Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Catégorie : Humeur Page 3 of 8

On ne fait pas d’univers sans casser d’œuf cosmique

Breaking news :
– CAPES : nous sommes actuellement à Nancy, Wane passe les oraux du CAPES jeudi après-midi et vendredi matin, on accepte les prières, les doigts croisés et sacrifices de chocolat !
– BAZ EST TOUJOURS EN VIE : bon, là, il est chez une très bonne amie à Clermont-Ferrand, vivement que l’on puisse le retrouver vendredi ! Anouk est avec lui, les trois jeunes sont restés à la maison.
– Jardin : mon potager ressemble à un tas de mauvaises herbes mais je l’aime comme ça ! Les radis sont en train de pousser, depuis la confiture de fraise on a pu faire deux tartes aux fraises, ma voisine m’a gentiment donné des mini laitues à replanter, bref, il fait sa vie ! (Puis j’ai enfin mis en terre mes potirons.)


Actuellement, je lis « Changez vos pensées, changez votre vie », une interprétation du Tao (Lao-Tseu) selon le Dr Wayne Dyer.
Également, je regarde la chaîne YouTube CrashCourse. Je viens de finir la suite de cours sur les médias (et comment s’en protéger).

Pourquoi je parle des deux ?
Une interprétation du 30ème verset du Tao (traduction de l’auteur) parle du non usage de la force, ce qui inclue de ne pas s’y exposer, directement ou par les médias. Cela fait écho avec l’effet de « bulle filtrante »/ »chambre à écho » (plusieurs termes existent) : des algorithmes choisissent pour nous ce que l’on veut ou ne pas voir.

Celui qui doit guider un meneur d’hommes dans les dédales de la vie le préviendra contre l’utilisation des armes pour des fins de conquêtes, car les armes se retournent souvent contre ceux qui les brandissent.

Là où des armées s’établissent, la nature n’offre que des ronces ou des épines.
Après une longue bataille, le sol est maudit, les récoltes avortent, la terre est dépouillée de son caractère maternel.

Une fois que vous avez atteint votre but, vous ne devez pas faire étalage de votre succès, vous ne devez pas vous vanter de vos habiletés, vous ne devez pas éprouver de fierté ; vous devez plutôt regretter de ne pas avoir été en mesure de prévenir la guerre.

Vous ne devez jamais envisager de conquérir les autres par la force.
Tout ce qui s’appuie sur la force finit bientôt par se décomposer.
Cela n’est pas en accord avec la Voie.
Et celui qui n’est pas en accord avec la Voie, sa fin ne se fait pas attendre.

Voilà pour le 30ème verset (traduction de traductions à vrai dire), maintenant, le conseil final du Dr Dyer :

Tout comme on vous invite à changer le regard que vous posez sur le monde, changez de station quand vous tombez sur une émission de télévision ou de radio qui présente des images ou des sons associés à la force ou à la violence. Puis élargissez cette ligne de conduite pour inclure les films, les vidéocassettes et les jeux vidéos qui contiennent des scènes de violence, des meurtres et des poursuites en voiture.

Le conseil me semble carrément conservateur ! Bien que j’approuve d’une part l’idée de ne pas se surexposer inutilement (pour ne pas atteindre le seuil d’impuissance acquise par exemple), pour moi, il reste important de s’informer.
Je ne débattrais pas sur le fait de s’exposer ou non aux jeux vidéos/films violents autrement par le fait que nous sommes – je pense – plus ou moins en mesure de faire la part des choses. Une des choses qui faisaient bien rire Fred était que – bien que végétarienne et militante de la cause animale dans la vie réelle – je prenais un « plaisir sadique » à taper et tuer de pauvres animaux innocents dans certains jeux vidéos. Ouais, je dois refouler grave.

Pour moi, s’informer est une « mesure de prévenir la guerre » et non une exposition délétère à la violence. Il est à chacun de trouver sa limite entre « j’en sais suffisamment pour agir » et « je suis désarmé(e) face à tout ça, je ne peux plus agir ». Bref, ce n’est ni blanc ni noir (oh, le Yin-Yang !).

