Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Catégorie : Brève (Page 1 sur 3)

« C’est peut-être la ville qui ne vous supporte pas. »

Envie de citer mon médecin pour le titre de cet article, envie de commencer sur des aberrations.
Le même médecin qui m’annonce – comme ça – que mes douleurs sont listées dans les effets secondaires de mes neuroleptiques, après m’avoir demandé si je prenais bien mon traitement, et avant de me dire que, du coup, ça ne valait pas la peine de faire des examens approfondis.

Moi ? En colère ?
J’aurais du prendre une photo de l’infirmière du CMP qui me rend visite quand je lui ai raconté ma dernière consultation, ça aurait très bien illustré.

Handicapophobie. Psychophobie.
Personne n’en parle et pourtant c’est bien présent.

« Ça ne se voit pas sur ton visage » mais pourtant, on s’en rend bien compte quand on me demande dans les présentations le métier que j’exerce. Je n’ose pas souvent dire que je souffre de troubles psy, je me contente d’évoquer l’hypothèse de la fibromyalgie.
Je ne sais pas comment me sortir de tout ça. J’essaie de donner un sens à mon quotidien en faisant du bénévolat mais… Je m’étais bien rendu compte que la protection animale, ça se justifiait moyen auprès du commun. Alors je me suis intéressée à l’humain : cours de français langue étrangère et soutien scolaire.
« Vous êtes payée ? »
Rire moqueur à la réponse, négative.

C’est lassant.
J’en ai parfois marre de la vieille génération (bon, j’en aurais sûrement marre de la nouvelle également si je la côtoyais plus souvent j’imagine).
J’ai juste envie que l’on me laisse tranquille : une dépression à 15 ans suivie d’une déclaration de schizotypie, puis la sorte de fibromyalgie à 25, ça me suffit. Sans compter les expériences traumatisantes dans le monde du travail.
Pas besoin d’en rajouter.

« Mais oui mais ça ne se voit pas ! »

Alors… Chut ?


Je suis toujours pleine de colère, quand ce n’est pas le stress, c’est la colère. J’aimerais juste être zen ou simplement reposée.
Ma vie semble une flagellation quotidienne « ta maison est sale », « pourquoi t’as pas lu aujourd’hui », « t’es nulle », « faudrait peut-être que tu trouves un boulot », « comment tu ferais sans tes parents pour payer tes factures », « tu t’occupes mal des poilus », « t’as pas fait grand chose aujourd’hui », « tu dis que tu veux écrire mais tu n’as rien d’intéressant à dire », « arrête d’utiliser le je », …


Il paraît qu’il suffit de traverser la rue ! …

Article douteux sur bases douteuses

Breaking news

  • Baz est TOUJOURS en vie !
  • Bientôt la rentrée.
  • Y a des trucs dans mon jardin mais j’ai pas trop la force d’aller voir.
  • Mon PC est passé sous Debian (et tout le monde s’en fout).
  • On essaie d’attraper un chat qui vit au bord de la départementale depuis plusieurs semaines, il faut que l’on achète une cage-trappe *soupir*.

En ce moment, je lis, motivée par l’idée de reprendre des études de philosophie. Bon, merci Parcoursup, ce ne sera pas pour cette année (de toute façon, je ne compte plus les années perdues, certains diront que le temps n’est jamais perdu de toute façon).
Je suis donc amenée à lire des articles par-ci par-là quand j’arrive à m’approcher de mon PC sans faire une crise d’angoisse (je suis un peu trop les SOS animaliers), et je papillonne de courant philosophique en courant philosophique.

