Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Catégorie : Humeur Page 2 of 8

Entraînons-nous aux pensées positives

Dans pas mal de livres sur le bonheur, il est écrit que cet état de bien-être s’obtient en partie avec l’exercice (et si vous avez un pool de gènes dans le même style que le mien, il vous faut beaucoup d’exercice, pardon, je dévie déjà des pensées positives).

Alors je vais essayer de lister des possibilités pour le futur qui me donnent le sourire (du moins, en partie, il y a aussi une angoisse du comment faire, du comment gérer, et du je-ne-vais-jamais-y-arriver) :
– avoir ma chérie avec moi (elle a eu l’académie de Clermont ! Plus qu’à attendre les résultats de l’intra et finir l’année scolaire en cours) ;
– acheter une maison (on devrait aller en visiter une pendant les vacances, dans le probable village où elle serait mutée) ;
– avoir des poules (ce qui va avec la maison) ;
– vivre avec une colonie de chats errants (stérilisés, bien entendu) ;
– voir des gens plus souvent ;
– m’investir dans une association ;
– créer des choses diverses et variées sur la base de l’up-cyclage ;
– monter des projets autour des animaux, de l’écologie, du bien-être, … J’imagine bien poser une yourte dans cette visée sur le probable terrain que l’on aura ;
– trouver une activité professionnelle stimulante (mais pas trop) ;
– écrire (le but, c’est de pouvoir spécifier « écrivaine » sur la fichàlakon de la mairie lors de notre mariage) ;
– trouver l’équilibre (dans la Force, tout ça) ;
– payer mes factures avec des sous que j’ai (j’accuse la dette énergétique là) ;
– dans le même genre, être au plus possible auto-suffisante ;
– expérimenter plein de trucs dans mon jardin et dans ma maison ;
– …

Puis il y a sûrement plein d’autres idées auxquelles je ne pense pas au moment d’écrire ici, ou alors des idées que je n’ai pas encore eue, je sais que tout risque de ne pas être réalisable mais rien qu’une partie me fera plaisir.
Je sais aussi que je monte plein de projets, qu’à partir de pas grand chose je peux partir sur un plan à long terme sans prendre en compte les contraintes et aussi que je peux presque tout laisser tomber en quelques secondes pour partir sur autre chose.

Et j’espère aussi améliorer mes compétences sociales, et arrêter de passer de tout à rien.

La notion de l’argent : késako ce truc ?

Cette semaine, suite à des tragédies – qui virent un peu au comique de répétition, ha ha, c’est bon, merci, on arrête là – j’ai dépensé euh… Beaucoup.
Enfin, je sais pas trop.

Cette semaine, j’ai aussi signé un contrat avec une entreprise d’aide à domicile pour faire appel à une aide-ménagère. J’avoue, je le vis partiellement mal, vivement que l’on invente le dolorimètre.

Cette semaine, je me suis aussi rendue compte que je détestais vraiment passer par Le Bon Coin et que rien ne valait mon Emmaüs chéri d’Aurillac (la sortie shopping préférée d’Anouk).

Tout ça pour en venir à la notion d’argent. Et surtout, à cette question que je me pose : ai-je la notion de l’argent ? Et, plongeons un peu plus loin, est-ce que je veux de cette notion de l’argent ?

Pour moi, cette notion a toujours été corrélé à un travail que l’on effectue. J’ai entendu des gens dire que telle chose coûte autant que tel nombre d’heures de travail, on peut donc de là comprendre que les cadres trucmuches n’ont pas la même notion que l’employé au SMIC.
Et puis moi, je suis là avec mon AAH et ce que mes parents me donnent pour compléter (le montant de l’AAH est en dessous du seuil de pauvreté), et je me demande comment baser la correspondance. En me disant que telle chose à tel prix, c’est autant d’heures à supporter mes pathologies ?
Ça ne m’a pas l’air super cool comme façon de penser.

J’aime pas les choses pas cool, donc je vais me décider à ne plus penser à la notion de l’argent, sinon, quand je dépense de l’argent, c’est autant qui va sur mon karma aïejémal.