Pour revenir sur mon vécu à Aurillac, j’ai rejoint un peu par hasard la Cimade pour apporter des cours de FLE bénévolement. Je ne donne pas cours en ce moment, c’est un peu trop le bordel dans ma vie et malheureusement ma santé me joue un peu des tours, mais j’assiste à certaines permanences et me retrouve donc confrontée à « la réalité du terrain » (si seulement les tracts de l’extrême droite étaient vrais…).
Être informée de ce qu’il se passe et être en position active pour agir (bon, mon activité, c’est plutôt faire des photocopies, faute d’avoir des connaissances en droit, mais j’apprends petit à petit) donne envie d’agir, un peu contre des moulins à vent, il est vrai, mais avec un peu plus de résultats. C’est ensuite la maîtrise de soi même qui permet d’agir dans la non-violence (et la tenue de ce foutu égo j’imagine, j’ai encore du boulot !).

Par contre, quand je vois le préfet s’auto-congratuler de « l’ordre nationale du mérite bla bla » envoyer une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) à des ados de lycée en train de se forger un avenir en France faute de ne pouvoir connaître que la violence dans leur pays d’origine, ça me fout un peu en colère, vous pouvez en savoir plus en suivant ce lien (et vous pouvez également signer la pétition, on sait jamais) :
Soutenez des jeunes lycéens guinéens et malien qui vont être expulsés

J’suis paumée

Breaking news :
– Jardin : les salades sont bonnes, on commence à avoir des minis oignons rouges et jaunes, les pommes de terre poussent (même si sous « couche chaude » elles ont du mal à démarrer), ma coriandre grandit bien et j’ai placé un nouveau ruban de radis ! Ah, et puis on a pu faire un petit pot de confiture avec les fraises du jardin.
– CAPES : depuis le dernier article, Wane a su qu’elle était admissible à l’oral, alors c’est la dégringolade niveau humeur/stress, on en pâtit toutes les deux. Oraux les 21 et 22 juin à Nancy, on a pris un appart hôtel avec piscine intérieure et salle de sport, si jamais ça peut aider. Ensuite, on attendra les résultats…
– Humain : ma môman est venue en urgence le weekend dernier pour tenter de nous remonter le moral, ça m’a fait un peu de bien. Au final, avoir les parents plus près, ce serait sympa (mais retourner dans le Nord, euh…).
– Chats : Iorek et Pattenrond sont partis dans le Puy de Dôme hier, ils ne progressaient plus ici et ça devenait difficile pour nous, on leur espère une chouette vie et de finir par poser leur valise !
– Baz : TOUJOURS EN VIE ! Même si il y a eu de nombreuses frayeurs.
– Stage : j’ai abandonné, c’était très intéressant mais entre les vertiges, les hypoglycémies et les déréalisations sur 48h, je ne pouvais pas continuer.


Je ne sais pas quoi faire.

C’est pas vraiment nouveau, faut se l’accorder. Mais j’ai beaucoup de mal à le vivre en ce moment. Tout le temps, à vrai dire.
Je n’ai pas trouvé le métier qui me fait vibrer, ou, tout du moins, celui qui ne me fait pas me dire au bout de cinq minutes que c’est méga effrayant et que je n’y arriverai jamais.

Bon, là, je peux sortir plein de citations « inspirantes », sauf que je ne les retiens jamais vraiment, j’ai juste la règle des trois enchaînements d’Idriss Aberkane (il est devenu humoriste ?) :
1- C’est ridicule.
2- C’est dangereux.
3- C’est évident.

Je trouve plein d’idées ridicules, certaines passent le tamis, et deviennent dangereuse (je ne fais vraiment pas confiance à ma santé). Je n’arrive plus à passer mon deuxième tamis.
Plus qu’à croiser les doigts pour un jour être sur le « c’est évident ».