Il y a peu de temps, il y a un nouveau « raid » contre l’homéopathie et les fake medicine. Ce qui m’a un peu fait voir rouge.
J’ai compris une partie de la raison par cet article (j’avais prévenu pour les sources douteuses) :
La popularité des charlatans du bien-être révèle les errements de la médecine

Je me suis dite que c’était pas faux.
Ma chère et tendre se rappellera de toutes les fois où je suis partie en guerre (c’est le cas de le dire) contre mon médecin pour revenir avec une ordonnance de paracétamol, malgré mes nombreuses plaintes sur le fait que le paracétamol augmentait mes douleurs.
Ma mère attend actuellement de savoir si je vais être hospitalisée en octobre. Je le saurai quelques jours avant le jour prévu, à elle de pouvoir prendre congé et faire la route Lille-Aurillac dans les plus brefs délais (elle le vit bien, ouf !).
Mon médecin de me dire lorsque je lui demande si les douleurs cardiaques ont un lien avec un composant d’un complément (je supposais une interaction avec mon traitement) « mais pourquoi vous prenez ça ? » et moi de me retenir de lui hurler que si il prenait au sérieux mes douleurs ça irait peut-être un peu mieux.

Un autre article qui montre qu’il n’est pas facile d’avoir des opinions claires sur son traitement en cas de pathologie qui joue sur la fatigue :
En cas d’intense fatigue, méfiez vous des conseils
(Désolée pour les multiples articles sur Slate, je prends ce qui est partagé sur le groupe Fibro’actions où je suis :p )

Je reviens de la pharmacie pour mon traitement neuroleptique habituel, des personnes passaient autour de moi pour des traitements anti-biotiques. Sans s’informer de leur réaction habituelle, la pharmacienne proposait automatiquement de l’ultra-levure qui a été à chaque fois accepté, bien que non remboursée et de l’ordre du compléments alimentaires (je ne crache pas sur les compléments alimentaires).

Les médecines alternatives peuvent être une des solutions, dans le sens où elles pourront apporter un confort au patient faute d’autres alternatives, mais je ne veux pas en discuter.
Je veux juste parler du fait que voir que l’on crache dessus peut amener les gens à avoir une estime encore plus basse d’eux-même (alors que leur médecin leur rabâche déjà qu’ils n’ont rien, « que c’est dans la tête »), ou à leur faire perdre d’office tout espoir (et donc perdre l’effet placebo qui a un rôle à jouer dans la guérison).

De mon point de vue, il y a des choses bien plus condamnables en médecine que « juste » l’homéopathie ou les activités para-médicales. Je ne sais pas pour autant qui je préfère condamner entre le médecin qui fait passer son patient à la trappe d’office ou le marabout du coin qui fait miroiter un répit de courte ou de longue durée. Peut-être le premier parce qu’avec le deuxième, on a l’impression de faire quelque chose et/ou de ne pas être « pris pour un fou ».

Quand bien même aucun traitement n’existe, il reste la « thérapie du lâcher-prise » (nom informel) reconnue par les théories cognitivistes et par la psychologie positive, mais qui est vraiment formé ? Comment trouver un thérapeute ? Comment trouver les fonds pour se faire soigner ? Comment se convaincre d’essayer quand toute la société nous hurle de nous battre pour rentrer dans le moule ?

Bref, si vous voulez cracher sur des gens, faites en sorte de n’oublier personne.

Ça commence aussi par C, entre autres

Breaking news :

  • j’ai renouvelé mon hébergement chez OVH, alors je me suis dit qu’il fallait peut-être écrire un article histoire de rentabiliser ;
  • BAZ EST TOUJOURS EN VIE (oui, vous avez eu peur) : il pète la forme. Il est avec nous dans le Puy-de-Dôme et aime bien faire des câlins la nuit. On lui a acheté de la super pâtée et il a l’air d’aimer. Il a le droit à une séance d’ostéopathie au retour de vacances, parce qu’il a l’air cassé de partout mon doudou ;
  • bientôt le festival de théâtre de rue à Aurillac : on a deux chambres de disponibles si des personnes veulent venir ;
  • fait chaud.

 


J’ai eu un instant de répit en juillet, mais là, je dois bien l’avouer, mon questionnement sur mon avenir professionnel revient. La question me retourne le cerveau, et je grmblf sur ces conseillers qui font passer toutes sortes de test pour au final n’apporter aucune réponse.