Décidons donc que l’argent, c’est une énergie qui nous ait donnés pour vivre dans la société actuel (certaines sociétés pratiquaient bien le sacrifice humain, donc bon, on n’est pas très loin de certains boulots troll inside). On peut stocker l’énergie pour plus tard en sachant que, malheureusement, elle perd un peu en puissance avec le temps (les livrets d’épargne ne couvrent pas le taux de l’inflation). Mais on finit par l’utiliser (ou, si ce n’est pas nous, c’est l’état, et peut-être nos descendants, un chouilla), et de là, je ne pense pas que ce soit super positif de faire peser dans la balance oui-non-est-ce-que-j’achète-ou-pas de la souffrance (en cherchant le truc sur l’étymologie de travail, je suis tombée sur cet article Médiapart : L’Arnaque de l’étymologie du mot « travail », même si je ne suis pas d’accord sur le fait de dissocier totalement étymologie et sens actuel – même si le sens se transforme pour une partie de la population, l’autre partie va garder le sens précédent et il risque d’y avoir rupture dans la communication – il est vrai qu’on ne peut pas vraiment être sûr de l’étymologie d’un mot, à moins d’être omniscient). D’ailleurs, on dit que ceux qui gagnent énormément perdent la notion de l’argent, peut-être parce qu’ils ne peuvent plus calculer le quota souffrances possibles/prix de l’achat ?

Bref, arrêtons de nous poser des questions sur l’utilisation de la souffrance qui, pour moi, va de paire avec la « notion de l’argent ».
Dans certains courants de bien être/spiritualité, il est dit de plutôt s’imaginer avec des comptes bancaires bien remplis (pour ceux du fond, on évite les paradis fiscaux s’il-vous-plaît), au cas où ça arriverait (bah oui, il faut libérer ses énergies, ses chakra, et son porte-monnaie, ou imaginer son porte-monnaie comme le sac sans fond de Mary Poppins ou, plus récemment, d’Hermione Granger).

Je vais revenir sur le fait que l’argent semble être une énergie dans notre conception du monde, elle est là, alors pourquoi ne pas l’utiliser pour l’alimenter d’autres énergies ? « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » tout ça, tout ça, pourtant, il semblerait que la société ait préféré la transformer en plastique ou autres trucs pas sympas qui pullulent sur la planète à la place des trucs sympa (bon, entre un orang-outan et un pot de pâte à tartiner à l’huile de palme dans ma cuisine, j’avoue que je choisirai plutôt la politique consumériste des choses, quoique, ça peut être sympa un orang-outan, mais je ne pense pas que le climat du Cantal lui convienne) (ah ah, on peut écrire « les orangs-outans » et « les orangs-outangs »).

Et puis j’ai arrêté d’écrire cet article dans un moment d’angoisse sur plein d’autres choses, mon compte en banque est mort de chez mort, j’en déduirai bien que j’ai la notion de l’argent mais mon esprit est là en train de me dire « oh, ça c’est bien cool ».
Puis Hobbes est malade, un calicivirus a priori, donc dans ma tête je me dis qu’il faut faire une PCR pour être sûr de chez sûr, et Anouk n’est pas bien, j’ai donc réussi à trouver une praticienne EMDR dans le Puy-de-Dôme et une maison qu’Anouk connaît et où elle est à l’aise pour faire la séance de mise en place du processus et tout et tout. Et lui commander des compléments parce qu’il y aurait peut-être des carences selon les symptômes qu’elle montre.
Et tout ça, bla bla.

Je crois que je suis fatiguée, sans énergie.

Bon, en fait, si, ça pouvait être pire

Je n’ai pas écrit depuis environs deux mois. J’ai l’impression qu’il s’est passé un peu trop de choses tout en ayant la sensation de stagner dans ma vie.

On a eu des chatons non sevrés à la maison, puis j’ai du les rendre dans un down et ils sont presque tous décédés là bas. Je le vis mal.
Au début des vacances de la Toussaint, il y a eu une annonce pour une chatte trouvée en très mauvais état. C’était pas trop loin d’ici alors on est allées la chercher, on l’a mise au chaud et on l’a nourrie. On l’a emmené à la clinique, elle était porteuse du FIV mais à part ça tout allait bien, alors elle est restée une nuit sous perfusion avant de rentrer chez nous. Puis une semaine plus tard, on l’a retrouvée décédée dans son sommeil. C’est pas très joyeux.
Lundi dernier, Hobbes avait des blessures sur la tête et il avait la queue inerte. Clinique, donc. Les radios ont montré une fracture de la troisième lombaire, il a du se faire taper par une voiture. Heureusement, il fait ses besoins correctement, il a juste des soucis pour sauter. On dirait que la queue refonctionne petit à petit, à voir si on doit amputer ou pas. Mais il est câlin et avale ses comprimés tout seul.
Et puis, Baz est toujours en vie.

