Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Catégorie : Humeur (Page 2 sur 7)

J’suis paumée

Breaking news :
– Jardin : les salades sont bonnes, on commence à avoir des minis oignons rouges et jaunes, les pommes de terre poussent (même si sous « couche chaude » elles ont du mal à démarrer), ma coriandre grandit bien et j’ai placé un nouveau ruban de radis ! Ah, et puis on a pu faire un petit pot de confiture avec les fraises du jardin.
– CAPES : depuis le dernier article, Wane a su qu’elle était admissible à l’oral, alors c’est la dégringolade niveau humeur/stress, on en pâtit toutes les deux. Oraux les 21 et 22 juin à Nancy, on a pris un appart hôtel avec piscine intérieure et salle de sport, si jamais ça peut aider. Ensuite, on attendra les résultats…
– Humain : ma môman est venue en urgence le weekend dernier pour tenter de nous remonter le moral, ça m’a fait un peu de bien. Au final, avoir les parents plus près, ce serait sympa (mais retourner dans le Nord, euh…).
– Chats : Iorek et Pattenrond sont partis dans le Puy de Dôme hier, ils ne progressaient plus ici et ça devenait difficile pour nous, on leur espère une chouette vie et de finir par poser leur valise !
– Baz : TOUJOURS EN VIE ! Même si il y a eu de nombreuses frayeurs.
– Stage : j’ai abandonné, c’était très intéressant mais entre les vertiges, les hypoglycémies et les déréalisations sur 48h, je ne pouvais pas continuer.


Je ne sais pas quoi faire.

C’est pas vraiment nouveau, faut se l’accorder. Mais j’ai beaucoup de mal à le vivre en ce moment. Tout le temps, à vrai dire.
Je n’ai pas trouvé le métier qui me fait vibrer, ou, tout du moins, celui qui ne me fait pas me dire au bout de cinq minutes que c’est méga effrayant et que je n’y arriverai jamais.

Bon, là, je peux sortir plein de citations « inspirantes », sauf que je ne les retiens jamais vraiment, j’ai juste la règle des trois enchaînements d’Idriss Aberkane (il est devenu humoriste ?) :
1- C’est ridicule.
2- C’est dangereux.
3- C’est évident.

Je trouve plein d’idées ridicules, certaines passent le tamis, et deviennent dangereuse (je ne fais vraiment pas confiance à ma santé). Je n’arrive plus à passer mon deuxième tamis.
Plus qu’à croiser les doigts pour un jour être sur le « c’est évident ».

Je continue de lire sur le développement personnel, ils y évoquent tous le triomphe du mental sur le physique, juste par la force de la volonté. Très bien, mais je la trouve où cette volonté ? Y a pas un guide préalable au développement personnel classique quand on est dépressif de longue date ?
Enfin, ça, c’est la littérature américaine. La littérature française, c’est plutôt savoir accepter et vivre avec, ce qui va en contradiction avec ce que me demande la société.

De là, Gandhi a dit « sois le changement que tu veux voir dans le monde ».
Je ne sais pas trop quel changement je voudrais dans le monde, c’est peut-être là le problème.

Si tout le monde était d’accord, on ne vendrait plus de livres.

Breaking news :
– Poilus : Baz est toujours en vie (il doit battre le record de Cookies de toute façon), on a deux nouveaux poilus temporaires, Iorek le tigré et Pattenrond le roux à poil long, ils sont sympa mais très flippés ! M’enfin, maintenant, ils sont en règle.
– Santé : gros coup de moins bien, je n’ai plus trop de souvenirs (et j’ai du mal à en avoir en ce moment).
– Famille : mes parents sont passés, les parents de Wane sont passés, on a vu du monde ! On espère être en meilleur forme la prochaine fois !
– Amour : mon amoureuse et moi avons passé un weekend en yourte, c’était vraiment bien sympa. Baz – qui s’est greffé au voyage du fait de son traitement – a bien apprécié le lit moelleux sous le puits de lumière.
– Boulot : je commence un stage auprès d’une prof de FLE dans une semaine, je continuerai à donner une partie de mes cours dans l’association où j’enseigne. J’espère pouvoir tenir le coup : je vais avoir tous les après-midi de pris !
– Associatif : on a rejoint un café associatif à Aurillac, ils proposent divers ateliers et on s’est déjà inscrite pour tenir le bar et la cuisine la semaine prochaine !
– Jardin : j’ai reçu ma grelinette ! J’ai pu planter mes salades en moins de 30 minutes avec terrain aéré et j’ai préparé le terrain pour la deuxième fournée de pommes de terre qui sera plantée en méthode « couche chaude » avec de la paille. Paraît-il que le rendement est meilleur, on verra bien !

