Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

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Petits, petits…

Depuis un peu plus de deux semaines, deux minis terreurs sont arrivées à la maison. Pas par elle-même, non, on m’a demandée de les garder pour la nuit afin de les emmener au refuge le lendemain.

Les deux mini-terreurs qui refusent de se laisser amadouer…

Vu leur état de familiarisation à l’humain, deux semaines plus tard, elles sont toujours dans leur chambre qui commence à se meubler petit à petit.

Me voilà donc avec deux mini terreurs, et comme ça ne suffisait pas, hier soir, j’ai accompagné le groupe dans l’espoir de piéger le reste de la fratrie (qui atterrirait… chez moi).
Presque deux heures, de 20h à 22h, à espérer voir des bouts de moustache et des yeux luminescents, et, surtout, à espérer en attraper un ou deux pour les mettre en sécurité.
Deux heures à discuter en scrutant le piège et en tendant les oreilles pour entendre le moindre miaulement. Les miaulements, nous les avons eu, mais pas de signes de moustache, pas de reflet de lumière dans des pupilles de félon félin (ou félin félon)…
Le piège : vide.

Nous aussi, nous étions en guerre, non pas contre le chat, mais pour lui.

Un Chat est venu pour noël, cleveland amory

On discute avec une personne qui sort son chien, on apprend qu’ils sortent le matin, vers 6h30, quand la ville est calme. Et ensuite, nous voilà emprisonnées dans des conversations qui ne mènent à pas grand chose. Enfin, en deux mots : vinaigre blanc.

Vers 22h, nous repartons bredouille… Peut-être allons nous réessayer tôt le matin ? Ou retenter un soir ? Le quartier est mal fréquenté, il y a toujours un peu d’appréhension à attendre dans ces rues. Peut-être que nous ne verrons jamais ces chatons.

Dans tout ça, je me rends bien compte que le terrain, ce n’est pas pour moi.

Conseil lecture : Un Chat est venu pour Noël, de Cleveland Amory. Histoire assez sympa entre un protecteur des animaux et un chat. Le livre date des années 80, il se passe donc au début de l'apparition de la protection animale et il est assez marrant de rencontrer des associations qui semblent se lancer dans le livre et que l'on connaît maintenant de manière internationale.
Possibilité de prêter ou d'envoyer mon exemplaire dès que je l'ai fini (bientôt !) :)


Pollution intérieure pour se dépolluer. Ok.

En ce moment, je tente de me remettre aux MOOC (merci ma môman qui suit religieusement ses cours pendant les vacances scolaires), et j’ai choisi le thème des polluants et des toxiques dans notre environnement.
Je suis donc tombée sur cet article Wikipédia du benzopyrène.

Les benzopyrènes sont produits par combustion incomplète de composés aromatiques.
[…]
le chauffage au bois, émetteur d’hydrocarbures aromatiques polycycliques dans l’atmosphère.
les brûlages de déchets verts, sont aussi des sources de benzopyrène à prendre en compte ; en milieu rural, la combustion du bois conduit à des niveaux élevés de B[a]P dans l’air extérieur12,13.
dans les barbecues, où le benzopyrène est produit par combustion incomplète des graisses animales au contact des flammes de charbon de bois. Les concentrations peuvent atteindre 10 μg/kg de viande14.

Wikipédia

Mais le Hygge, ce n’est pas aussi les cheminées et – en été – les barbecues ? On parle bien aussi des bougies voir de l’encens, et, en ce qui concerne la pollution de l’air intérieur, ce n’est pas génial tout ça !
Et en hiver, quelqu’un va-t-il se risque à aérer son appartement en pleine ville pendant 10 minutes ?

Je suis toujours réjouie devant un feu de cheminée, le travail du bois est un travail qui réchauffe qui plus est, et j’adorais ramasser mes fagots de petits bois en promenant mes chiens, mais je ne suis plus sûre de vouloir une cheminée maintenant (quoique, les autres chaudières, finalement…).

