m’attendait au retour (pour Anouk, ça ne changeait pas grand chose, qui dit lac dit baignade…).

Nous nous sommes baladées, Anouk dans l’instant présent, moi dans mes pensées, plutôt dans l’avenir.

« Erwane a son capes cette année et une affectation dans le Cantal en septembre 2018. »

Une sorte de mantra que je me récite pour me sortir la tête de mes idées noires en début de balade sous ce ciel bien gris. Peut être que cela fonctionnera, en tout cas, je n’ai pensé qu’à de bonnes choses durant ma marche.

En prenant le chemin dans le sens inverse, je vois enfin les tipis de l’autre côté du pont. De quoi abriter une moyenne tribu, avec de quoi faire barbecues et autres feux de camps. Je me dis que ce serait chouette cet été de se retrouver entre amis là bas pour un ou deux jours et profiter du lac et de ce lieu.
Surtout qu’avec un peu de chance, il y aura un événement à fêter !
Je n’en dirais pas plus (enfin, si, ne vous inquiétez pas, pas de morveux en vue ! Loin de là !)

Un peu plus loin, je vois des chalets flottants. Bon, c’est un peu moins sympa pour se retrouver en groupe, surtout avec des chiens et mon filleul-qui-aura-deux-ans (ça grandit vite !), mais ça doit être marrant d’y passer une nuit.
Enfin, la prochaine nuit en amoureuses, c’est dans une yourte ! La cabane flottante me tente beaucoup moins à côté de ça.

Et puis je pense à mon blog, à ce blog, je ne sais pas trop ce que j’en fais. Je voulais mettre des photos des paysages que je rencontrais mais je ne pense jamais à prendre mon appareil. Ou alors je préfère garder les photos pour moi ou ne trouve pas l’intérêt d’en faire un article.
Il faudrait que je publie plus souvent, mais pour dire quoi ? Une énième dépression ?
Les gens ne voudront plus venir dans le Cantal si ça continue !
Non, je vais le continuer, et pour le financement (50€/an), je vais peut être faire une cagnotte, pour que ce lieu reste toujours sans pub, et aussi pour me sentir redevable de vous donner des nouvelles.
Un peu pour me retirer de la tête que c’est un journal intime que je suis seule à lire.

Quelqu’un me lit ?

P.S.: pas de photos, j’ai toujours pas pris mon appareil, et puis il pleuvait en plus !

Cherche motivation. Envoyer CV et lettre de… ?

Chère Motivation,
Chè-reuh Mo-ti-va-tion.

Comment débuter ma lettre ? Je ne sais plus quelles sont mes motivations.
Les retrouver ?
Vous ai-je perdues ou est-ce la dépression chronique qui vous fait fuir ?
Vous semblez vous repousser l’une l’autre.

J’ai écrit il y a quelques mois – c’était en plein été et ici, l’automne s’installe – une lettre d’adieu à ma dépression, espérant te faire revenir, espérant la faire partir. J’avais même écrit tout ce que je voulais pour septembre. J’ai pas coché grand chose, j’ai même du en décocher.
«Poilus heureux et en bonne santé» : que dire du décès de Cookies et du mal être de Baz ? Certes, c’est à contre-balancer par le fait que Jiji et McGonagall sont arrivées, que Baz a vu la vétérinaire ostéopathe et que cela devrait s’arranger…
«Avoir une deuxième voiture» : c’était fait, et, fin septembre, voilà que quelqu’un nous envoie la Clio à l’hosto ! Là encore, elle revient bientôt chez nous.

J’ai l’impression de chercher des excuses à ton absence Motivation, après tout, ça ne va pas si mal, les choses sont juste reportées ou prennent plus de temps que prévu. Pour d’autres, je me suis rendue compte que ce n’était pas vraiment ce que je voulais ou que je ne pouvais pas gérer pour le moment.

Dois-je accuser l’inertie pour ton absence ? Ou dois-je m’accuser de compter sur des événements extérieurs pour te faire revenir ? Dois-je seulement accuser quelque chose ?
Ce serait sûrement de l’énergie perdue, alors qu’à la place, à l’instar de tous ces slogans bien être et développement personnel, je pourrais l’utiliser pour «être le changement dont je rêve».