« C’est quoi ton champs de compétence ? »
Euh…
« Tu finiras bien par trouver. »
Ben…
« T’es pas obligée tu sais. »
Mais…

Des idées, je crois que j’en ai plein, c’est au moment d’envisager de les tester que vient la peur de chuter. Enfin, là, on ne parle plus de peur, je coule le bateau à la hache avant même d’avoir quitté le port. Je ne sais même pas si on a déjà mis le bateau à l’eau. Je crois que je n’ai même pas commencé la fabrication du bateau.
Je vous ai dit que j’étais terrorisée ?

N’ayant pas grand chose à perdre, je me dis que c’est peut-être le moment de créer. Alors je m’imagine tenant un salon de thé options jeux et poilus.
L’idée nécessite juste d’être stable et de trouver le combo fond de commerce + maison + jardin en achat, bien situé, rien que ça. Ça peut peut-être fonctionner comme « signe du destin », si les conditions se réalisent, ça veut dire que je dois me lancer.
Cette idée me paraît plus tangible que de devenir écrivaine (bon, je le garde dans un coin de mon esprit, mais je me sens toujours trop nulle pour ça). Ou guide de montagne.

Ça commence par C

Wane a eu son CAPES !
Nous étions ravies mercredi dernier, à l’annonce des résultats. Plus qu’à attendre les affectations.
Vendredi soir, elles sont tombées.
Créteil.

Créteil, c’est quand même un peu loin du Cantal. Un peu trop loin même. Bon, y a pire en terme de distance, mais ça fait quand même loin (l’ai-je assez dit ?).
Panique à bord.

Un weekend plus tard (où l’on avait des amis à la maison, on n’a pas été de supers hôtes), on reprend nos esprits. Je reste à Aurillac, je garde la maison, Wane va faire son année à Créteil, et on croise les doigts l’année suivante pour avoir un max de points de mutation.
On tente quand même un recours au ministère, histoire de.


Vient la question de que faire à la rentrée ?
Je suis face à deux extrêmes :
– « me retrouver dans le silence et la contemplation », devenir une sage quoi. Paraît que pour ça, il faut choisir de bonnes lectures, mais pas trop lire (ai-je faux avec mon défi 50 livres sur l’année ? Il me paraît risible ce défi). J’y crois moyen, je culpabilise d’avance de ne rien faire. Et en même temps, je sais très bien que si je remplis mes journées de choses en tout genre, je ne m’en sentirais pas meilleure. Au final, l’idée ne paraît pas trop bête à travailler.
– « vivre chaque jour comme le dernier jour de ma vie ». Bon, en fait, ça me paraît bête, si c’était vraiment mon dernier jour, je passerais ma journée à angoisser au fond de mon lit, j’en suis sûre. Du coup, il y a pas mal de journées que je vis comme mes derniers instants. J’imagine que cela signifie qu’il faut remplir ses journées à fond, commencer un Miracle Morning, être méga productif au travail, avoir des idées géniales, rencontrer des gens géniaux, et tout ceci juste en le voulant. Je reste tout autant dubitative.

On en discutait avec ma psychologue ce matin : « tout est affaire de nuances » mais paraît que les gens aiment bien se mettre dans les extrêmes. Je n’en suis pas aussi sûre, les gens aspirent aux extrêmes, mais vivent cependant les nuances, c’est juste qu’on a tendance à les super-héroïser et les envier parce que ça paraît beaucoup plus simple vu de l’extérieur.
Bref, à moi de poursuivre ma quête des nuances parce que, ces derniers jours, je me sens nulle de chez nulle. Je ne sais pas trop pourquoi.


