Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Catégorie : Aventure

Vadrouilles en vrac

Fille de prof’ (et copine de prof’), les vacances, c’est fait pour bouger.
Surtout les vacances d’été.

On s’est tout d’abord retrouvées avec mes parents dans les Pyrénées, même location que l’année dernière, les chats étaient de la partie cette fois ci :

Cookies observe les Pyrénées

Les montagnes sont toujours aussi hautes, faisant presque passer le Cantal pour un plat pays.

La valeureuse marcheuse brandit ses bâtons et d’un pas sûr, monta la montagne.
(En fait, non, c’était la pause)

On rencontre d’étranges créatures :

Bestiole bizarre

Erwane face au T-Rex du Val Louron !

Après cette escapade dans les Hautes-Pyrénées (soyons HaPy ! Beau jeu de mot du conseil général de ce département), nous sommes parties dans le Puy-de-Dôme (mieux vaut rester en Auvergne !) chez de la famille.

Au programme, des cascades :

Eau qui tombe fait de la mousse

Des rivières :

Chien qui patauge, surveille ton auge

On en a aussi profité pour se baigner dans le lac d’Aydat (mais j’avoue ne pas être très assidue aux séances aquaplouf familiales), pour regarder le ciel lors de la Nuit des Étoiles, pour acheter une énorme bombonne de chantilly (elle est presque finie, snif), pour se balader dans Clermont Ferrand (fait chaud), pour voir des amies (merci pour l’entrée aux thermes !) et pour faire des randos (sans photos !).

Sitôt revenues dans le Cantal, sitôt reparties pour 24h dans le Lot à Saint Cirq Lapopie. Visite du village médiéval (très euh… touristique ?), balade sur les chemins de halage, baignade dans le Lot (y a beaucoup de cailloux, bobos pieds), vin de  Cahors et retour dans la tente en titubant (enfin, presque !).
Malheureusement, pleine Lune oblige, pas trop le moment de regarder les étoiles…

Vue sur l’église en descendant sur le village par le GR

Vue sur Saint Cirq Lapopie

Le Lot !

Bon, maintenant, y a plus de sous et les poilus sont éreintés (nous aussi !). On va tranquillement attendre l’affectation d’Erwane et la rentrée scolaire. Il y a un risque que nous ne soyons plus cantaloues, Erwane pouvant être affectée un peu partout en Auvergne… M’enfin ! On va espérer rester près d’Aurillac (et ne pas avoir à déménager !)

Au niveau des poilus, Cookies passe ses derniers instants avec nous… depuis deux mois ! Plein de crasse sur la santé mais elle reprend du poil de la bête, c’était peut être encore une fausse alerte ? À voir quand on diminuera la cortisone 😉

J’ai tenu dans mes bras une brebis.

Balade du matin.
Le soleil perce les nuages, les gouttes se font plus rares, le moment parfait pour sortir après ces derniers jours de pluie.
Pour ne pas tenter le diable, on fait la balade de 30/45 minutes, afin de minimiser le risque de subir un changement soudain de météo (bon, je l’avoue, sur la fin, on s’est prise quelques gouttes).

Nous avançons sur le chemin, et approchons tranquillement l’enclos des moutons (qui ont d’ailleurs migré dans la pâture en face de celle habituelle). Au loin, j’en vois un qui semble coincé dans le grillage, zut.
Nous passons devant l’enclos, je n’ai plus le mouton en vue, caché par les arbres.
Et puis là, un agneau s’approche de nous deux, malgré la présence d’Anouk, et nous bêle dessus de toutes ses forces.
Qui a dit que les moutons étaient bêtes ?

Je contourne donc la pâture, à travers la forêt, et je vois une brebis qui tente sans succès de rentrer dans la pâture mais qui n’arrive pas à franchir le grillage. Anouk ne s’est pas encore approchée, je tente d’aller vers la brebis pour soulever le grillage et espérer qu’elle s’y faufile mais elle est terrorisée par ma présence et me fuit. Le grillage, de son côté, est bien fixé et laisse très peu de place à un brebis pour s’y faufiler.

Anouk arrive, attirée par les bêlements. Premier contact sans grillage avec un brebis, elle se contente d’habitude de les faire fuir et de s’exciter un peu derrière la clôture, presque des appels au jeu.
S’en suit alors une suite de rappel et de « je cours après la brebis, c’est marrant ». La brebis ne sait pas trop quoi faire, moi non plus.

Après plusieurs minutes où nous tentons chacune de notre côté de trouver une solution à ce problème (moi en tentant de trouver de quoi soulever la clôture à distance voir sans ma présence afin d’y faire passer la brebis, elle en continuant de foncer tête baissée dans le grillage, et Nounouk en train de se dire que c’est marrant comme jeu), la brebis fuit poursuivie par Anouk bien contente d’avoir un peu d’action.
Des aboiements.
Je m’enfonce dans la forêt et ses ronces, pensant qu’Anouk s’est accrochée à un arbre (ouf, elle a toujours son collier), et je retrouve la brebis tétanisée au sol avec une Nounouk qui essaie de la relever.
Pas de trace de morsure.

Faute de mieux, je prends la brebis dans mes bras. Ouf, le cœur bat toujours, très vite, certes. Je refais le chemin vers la pâture à travers les ronces, tentant de trouver le chemin le moins obstrué. Le sol n’est pas stable et la brebis commence à reprendre ses esprits et s’agiter un peu. Ouf. J’arrive jusqu’à la clôture, je ne peux pas m’approcher pour me pencher afin de déposer directement la brebis sur le sol car un fil barbelé obstrue mon chemin et le poids de la brebis m’empêche de coordonner correctement mes mouvements.
Je me penche du mieux que je peux afin de limiter le choc. La brebis passe la clôture, boitille sur quelques pas, reprends ses esprits, et fonce vers le troupeau.

Plus de peur que de mal.
(Si on exclue mon pantalon, déchiré de toutes parts)

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