Je continue de lire sur le développement personnel, ils y évoquent tous le triomphe du mental sur le physique, juste par la force de la volonté. Très bien, mais je la trouve où cette volonté ? Y a pas un guide préalable au développement personnel classique quand on est dépressif de longue date ?
Enfin, ça, c’est la littérature américaine. La littérature française, c’est plutôt savoir accepter et vivre avec, ce qui va en contradiction avec ce que me demande la société.

De là, Gandhi a dit « sois le changement que tu veux voir dans le monde ».
Je ne sais pas trop quel changement je voudrais dans le monde, c’est peut-être là le problème.

Si tout le monde était d’accord, on ne vendrait plus de livres.

Breaking news :
– Poilus : Baz est toujours en vie (il doit battre le record de Cookies de toute façon), on a deux nouveaux poilus temporaires, Iorek le tigré et Pattenrond le roux à poil long, ils sont sympa mais très flippés ! M’enfin, maintenant, ils sont en règle.
– Santé : gros coup de moins bien, je n’ai plus trop de souvenirs (et j’ai du mal à en avoir en ce moment).
– Famille : mes parents sont passés, les parents de Wane sont passés, on a vu du monde ! On espère être en meilleur forme la prochaine fois !
– Amour : mon amoureuse et moi avons passé un weekend en yourte, c’était vraiment bien sympa. Baz – qui s’est greffé au voyage du fait de son traitement – a bien apprécié le lit moelleux sous le puits de lumière.
– Boulot : je commence un stage auprès d’une prof de FLE dans une semaine, je continuerai à donner une partie de mes cours dans l’association où j’enseigne. J’espère pouvoir tenir le coup : je vais avoir tous les après-midi de pris !
– Associatif : on a rejoint un café associatif à Aurillac, ils proposent divers ateliers et on s’est déjà inscrite pour tenir le bar et la cuisine la semaine prochaine !
– Jardin : j’ai reçu ma grelinette ! J’ai pu planter mes salades en moins de 30 minutes avec terrain aéré et j’ai préparé le terrain pour la deuxième fournée de pommes de terre qui sera plantée en méthode « couche chaude » avec de la paille. Paraît-il que le rendement est meilleur, on verra bien !

 

Tout et son contraire

Je lis un peu de tout sur le développement personnel, peut-être beaucoup de n’importe quoi, et je ne sais toujours pas si je dois me lever le matin ou pas.

Une part des auteurs préconisent de s’écouter, que tout finira bien par arriver, qu’il faut savoir prendre son temps, que la sagesse vient avec l’expérience, bla bla bla, tandis que l’autre part – du moins, quand les auteurs ne prennent pas les deux partis dans le MÊME livre – me pousse à me lancer, que rien ne viendra si je ne fais rien, bref, faut que je fasse une page d’écriture par jour pour arriver à un livre à la fin de l’année.

J’ai tenté la page d’écriture chaque jour, me semble que je me suis arrêtée au troisième jour, prise dans plein d’autres trucs, ou plein d’autres soucis, je ne sais plus vraiment.

Dans mes lectures, je ne sais pas si je suis malade parce que je l’ai voulu, si je suis malade parce que je ne souhaite pas vraiment le contraire, ou si je dois me classer à part comme cas incorrigible. Il y a sûrement d’autres options, mais, du coup, le créneau semble libre pour écrire mon livre de méthode de développement personnel.
Du moins, si j’arrive à développer quelque chose (on va partir du principe que ça vient avec l’âge, histoire de se rassurer).

Pour la maladie, des auteurs évoquent le miracle (du moins, si on suit leur méthode), tandis que d’autres prônent la connaissance et l’acceptation de soi même. Même les méthodes méditatives pourtant plus ou moins uniformisées – du moins, de mon point de vue – évoquent soit la diminution des douleurs, soit le fait que ça sert pas à grand chose mais qu’on le fait quand même pour la Gloire Éternelle© (et souvent, ça évoque les deux en même temps).

Comment se dépatouiller de tout ça ?
Première solution : j’arrête de lire.
Deuxième solution : je continue de lire, et de ce gloubi-boulga devrait bien sortir quelque chose.
Je pense que je vais choisir la deuxième solution, et puis, pratiquer aussi un peu, pratiquer quoi, je n’en sais rien, mais je vais bien pouvoir tester des trucs (la méthode du Miracle Morning m’a tout de même bien aidé à recaler mon rythme de sommeil).