Breaking news (ouais, je les ai mises en dernier pour une fois) :
– BAZ EST TOUJOURS EN VIE (bon, en fait, quand ce ne sera plus le cas, y aura sûrement un article pour rappeler quel chat génial c’était, mais là, je peux juste dire que c’est un chat génial).
– Amis : j’ai vu mon filleul ce weekend ! Même si on était au fond du trou Wane et moi, c’est cool de voir mon filleul (qui a bien grandi) et mes amis. À refaire à un moment où mon monde ne s’écroule pas en revenant des courses.
– Potager : j’ai des patates (tant mieux parce que j’ai plus d’argent), des tomates en cours de mûrissement, des courgettes qui poussent (on en a mangé une géante façon pizza), les salades grandissent et les oignons se font manger. Il faut que je me décide à récolter les graines de coriandre. Par contre, les plants de potirons ont un peu beaucoup foiré de ma faute.
– Vacances : mes parents arrivent dans moins d’une semaine, puis on ira dans les Pyrénées, puis ensuite dans le Puy-de-Dôme chez la famille de Wane. J’espère faire des randos !
– Traitement : je teste l’huile de CBD. C’est pas bon et ça donne une haleine bizarre. J’attends de voir des effets positifs (j’ai reçu le flacon hier).

J’suis paumée

Breaking news :
– Jardin : les salades sont bonnes, on commence à avoir des minis oignons rouges et jaunes, les pommes de terre poussent (même si sous « couche chaude » elles ont du mal à démarrer), ma coriandre grandit bien et j’ai placé un nouveau ruban de radis ! Ah, et puis on a pu faire un petit pot de confiture avec les fraises du jardin.
– CAPES : depuis le dernier article, Wane a su qu’elle était admissible à l’oral, alors c’est la dégringolade niveau humeur/stress, on en pâtit toutes les deux. Oraux les 21 et 22 juin à Nancy, on a pris un appart hôtel avec piscine intérieure et salle de sport, si jamais ça peut aider. Ensuite, on attendra les résultats…
– Humain : ma môman est venue en urgence le weekend dernier pour tenter de nous remonter le moral, ça m’a fait un peu de bien. Au final, avoir les parents plus près, ce serait sympa (mais retourner dans le Nord, euh…).
– Chats : Iorek et Pattenrond sont partis dans le Puy de Dôme hier, ils ne progressaient plus ici et ça devenait difficile pour nous, on leur espère une chouette vie et de finir par poser leur valise !
– Baz : TOUJOURS EN VIE ! Même si il y a eu de nombreuses frayeurs.
– Stage : j’ai abandonné, c’était très intéressant mais entre les vertiges, les hypoglycémies et les déréalisations sur 48h, je ne pouvais pas continuer.


Je ne sais pas quoi faire.

C’est pas vraiment nouveau, faut se l’accorder. Mais j’ai beaucoup de mal à le vivre en ce moment. Tout le temps, à vrai dire.
Je n’ai pas trouvé le métier qui me fait vibrer, ou, tout du moins, celui qui ne me fait pas me dire au bout de cinq minutes que c’est méga effrayant et que je n’y arriverai jamais.

Bon, là, je peux sortir plein de citations « inspirantes », sauf que je ne les retiens jamais vraiment, j’ai juste la règle des trois enchaînements d’Idriss Aberkane (il est devenu humoriste ?) :
1- C’est ridicule.
2- C’est dangereux.
3- C’est évident.

Je trouve plein d’idées ridicules, certaines passent le tamis, et deviennent dangereuse (je ne fais vraiment pas confiance à ma santé). Je n’arrive plus à passer mon deuxième tamis.
Plus qu’à croiser les doigts pour un jour être sur le « c’est évident ».

Je continue de lire sur le développement personnel, ils y évoquent tous le triomphe du mental sur le physique, juste par la force de la volonté. Très bien, mais je la trouve où cette volonté ? Y a pas un guide préalable au développement personnel classique quand on est dépressif de longue date ?
Enfin, ça, c’est la littérature américaine. La littérature française, c’est plutôt savoir accepter et vivre avec, ce qui va en contradiction avec ce que me demande la société.

De là, Gandhi a dit « sois le changement que tu veux voir dans le monde ».
Je ne sais pas trop quel changement je voudrais dans le monde, c’est peut-être là le problème.

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