 

Tout et son contraire

Je lis un peu de tout sur le développement personnel, peut-être beaucoup de n’importe quoi, et je ne sais toujours pas si je dois me lever le matin ou pas.

Une part des auteurs préconisent de s’écouter, que tout finira bien par arriver, qu’il faut savoir prendre son temps, que la sagesse vient avec l’expérience, bla bla bla, tandis que l’autre part – du moins, quand les auteurs ne prennent pas les deux partis dans le MÊME livre – me pousse à me lancer, que rien ne viendra si je ne fais rien, bref, faut que je fasse une page d’écriture par jour pour arriver à un livre à la fin de l’année.

J’ai tenté la page d’écriture chaque jour, me semble que je me suis arrêtée au troisième jour, prise dans plein d’autres trucs, ou plein d’autres soucis, je ne sais plus vraiment.

Dans mes lectures, je ne sais pas si je suis malade parce que je l’ai voulu, si je suis malade parce que je ne souhaite pas vraiment le contraire, ou si je dois me classer à part comme cas incorrigible. Il y a sûrement d’autres options, mais, du coup, le créneau semble libre pour écrire mon livre de méthode de développement personnel.
Du moins, si j’arrive à développer quelque chose (on va partir du principe que ça vient avec l’âge, histoire de se rassurer).

Pour la maladie, des auteurs évoquent le miracle (du moins, si on suit leur méthode), tandis que d’autres prônent la connaissance et l’acceptation de soi même. Même les méthodes méditatives pourtant plus ou moins uniformisées – du moins, de mon point de vue – évoquent soit la diminution des douleurs, soit le fait que ça sert pas à grand chose mais qu’on le fait quand même pour la Gloire Éternelle© (et souvent, ça évoque les deux en même temps).

Comment se dépatouiller de tout ça ?
Première solution : j’arrête de lire.
Deuxième solution : je continue de lire, et de ce gloubi-boulga devrait bien sortir quelque chose.
Je pense que je vais choisir la deuxième solution, et puis, pratiquer aussi un peu, pratiquer quoi, je n’en sais rien, mais je vais bien pouvoir tester des trucs (la méthode du Miracle Morning m’a tout de même bien aidé à recaler mon rythme de sommeil).

Les gens productif ne sont jamais en hiver.

Instant break news :
– Hobbes a du passer 24h à la clinique sous perfusion pour cause de fièvre, déshydratation, anorexie et soucis hépatique. Il est rentré samedi soir sans que l’on sache vraiment ce qu’il a, mais il a la forme et a repris du poids depuis. On continue donc le traitement !
– Baz n’était pas bien (apathie et anorexie), on a bataillé pour faire une prise de sang et il en ressort un cœur qui bat trop vite et une circulation sanguine qui ne se fait pas assez bien. On commence un traitement et contrôle en début de semaine prochaine. Il mange mieux depuis que je le traite pour une trachéite (en plus de son cœur).
– Il y a de la neige en quantité ! Ça ne déplaît pas aux chats (mais par contre, quand ils rentrent, ça ronfle !).
– J’ai mal partout et je me suis décidée à voir un autre ostéopathe. J’espère pouvoir voir également une réflexologue (mais pas remboursé par ma mutuelle 🙁 ). J’ai aussi repris rendez-vous chez le médecin pour continuer mais « ça va pas, faites quelque chose », sur un malentendu, ça peut peut-être marcher !
– Wane est en arrêt jusqu’à la fin de la semaine, on va profiter des deux semaines de vacances qui arrivent juste après. Si vous pouvez croiser les doigts pour que la rentrée se passe bien !
– Miss Teigne part chez ses adoptants la semaine prochaine ! Elle va nous manquer. On espère que tout se passera bien.
– Je donne mon premier cours de FLE demain, gloups.

 

La productivité, je connais, du moins, théoriquement. J’ai lu pas mal de livres dessus. Je sais ranger ma maison pour que tout soit plus claire dans ma tête et que mon environnement me laisse respirer, je sais comment ne plus procrastiner (on a bien dit théoriquement, je vous rassure), j’applique le Miracle Morning depuis le début de l’année au point où mon corps se réveille tout seul (et m’inflige cauchemars et migraines si jamais je ne me lève pas), je tiens mon Bullet Journal à jour avec des tonnes de liste…
Bref, j’essaye.