Les gens productif ne sont jamais en hiver.

Instant break news :
– Hobbes a du passer 24h à la clinique sous perfusion pour cause de fièvre, déshydratation, anorexie et soucis hépatique. Il est rentré samedi soir sans que l’on sache vraiment ce qu’il a, mais il a la forme et a repris du poids depuis. On continue donc le traitement !
– Baz n’était pas bien (apathie et anorexie), on a bataillé pour faire une prise de sang et il en ressort un cœur qui bat trop vite et une circulation sanguine qui ne se fait pas assez bien. On commence un traitement et contrôle en début de semaine prochaine. Il mange mieux depuis que je le traite pour une trachéite (en plus de son cœur).
– Il y a de la neige en quantité ! Ça ne déplaît pas aux chats (mais par contre, quand ils rentrent, ça ronfle !).
– J’ai mal partout et je me suis décidée à voir un autre ostéopathe. J’espère pouvoir voir également une réflexologue (mais pas remboursé par ma mutuelle 🙁 ). J’ai aussi repris rendez-vous chez le médecin pour continuer mais « ça va pas, faites quelque chose », sur un malentendu, ça peut peut-être marcher !
– Wane est en arrêt jusqu’à la fin de la semaine, on va profiter des deux semaines de vacances qui arrivent juste après. Si vous pouvez croiser les doigts pour que la rentrée se passe bien !
– Miss Teigne part chez ses adoptants la semaine prochaine ! Elle va nous manquer. On espère que tout se passera bien.
– Je donne mon premier cours de FLE demain, gloups.

 

La productivité, je connais, du moins, théoriquement. J’ai lu pas mal de livres dessus. Je sais ranger ma maison pour que tout soit plus claire dans ma tête et que mon environnement me laisse respirer, je sais comment ne plus procrastiner (on a bien dit théoriquement, je vous rassure), j’applique le Miracle Morning depuis le début de l’année au point où mon corps se réveille tout seul (et m’inflige cauchemars et migraines si jamais je ne me lève pas), je tiens mon Bullet Journal à jour avec des tonnes de liste…
Bref, j’essaye.

Et puis, il y a des moments où ça ne va plus. Ton corps te réveille à 5h30 et tu finis par te lever une heure plus tard, alerte, jusqu’à ce que tu te rendormes en pleine méditation. Tu notes consciencieusement tes listes de « choses à faire » et subsistent les points ou le vide. Pas de croix qui indiquent que tout a bien été réalisé.
Pas tellement de sensation de procrastination, on pourrait dire ouf, mais non, c’est juste que tu ne sais plus trop quand a commencé ta journée et quand elle s’est finie. Ni ce que tu as à faire.

L’épuisement est revenu avec la vague de froid. Décompensation : Wane va mal depuis plus de trois semaines, trois semaines à ignorer la fatigue. Je me sentais pousser des ailes, j’ai fait des choses que je ne pensais ne plus savoir faire, puis j’ai trop approché le soleil.
Pas grave, j’apprends à nager !

Le soleil est reparti après son bref passage, cinq gouttes de vitamine D au matin, avec le magnésium et la vitamine C. À optimiser.
Ça ne va pas, j’ai en tête tous ces livres, j’entends dans ma tête que je suis dans la spirale descendante. Comme toujours, c’est à moi de faire l’effort pour remonter.
Pourrais-je me sortir des 95% de la population comme le demande le Miracle Morning ? Pas en ce moment où je prie mon corps de me laisser dormir !
Culpabilisation, le revers des livres de développement personnel. Quand on est dans la spirale ascendante, tout va bien, quand on rechute… On ne doit plus compter que sur soi même au moment même où on se fait défaut.

J’avoue ne pas avoir idée d’un titre ce soir.