De mon côté, on avait enfin programmé l’hospitalisation pour changer de traitement. Ma mère était venue pour s’occuper des poilus en mon absence.
Dès le début, c’était déjà le bordel pour entrer en unité psychiatrique. Quand j’ai eu l’entretien avec mon psychiatre, ça sentait mauvais, alors que c’était normalement clair que je venais pour le changement de traitement, il a voulu me faire croire que je n’allais pas bien et que l’hospitalisation était une chance pour améliorer ça.
Je suis restée trois jours. Trois jours à pleurer dans les toilettes, à ne pas manger car ils ne voulaient pas me servir de repas végétarien, à n’avoir aucun soignant qui me demandait comment j’allais, à devoir refuser la moitié des médicaments car on voulait me gaver de neuroleptiques inutiles. Puis un type lui aussi hospitalisé m’a à moitié menacé de viol, voulant « me faire goûter de l’homme ». Je suis allée en parler aux infirmières « si jamais il entre dans votre chambre vous sonnez ». On ne peut pas fermer les portes, on me donne des somnifères le soir, et je n’aurais jamais pu atteindre la sonnette.
C’était trop, et c’était clair pour moi, retour à la maison. Le psychiatre a voulu me retenir mais il n’en avait pas le pouvoir (ouf !).
Je suis donc rentrée chez moi, je n’ai plus vu personne du CMP depuis, je n’ose plus répondre au téléphone. J’ai arrêté une partie du nouveau traitement car il me rendait encore plus mal, la seule réponse du psychiatre était de l’augmenter. Je ne suis pas allée chercher la nouvelle ordonnance.
J’ai des messages sur mon répondeur mais je n’arrive pas à me décider à les écouter, je n’ai répondu à quasiment personne pour mon anniversaire.

À côté de ça, je n’arrive plus vraiment à manger. J’ai des nausées et de l’acidité gastrique. Sans compter les douleurs qui sont toujours là. Je n’ai pas faim, juste envie de vomir.
Je suis crevée, je me réveille une dizaine de fois par nuit. Ce matin, vers 5h, j’ai du appeler ma chérie suite à un cauchemar assez violent.
Et puis toujours des douleurs, des migraines à n’en plus finir.

J’essaie de m’en sortir, je suis allée voir un nouveau psy dans le privé pour tenter l’EFT. J’ai réussi à aller un peu mieux quelques jours au niveau moral et énergie (car je n’ai l’énergie de rien). J’essaie de faire les exercices de mon côté mais je ne vois pas trop d’amélioration. J’essaie aussi de méditer, ça me fait du bien sur le moment, c’est déjà ça.

Bref, je ne sais pas trop quoi faire. J’ai perdu toute confiance dans mes soignants, je me sens seule, et j’ai l’impression de couver de graves soucis de santé.

« C’est peut-être la ville qui ne vous supporte pas. »

Envie de citer mon médecin pour le titre de cet article, envie de commencer sur des aberrations.
Le même médecin qui m’annonce – comme ça – que mes douleurs sont listées dans les effets secondaires de mes neuroleptiques, après m’avoir demandé si je prenais bien mon traitement, et avant de me dire que, du coup, ça ne valait pas la peine de faire des examens approfondis.

Moi ? En colère ?
J’aurais du prendre une photo de l’infirmière du CMP qui me rend visite quand je lui ai raconté ma dernière consultation, ça aurait très bien illustré.

Handicapophobie. Psychophobie.
Personne n’en parle et pourtant c’est bien présent.

« Ça ne se voit pas sur ton visage » mais pourtant, on s’en rend bien compte quand on me demande dans les présentations le métier que j’exerce. Je n’ose pas souvent dire que je souffre de troubles psy, je me contente d’évoquer l’hypothèse de la fibromyalgie.
Je ne sais pas comment me sortir de tout ça. J’essaie de donner un sens à mon quotidien en faisant du bénévolat mais… Je m’étais bien rendu compte que la protection animale, ça se justifiait moyen auprès du commun. Alors je me suis intéressée à l’humain : cours de français langue étrangère et soutien scolaire.
« Vous êtes payée ? »
Rire moqueur à la réponse, négative.

C’est lassant.
J’en ai parfois marre de la vieille génération (bon, j’en aurais sûrement marre de la nouvelle également si je la côtoyais plus souvent j’imagine).
J’ai juste envie que l’on me laisse tranquille : une dépression à 15 ans suivie d’une déclaration de schizotypie, puis la sorte de fibromyalgie à 25, ça me suffit. Sans compter les expériences traumatisantes dans le monde du travail.
Pas besoin d’en rajouter.

« Mais oui mais ça ne se voit pas ! »

Alors… Chut ?