Et puis, il y a des moments où ça ne va plus. Ton corps te réveille à 5h30 et tu finis par te lever une heure plus tard, alerte, jusqu’à ce que tu te rendormes en pleine méditation. Tu notes consciencieusement tes listes de « choses à faire » et subsistent les points ou le vide. Pas de croix qui indiquent que tout a bien été réalisé.
Pas tellement de sensation de procrastination, on pourrait dire ouf, mais non, c’est juste que tu ne sais plus trop quand a commencé ta journée et quand elle s’est finie. Ni ce que tu as à faire.

L’épuisement est revenu avec la vague de froid. Décompensation : Wane va mal depuis plus de trois semaines, trois semaines à ignorer la fatigue. Je me sentais pousser des ailes, j’ai fait des choses que je ne pensais ne plus savoir faire, puis j’ai trop approché le soleil.
Pas grave, j’apprends à nager !

Le soleil est reparti après son bref passage, cinq gouttes de vitamine D au matin, avec le magnésium et la vitamine C. À optimiser.
Ça ne va pas, j’ai en tête tous ces livres, j’entends dans ma tête que je suis dans la spirale descendante. Comme toujours, c’est à moi de faire l’effort pour remonter.
Pourrais-je me sortir des 95% de la population comme le demande le Miracle Morning ? Pas en ce moment où je prie mon corps de me laisser dormir !
Culpabilisation, le revers des livres de développement personnel. Quand on est dans la spirale ascendante, tout va bien, quand on rechute… On ne doit plus compter que sur soi même au moment même où on se fait défaut.

J’avoue ne pas avoir idée d’un titre ce soir.

Break news venues du Cantal :
– Miss Teigne, la maman de McGonagall, a été stérilisée et identifiée, elle sera vaccinée demain avec le retrait des fils. Elle attend sa famille pour la vie.
– Hobbes a été castré vendredi, il passe de temps en temps à la maison, on espère qu’il deviendra plus casanier dans les semaines à venir afin d’envisager de le mettre à l’adoption.
– Wane est en arrêt depuis deux semaines, j’en parlerai plus loin.
– Après des semaines de pluie, le soleil repointe le bout de son nez et on a pu voir des potes canins ! Pas de photos pour illustrer, mon appareil photo est resté sagement là où je l’avais laissé pour essayer de ne pas l’oublier (loupé).
– Le bar à croquettes et le capsule hôtel pour chats installés à la cave font fureur chez les matous du village. Si quelqu’un a pitié de moi, qu’il m’envoie une cage-piège !
– J’ai reçu un nouveau joujou : un balais aspirateur/vapeur. Mon sol n’a jamais été aussi doux.
– On a toutes les deux un rhume. À force de fréquenter les salles d’attente, j’ai choppé un microbe de passage, et Wane, à force de m’embrasser, a récupéré ce microbe. Bonne nouvelle, si jamais il s’agit d’un virus mortel, on vient de gagner une partie du jeu de plateau Pandémie donc on devrait pouvoir gérer.

Depuis quelques jours, le soleil est revenu. Pourtant, c’est toujours aussi difficile de se motiver pour sortir. Les matins sont plus compliqués qu’en début d’année, fumble ce matin en me levant à 7h30 pour me rendormir juste après ma méditation. Le soleil avait bien avancé dans sa course quand je me suis réveillée.
Entre le rhume, les migraines, Wane à surveiller, je suis crevée.

Pourtant, aujourd’hui, j’avais organisé une balade canine. J’ai été tenté de dire « je viens pas, amusez vous sans moi ! » mais ça n’aurait pas été super sympa. Et puis on a besoin de se promener Nouk et moi (vous ai-je dit qu’on tente à nouveau un régime ?).
Finalement, je ne le regrette pas, et je suis repartie avec la sensation que j’avais passé un bon moment et que ce serait cool de refaire ça bien vite.

Drôle de sensation quand on est dépressive. On se sentirait presque normale, comme si le soleil paraissait plus brillant d’un coup (et qu’il n’en profitait pas pour vous éblouir lorsque vous roulez).
C’est un sujet qui revient souvent avec Wane, sur le ton de la rigolade, toutes ces paroles classiques du « mets toi un coup de pieds aux fesses et ça ira mieux », « enfile tes chaussures de sport et va prendre l’air, pas besoin de médications ! » et autres.
On aurait presque envie que ce soit vrai. Pourtant, une fois qu’on a réussi à mobiliser l’énergie pour se rendre à notre activité, qu’on y passe un bon moment (ne parlons pas du cas critique où on ne passe pas un bon moment), que l’on rentre le sourire aux lèvres, on sent bien quelques heures plus tard que l’on a à nouveau envie de se cacher sous sa couette et ne plus jamais sortir.