Pour le moment, je pense que je vais me contenter des lumières tamisées un peu partout dans la maison (même si j’aime bien avoir une vraie lumière de jour par moment).

P.S. : en fait, je crois que je vais m’installer à Chaudes-Aigues qui pratique une forme de géothermie non voulue :

La source d’eau chaude à Chaudes-Aigues est à 82°C (le guide dit que l’on peut faire un œuf dur en 15 minutes), le sol de l’église est chauffée avec cette eau et l’intérieur est chaud (et humide).

On ne fait pas d’univers sans casser d’œuf cosmique

Breaking news :
– CAPES : nous sommes actuellement à Nancy, Wane passe les oraux du CAPES jeudi après-midi et vendredi matin, on accepte les prières, les doigts croisés et sacrifices de chocolat !
– BAZ EST TOUJOURS EN VIE : bon, là, il est chez une très bonne amie à Clermont-Ferrand, vivement que l’on puisse le retrouver vendredi ! Anouk est avec lui, les trois jeunes sont restés à la maison.
– Jardin : mon potager ressemble à un tas de mauvaises herbes mais je l’aime comme ça ! Les radis sont en train de pousser, depuis la confiture de fraise on a pu faire deux tartes aux fraises, ma voisine m’a gentiment donné des mini laitues à replanter, bref, il fait sa vie ! (Puis j’ai enfin mis en terre mes potirons.)


Actuellement, je lis « Changez vos pensées, changez votre vie », une interprétation du Tao (Lao-Tseu) selon le Dr Wayne Dyer.
Également, je regarde la chaîne YouTube CrashCourse. Je viens de finir la suite de cours sur les médias (et comment s’en protéger).

Pourquoi je parle des deux ?
Une interprétation du 30ème verset du Tao (traduction de l’auteur) parle du non usage de la force, ce qui inclue de ne pas s’y exposer, directement ou par les médias. Cela fait écho avec l’effet de « bulle filtrante »/ »chambre à écho » (plusieurs termes existent) : des algorithmes choisissent pour nous ce que l’on veut ou ne pas voir.

Celui qui doit guider un meneur d’hommes dans les dédales de la vie le préviendra contre l’utilisation des armes pour des fins de conquêtes, car les armes se retournent souvent contre ceux qui les brandissent.

Là où des armées s’établissent, la nature n’offre que des ronces ou des épines.
Après une longue bataille, le sol est maudit, les récoltes avortent, la terre est dépouillée de son caractère maternel.

Une fois que vous avez atteint votre but, vous ne devez pas faire étalage de votre succès, vous ne devez pas vous vanter de vos habiletés, vous ne devez pas éprouver de fierté ; vous devez plutôt regretter de ne pas avoir été en mesure de prévenir la guerre.

Vous ne devez jamais envisager de conquérir les autres par la force.
Tout ce qui s’appuie sur la force finit bientôt par se décomposer.
Cela n’est pas en accord avec la Voie.
Et celui qui n’est pas en accord avec la Voie, sa fin ne se fait pas attendre.

Voilà pour le 30ème verset (traduction de traductions à vrai dire), maintenant, le conseil final du Dr Dyer :

Tout comme on vous invite à changer le regard que vous posez sur le monde, changez de station quand vous tombez sur une émission de télévision ou de radio qui présente des images ou des sons associés à la force ou à la violence. Puis élargissez cette ligne de conduite pour inclure les films, les vidéocassettes et les jeux vidéos qui contiennent des scènes de violence, des meurtres et des poursuites en voiture.