J’ai lu, encore et encore, sûrement pas assez, mais je fatigue. Je ne retiens pas les mots, hélas. Je ne vois pas de changement. Il y en a sûrement, mais pas ce déclic.
Je doute qu’il existe, la vie n’est pas un roman, on ne peut pas se rendre compte en cinq minutes qu’il faut changer et appliquer dans la foulée un nombre incalculable de nouveaux principes. Enfin, peut-être que des personnes y arrivent, mais moi, ça me terrorise toujours et ça me fatigue.
Toujours cette fatigue.
Même en écrivant, je fais des pauses, mon cerveau reste bredouille, les connexions ne se font plus, je reste dans le brouillard. Un brouillard permanent, est-ce ça le «Mitote» dont parlent les Quatres Accords Toltèques ?
Pff, encore des principes à appliquer. J’ai beau lire et relire le livre, ça ne rentre pas autant que je le voudrais, autant que je l’aurais espérer.

Et puis, tout ça, tout ce mal-être, est-ce que ça vient de moi ? Est-ce que ça vient des autres ? Est-ce que ça vient de la société qui me demande d’être comme ça ? Après tout, pour le dernier point, j’ai une image de neuro-atypique à maintenir ! Il faut bien justifier l’AAH, le suivi psychologique, l’aide à l’emploi spécifique… Je ne sais plus où s’arrête ma maladie et où commence la maladie reconnue par la société.

Des projets, des rêves… J’en avais, je crois, une version idéalisée je pense. Je ne suis toujours pas douée en jardinage, mes essais sont plus fructueux chez les autres ! Tant mieux pour eux.
Je ne sais plus ce que je sais faire. Sais-je faire quelque chose ? Suis-je capable de faire ce que je pense savoir faire ?
De quoi avoir le tournis.

J’ai perdu le fil, alors je vais revenir au sujet initial.
Toi, oui toi Motivation, ne m’oublie pas, non, ne m’oublie pas (pour paraphraser).

« Ah, je crois qu’elle est bien gestante… »

Quand tu t’ennuies dans la vie, rien ne vaut des chatons.
Des chatons, c’est mignon. Aussi bien quand ça dort que quand ça bouge. Et puis, si tu sens que tu manques un peu de responsabilités, tu peux toujours négocier le passage d’un virus à la maison.

Bref, premier lundi d’une (courte) série (j’espère), McGonagall a une conjonctivite et un début de coryza ! Chaton sous le bras (OK, dans son panier), nous allons à la clinique. Pommade ophtalmique et gouttes homéopathiques. « Ah, et puis vous pouvez les utiliser sur les autres chats de la maison, ça évitera la contagion ! »
Je pense à Jiji. J’espère que son système immunitaire lui suffira, hein…

Le lendemain, pas de coryza pour Jiji, mais une démarche de chatte gestante et des mamelles bien dépilées. Appel au vétérinaire qui m’explique comment se passe la mise-bas.
Ok. Mais moi, je ne veux pas de mise bas.
Chaton sous le bras (d’accord, toujours dans son panier) et chien en laisse (depuis le temps que je faisais traîner sa consultation ostéo), direction la clinique. Pendant que la vétérinaire manipule Anouk à mes côtés, Jiji passe une échographie dans une salle voisine.
On finit la consultation, et la vétérinaire m’annonce le résultat de l’échographie.

« 3 ou 4… »

Jeudi matin, chaton sous le bras (OUI. LE PANIER.) que je dépose à la clinique pour une stérilisation et un avortement, non sans avoir le cœur un peu serré.
Finalement, les cornes utérines étaient vides (y a pas bébés), on aurait pu ne pas se presser pour l’opération et attendre que le virus soit parti.

Lundi suivant (dernier de la série, j’espère), chato… hum. Bref. Antibio, anti-fièvre, pommade ophtalmique et inhalation. Pour un chaton craintif. Non, les défenses immunitaires, avec la chirurgie, elles ont fait la gu**le.

Et donc, depuis lundi, j’essaye de ne pas trop me faire détester par Jiji.
Ça va, elle ronronne encore quand je la caresse (comment ça le ronronnement peut être émis pour se rassurer ? Je ne vois pas de quoi vous parlez !).

Jiji profite quand même du redoux.

Et joue à nouveau dans l’herbe avec McGonagall

McGonagall, crapule forever, pour rappel

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