Wane ne devait pas trop comprendre mes soucis avant.
Puis son anxiété est apparue, elle la décrit dans son article : Anxiété.
Et depuis, elle me demande souvent comment j’arrive à vivre avec ça. Et moi, je me demande comment est la vie sans ça. Je ne distingue plus vraiment la frontière entre normal et maladif. Quand Wane me décrit ses symptômes, pour moi c’est presque normal. Je les redécouvre en partie, je me rends compte que normalement ils ne sont pas là, pas chez tout le monde. C’est… bizarre.

Avec le développement personnel, je peux formuler une idée positive de la crise que nous traversons en ce moment : Wane aura une idée de ce que je vis, ce ne seront plus que des mots, et moi je me rends compte que la vie sans dépression est bien différente.
Je peux aussi me dire que je dois profiter de mes journées sans migraine, le médecin m’a demandé de noter les jours où j’en ai, et le ratio avec/sans est en ma grosse défaveur. Je vais donc profiter des moments où je n’ai pas mal… Enfin, je vais essayer.

Sous la pluie

Un type voulait faire une balade, il regarde donc la météo. La météo lui dit « il fait beau », alors le type il se dit « chouette ! » et il part en balade.
Et effectivement, il a fait beau.
#MercrediFiction

Après plusieurs jours dans le noir mental le plus complet, j’ai profité d’une accalmie pour avancer dans mes cadeaux de Noël (tant mieux, le 24, c’est dimanche) et pour promener Anouk qui s’ennuyait. Je regarde la météo.

« Éclaircies avec quelques pluies fines. »

Bon, allons au lac !

Une heure à se balader sous des averses et des pluies pas si fines que ça.
Je bénis mon pyjama qui m’attendait au retour (pour Anouk, ça ne changeait pas grand chose, qui dit lac dit baignade…).

Nous nous sommes baladées, Anouk dans l’instant présent, moi dans mes pensées, plutôt dans l’avenir.

« Erwane a son capes cette année et une affectation dans le Cantal en septembre 2018. »

Une sorte de mantra que je me récite pour me sortir la tête de mes idées noires en début de balade sous ce ciel bien gris. Peut être que cela fonctionnera, en tout cas, je n’ai pensé qu’à de bonnes choses durant ma marche.

En prenant le chemin dans le sens inverse, je vois enfin les tipis de l’autre côté du pont. De quoi abriter une moyenne tribu, avec de quoi faire barbecues et autres feux de camps. Je me dis que ce serait chouette cet été de se retrouver entre amis là bas pour un ou deux jours et profiter du lac et de ce lieu.
Surtout qu’avec un peu de chance, il y aura un événement à fêter !
Je n’en dirais pas plus (enfin, si, ne vous inquiétez pas, pas de morveux en vue ! Loin de là !)

Un peu plus loin, je vois des chalets flottants. Bon, c’est un peu moins sympa pour se retrouver en groupe, surtout avec des chiens et mon filleul-qui-aura-deux-ans (ça grandit vite !), mais ça doit être marrant d’y passer une nuit.
Enfin, la prochaine nuit en amoureuses, c’est dans une yourte ! La cabane flottante me tente beaucoup moins à côté de ça.

Et puis je pense à mon blog, à ce blog, je ne sais pas trop ce que j’en fais. Je voulais mettre des photos des paysages que je rencontrais mais je ne pense jamais à prendre mon appareil. Ou alors je préfère garder les photos pour moi ou ne trouve pas l’intérêt d’en faire un article.
Il faudrait que je publie plus souvent, mais pour dire quoi ? Une énième dépression ?
Les gens ne voudront plus venir dans le Cantal si ça continue !
Non, je vais le continuer, et pour le financement (50€/an), je vais peut être faire une cagnotte, pour que ce lieu reste toujours sans pub, et aussi pour me sentir redevable de vous donner des nouvelles.
Un peu pour me retirer de la tête que c’est un journal intime que je suis seule à lire.

Quelqu’un me lit ?

P.S.: pas de photos, j’ai toujours pas pris mon appareil, et puis il pleuvait en plus !

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