Le conseil me semble carrément conservateur ! Bien que j’approuve d’une part l’idée de ne pas se surexposer inutilement (pour ne pas atteindre le seuil d’impuissance acquise par exemple), pour moi, il reste important de s’informer.
Je ne débattrais pas sur le fait de s’exposer ou non aux jeux vidéos/films violents autrement par le fait que nous sommes – je pense – plus ou moins en mesure de faire la part des choses. Une des choses qui faisaient bien rire Fred était que – bien que végétarienne et militante de la cause animale dans la vie réelle – je prenais un « plaisir sadique » à taper et tuer de pauvres animaux innocents dans certains jeux vidéos. Ouais, je dois refouler grave.

Pour moi, s’informer est une « mesure de prévenir la guerre » et non une exposition délétère à la violence. Il est à chacun de trouver sa limite entre « j’en sais suffisamment pour agir » et « je suis désarmé(e) face à tout ça, je ne peux plus agir ». Bref, ce n’est ni blanc ni noir (oh, le Yin-Yang !).

Pour revenir sur mon vécu à Aurillac, j’ai rejoint un peu par hasard la Cimade pour apporter des cours de FLE bénévolement. Je ne donne pas cours en ce moment, c’est un peu trop le bordel dans ma vie et malheureusement ma santé me joue un peu des tours, mais j’assiste à certaines permanences et me retrouve donc confrontée à « la réalité du terrain » (si seulement les tracts de l’extrême droite étaient vrais…).
Être informée de ce qu’il se passe et être en position active pour agir (bon, mon activité, c’est plutôt faire des photocopies, faute d’avoir des connaissances en droit, mais j’apprends petit à petit) donne envie d’agir, un peu contre des moulins à vent, il est vrai, mais avec un peu plus de résultats. C’est ensuite la maîtrise de soi même qui permet d’agir dans la non-violence (et la tenue de ce foutu égo j’imagine, j’ai encore du boulot !).

Par contre, quand je vois le préfet s’auto-congratuler de « l’ordre nationale du mérite bla bla » envoyer une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) à des ados de lycée en train de se forger un avenir en France faute de ne pouvoir connaître que la violence dans leur pays d’origine, ça me fout un peu en colère, vous pouvez en savoir plus en suivant ce lien (et vous pouvez également signer la pétition, on sait jamais) :
Soutenez des jeunes lycéens guinéens et malien qui vont être expulsés

Sous la pluie

Un type voulait faire une balade, il regarde donc la météo. La météo lui dit « il fait beau », alors le type il se dit « chouette ! » et il part en balade.
Et effectivement, il a fait beau.
#MercrediFiction

Après plusieurs jours dans le noir mental le plus complet, j’ai profité d’une accalmie pour avancer dans mes cadeaux de Noël (tant mieux, le 24, c’est dimanche) et pour promener Anouk qui s’ennuyait. Je regarde la météo.

« Éclaircies avec quelques pluies fines. »

Bon, allons au lac !

Une heure à se balader sous des averses et des pluies pas si fines que ça.
Je bénis mon pyjama qui m’attendait au retour (pour Anouk, ça ne changeait pas grand chose, qui dit lac dit baignade…).

Nous nous sommes baladées, Anouk dans l’instant présent, moi dans mes pensées, plutôt dans l’avenir.

« Erwane a son capes cette année et une affectation dans le Cantal en septembre 2018. »

Une sorte de mantra que je me récite pour me sortir la tête de mes idées noires en début de balade sous ce ciel bien gris. Peut être que cela fonctionnera, en tout cas, je n’ai pensé qu’à de bonnes choses durant ma marche.

En prenant le chemin dans le sens inverse, je vois enfin les tipis de l’autre côté du pont. De quoi abriter une moyenne tribu, avec de quoi faire barbecues et autres feux de camps. Je me dis que ce serait chouette cet été de se retrouver entre amis là bas pour un ou deux jours et profiter du lac et de ce lieu.
Surtout qu’avec un peu de chance, il y aura un événement à fêter !
Je n’en dirais pas plus (enfin, si, ne vous inquiétez pas, pas de morveux en vue ! Loin de là !)