Break news venues du Cantal :
– Miss Teigne, la maman de McGonagall, a été stérilisée et identifiée, elle sera vaccinée demain avec le retrait des fils. Elle attend sa famille pour la vie.
– Hobbes a été castré vendredi, il passe de temps en temps à la maison, on espère qu’il deviendra plus casanier dans les semaines à venir afin d’envisager de le mettre à l’adoption.
– Wane est en arrêt depuis deux semaines, j’en parlerai plus loin.
– Après des semaines de pluie, le soleil repointe le bout de son nez et on a pu voir des potes canins ! Pas de photos pour illustrer, mon appareil photo est resté sagement là où je l’avais laissé pour essayer de ne pas l’oublier (loupé).
– Le bar à croquettes et le capsule hôtel pour chats installés à la cave font fureur chez les matous du village. Si quelqu’un a pitié de moi, qu’il m’envoie une cage-piège !
– J’ai reçu un nouveau joujou : un balais aspirateur/vapeur. Mon sol n’a jamais été aussi doux.
– On a toutes les deux un rhume. À force de fréquenter les salles d’attente, j’ai choppé un microbe de passage, et Wane, à force de m’embrasser, a récupéré ce microbe. Bonne nouvelle, si jamais il s’agit d’un virus mortel, on vient de gagner une partie du jeu de plateau Pandémie donc on devrait pouvoir gérer.

Depuis quelques jours, le soleil est revenu. Pourtant, c’est toujours aussi difficile de se motiver pour sortir. Les matins sont plus compliqués qu’en début d’année, fumble ce matin en me levant à 7h30 pour me rendormir juste après ma méditation. Le soleil avait bien avancé dans sa course quand je me suis réveillée.
Entre le rhume, les migraines, Wane à surveiller, je suis crevée.

Pourtant, aujourd’hui, j’avais organisé une balade canine. J’ai été tenté de dire « je viens pas, amusez vous sans moi ! » mais ça n’aurait pas été super sympa. Et puis on a besoin de se promener Nouk et moi (vous ai-je dit qu’on tente à nouveau un régime ?).
Finalement, je ne le regrette pas, et je suis repartie avec la sensation que j’avais passé un bon moment et que ce serait cool de refaire ça bien vite.

Drôle de sensation quand on est dépressive. On se sentirait presque normale, comme si le soleil paraissait plus brillant d’un coup (et qu’il n’en profitait pas pour vous éblouir lorsque vous roulez).
C’est un sujet qui revient souvent avec Wane, sur le ton de la rigolade, toutes ces paroles classiques du « mets toi un coup de pieds aux fesses et ça ira mieux », « enfile tes chaussures de sport et va prendre l’air, pas besoin de médications ! » et autres.
On aurait presque envie que ce soit vrai. Pourtant, une fois qu’on a réussi à mobiliser l’énergie pour se rendre à notre activité, qu’on y passe un bon moment (ne parlons pas du cas critique où on ne passe pas un bon moment), que l’on rentre le sourire aux lèvres, on sent bien quelques heures plus tard que l’on a à nouveau envie de se cacher sous sa couette et ne plus jamais sortir.

Wane ne devait pas trop comprendre mes soucis avant.
Puis son anxiété est apparue, elle la décrit dans son article : Anxiété.
Et depuis, elle me demande souvent comment j’arrive à vivre avec ça. Et moi, je me demande comment est la vie sans ça. Je ne distingue plus vraiment la frontière entre normal et maladif. Quand Wane me décrit ses symptômes, pour moi c’est presque normal. Je les redécouvre en partie, je me rends compte que normalement ils ne sont pas là, pas chez tout le monde. C’est… bizarre.

Avec le développement personnel, je peux formuler une idée positive de la crise que nous traversons en ce moment : Wane aura une idée de ce que je vis, ce ne seront plus que des mots, et moi je me rends compte que la vie sans dépression est bien différente.
Je peux aussi me dire que je dois profiter de mes journées sans migraine, le médecin m’a demandé de noter les jours où j’en ai, et le ratio avec/sans est en ma grosse défaveur. Je vais donc profiter des moments où je n’ai pas mal… Enfin, je vais essayer.

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