Je suis toujours pleine de colère, quand ce n’est pas le stress, c’est la colère. J’aimerais juste être zen ou simplement reposée.
Ma vie semble une flagellation quotidienne « ta maison est sale », « pourquoi t’as pas lu aujourd’hui », « t’es nulle », « faudrait peut-être que tu trouves un boulot », « comment tu ferais sans tes parents pour payer tes factures », « tu t’occupes mal des poilus », « t’as pas fait grand chose aujourd’hui », « tu dis que tu veux écrire mais tu n’as rien d’intéressant à dire », « arrête d’utiliser le je », …


Il paraît qu’il suffit de traverser la rue ! …

Article douteux sur bases douteuses

Breaking news

  • Baz est TOUJOURS en vie !
  • Bientôt la rentrée.
  • Y a des trucs dans mon jardin mais j’ai pas trop la force d’aller voir.
  • Mon PC est passé sous Debian (et tout le monde s’en fout).
  • On essaie d’attraper un chat qui vit au bord de la départementale depuis plusieurs semaines, il faut que l’on achète une cage-trappe *soupir*.

En ce moment, je lis, motivée par l’idée de reprendre des études de philosophie. Bon, merci Parcoursup, ce ne sera pas pour cette année (de toute façon, je ne compte plus les années perdues, certains diront que le temps n’est jamais perdu de toute façon).
Je suis donc amenée à lire des articles par-ci par-là quand j’arrive à m’approcher de mon PC sans faire une crise d’angoisse (je suis un peu trop les SOS animaliers), et je papillonne de courant philosophique en courant philosophique.

Il y a peu de temps, il y a un nouveau « raid » contre l’homéopathie et les fake medicine. Ce qui m’a un peu fait voir rouge.
J’ai compris une partie de la raison par cet article (j’avais prévenu pour les sources douteuses) :
La popularité des charlatans du bien-être révèle les errements de la médecine

Je me suis dite que c’était pas faux.
Ma chère et tendre se rappellera de toutes les fois où je suis partie en guerre (c’est le cas de le dire) contre mon médecin pour revenir avec une ordonnance de paracétamol, malgré mes nombreuses plaintes sur le fait que le paracétamol augmentait mes douleurs.
Ma mère attend actuellement de savoir si je vais être hospitalisée en octobre. Je le saurai quelques jours avant le jour prévu, à elle de pouvoir prendre congé et faire la route Lille-Aurillac dans les plus brefs délais (elle le vit bien, ouf !).
Mon médecin de me dire lorsque je lui demande si les douleurs cardiaques ont un lien avec un composant d’un complément (je supposais une interaction avec mon traitement) « mais pourquoi vous prenez ça ? » et moi de me retenir de lui hurler que si il prenait au sérieux mes douleurs ça irait peut-être un peu mieux.

Un autre article qui montre qu’il n’est pas facile d’avoir des opinions claires sur son traitement en cas de pathologie qui joue sur la fatigue :
En cas d’intense fatigue, méfiez vous des conseils
(Désolée pour les multiples articles sur Slate, je prends ce qui est partagé sur le groupe Fibro’actions où je suis :p )

Je reviens de la pharmacie pour mon traitement neuroleptique habituel, des personnes passaient autour de moi pour des traitements anti-biotiques. Sans s’informer de leur réaction habituelle, la pharmacienne proposait automatiquement de l’ultra-levure qui a été à chaque fois accepté, bien que non remboursée et de l’ordre du compléments alimentaires (je ne crache pas sur les compléments alimentaires).

Les médecines alternatives peuvent être une des solutions, dans le sens où elles pourront apporter un confort au patient faute d’autres alternatives, mais je ne veux pas en discuter.
Je veux juste parler du fait que voir que l’on crache dessus peut amener les gens à avoir une estime encore plus basse d’eux-même (alors que leur médecin leur rabâche déjà qu’ils n’ont rien, « que c’est dans la tête »), ou à leur faire perdre d’office tout espoir (et donc perdre l’effet placebo qui a un rôle à jouer dans la guérison).

De mon point de vue, il y a des choses bien plus condamnables en médecine que « juste » l’homéopathie ou les activités para-médicales. Je ne sais pas pour autant qui je préfère condamner entre le médecin qui fait passer son patient à la trappe d’office ou le marabout du coin qui fait miroiter un répit de courte ou de longue durée. Peut-être le premier parce qu’avec le deuxième, on a l’impression de faire quelque chose et/ou de ne pas être « pris pour un fou ».

Quand bien même aucun traitement n’existe, il reste la « thérapie du lâcher-prise » (nom informel) reconnue par les théories cognitivistes et par la psychologie positive, mais qui est vraiment formé ? Comment trouver un thérapeute ? Comment trouver les fonds pour se faire soigner ? Comment se convaincre d’essayer quand toute la société nous hurle de nous battre pour rentrer dans le moule ?

Bref, si vous voulez cracher sur des gens, faites en sorte de n’oublier personne.

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