Un peu plus loin, je vois des chalets flottants. Bon, c’est un peu moins sympa pour se retrouver en groupe, surtout avec des chiens et mon filleul-qui-aura-deux-ans (ça grandit vite !), mais ça doit être marrant d’y passer une nuit.
Enfin, la prochaine nuit en amoureuses, c’est dans une yourte ! La cabane flottante me tente beaucoup moins à côté de ça.

Et puis je pense à mon blog, à ce blog, je ne sais pas trop ce que j’en fais. Je voulais mettre des photos des paysages que je rencontrais mais je ne pense jamais à prendre mon appareil. Ou alors je préfère garder les photos pour moi ou ne trouve pas l’intérêt d’en faire un article.
Il faudrait que je publie plus souvent, mais pour dire quoi ? Une énième dépression ?
Les gens ne voudront plus venir dans le Cantal si ça continue !
Non, je vais le continuer, et pour le financement (50€/an), je vais peut être faire une cagnotte, pour que ce lieu reste toujours sans pub, et aussi pour me sentir redevable de vous donner des nouvelles.
Un peu pour me retirer de la tête que c’est un journal intime que je suis seule à lire.

Quelqu’un me lit ?

P.S.: pas de photos, j’ai toujours pas pris mon appareil, et puis il pleuvait en plus !

Vadrouilles en vrac

Fille de prof’ (et copine de prof’), les vacances, c’est fait pour bouger.
Surtout les vacances d’été.

On s’est tout d’abord retrouvées avec mes parents dans les Pyrénées, même location que l’année dernière, les chats étaient de la partie cette fois ci :

Cookies observe les Pyrénées

Les montagnes sont toujours aussi hautes, faisant presque passer le Cantal pour un plat pays.

La valeureuse marcheuse brandit ses bâtons et d’un pas sûr, monta la montagne.
(En fait, non, c’était la pause)

On rencontre d’étranges créatures :

Bestiole bizarre

Erwane face au T-Rex du Val Louron !

Après cette escapade dans les Hautes-Pyrénées (soyons HaPy ! Beau jeu de mot du conseil général de ce département), nous sommes parties dans le Puy-de-Dôme (mieux vaut rester en Auvergne !) chez de la famille.

Au programme, des cascades :

Eau qui tombe fait de la mousse

Des rivières :

Chien qui patauge, surveille ton auge

On en a aussi profité pour se baigner dans le lac d’Aydat (mais j’avoue ne pas être très assidue aux séances aquaplouf familiales), pour regarder le ciel lors de la Nuit des Étoiles, pour acheter une énorme bombonne de chantilly (elle est presque finie, snif), pour se balader dans Clermont Ferrand (fait chaud), pour voir des amies (merci pour l’entrée aux thermes !) et pour faire des randos (sans photos !).

Sitôt revenues dans le Cantal, sitôt reparties pour 24h dans le Lot à Saint Cirq Lapopie. Visite du village médiéval (très euh… touristique ?), balade sur les chemins de halage, baignade dans le Lot (y a beaucoup de cailloux, bobos pieds), vin de  Cahors et retour dans la tente en titubant (enfin, presque !).
Malheureusement, pleine Lune oblige, pas trop le moment de regarder les étoiles…

Vue sur l’église en descendant sur le village par le GR

Vue sur Saint Cirq Lapopie

Le Lot !

Bon, maintenant, y a plus de sous et les poilus sont éreintés (nous aussi !). On va tranquillement attendre l’affectation d’Erwane et la rentrée scolaire. Il y a un risque que nous ne soyons plus cantaloues, Erwane pouvant être affectée un peu partout en Auvergne… M’enfin ! On va espérer rester près d’Aurillac (et ne pas avoir à déménager !)

Au niveau des poilus, Cookies passe ses derniers instants avec nous… depuis deux mois ! Plein de crasse sur la santé mais elle reprend du poil de la bête, c’était peut être encore une fausse alerte ? À voir quand on diminuera la cortisone 😉

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