Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Auteur : Phnix Page 2 of 16

Still alive !

Un peu de gâteau ?

Cher tout le monde,

Comme le titre l’indique, je suis toujours en vie. Pas mal de choses se sont passées depuis le dernier article, des trucs sympas et des trucs pas vraiment cool.

Du côté de Victoire, son changement de prénom a été accepté par l’état civil ! Ouf, une bonne chose de fait. Son année de professeur stagiaire en région parisienne est désormais derrière nous et la voici mutée pour un poste dans le Cantal à la rentrée.
Nous n’allons donc pas rester à Aurillac mais allons plutôt retourner en campagne au pied des montagnes. Direction le parc régional des volcans d’Auvergne ! (Et ça claque plus qu’Aurillac)
Déménagement fin juillet.

Du côté des chats… C’est la catastrophe. Hobbes, le dernier chat qu’il me restait, a disparu depuis quelques semaines. Tout comme Jiji, aucune nouvelle. J’ai déposé quelques annonces mais je n’ai aucun espoir… Vraiment hâte de quitter ce quartier, pour moi, le voisinage n’est pas étranger à ces disparitions de chats (stérilisés et identifiés !).

J’avais accueilli deux chattes dont une qui a mise bas de chatons qui ont maintenant 11 semaines et qui tète toujours :

Ils sont actuellement dans la période où ça joue beaucoup et où on a juste envie de les étriper la nuit (on a du cacher la balle à grelots à minuit). Là, Victoire peine à finir sa nuit vu le vacarme qu’ils font ! On hésite à les mettre en carton dès maintenant pour le déménagement :p

Fedora et Mint sont adoptés près de Bordeaux, la mère – Angel – a une visite ce dimanche et Gentoo reste avec nous. À voir si Debian – le dernier des chatons – trouve une famille ou reste avec nous !

Nous allons passer à une vie en appartement, ça va être l’occasion pour moi de travailler l’enrichissement de l’environnement et de travailler les sorties en laisse (Gentoo a déjà son harnais mais il est encore trop grand !)
À voir donc ce que ça donne. Les chatons n’ont pas pris l’habitude de sortir, ce sera donc plus facile.

De mon côté, niveau santé… Ça pourrait aller mieux !
J’ai été opérée il y a deux jours pour retirer ma vésicule biliaire, j’espère avoir une récupération rapide car là, je fais petite vieille !
J’ai également vu une rhumatologue qui m’a trouvée une cervicalgie chronique. En faisant un bilan chez l’orthoptiste, on m’a trouvé des yeux divergents : j’ai donc droit à des séances de torture pour faire travailler mes muscles optiques. Joie.
Puis je dois aller voir un dentiste pour des troubles de l’occlusion. Sans compter les séances de kiné à reprendre.

Bref, en ce moment, quand vient l’idée aux gens de me demander mon boulot, je peux clairement montrer mon agenda et demander si il trouve une place dedans pour caser des horaires de boulot.

D’ailleurs, j’ai à nouveau eu une énorme migraine un matin en me réveillant, cette migraine qui me fait vomir quand je me lève ou que j’avale quelque chose, celle qui ne passe pas sans perfusion (que l’on m’a refusé aux Urgences…).
Quand on est seule avec des animaux à charge, c’est très angoissant. J’angoisse que ça revienne un autre jour… Enfin, Victoire est là maintenant.

Voilà pour les nouvelles, j’ai du mal à écrire en ce moment. J’ai même abandonné ma participation au concours de nouvelles annuel d’Aurillac. J’ai eu plein d’idées mais des idées sans véritables phrases articulées.

Où le pouvoir réside dans le choix de ne pas consommer

Pour changer, je me pose toujours plein de questions. Peut-être trop mais je ne crois pas. Le soucis, c’est que ça me met vraiment en rage contre « les gens ». Eux, vous, toi, moi.

En essayant de tromper mes angoisses sur Internet de peur de ne pas être assez épuisée et de ressasser dans mon lit, je suis tombée sur une illustration de personnes se battant pour « construire un monde meilleur pour nos enfants » puis, une case plus loin, se dire que finalement, « c’est bien trop facile ». Selon eux, j’imagine parce que le pouvoir d’accès aux biens s’est beaucoup faciliter depuis leur propre enfance, qu’ils n’avaient pas tout ça… mais nous, est-ce qu’on ne nous a pas un peu forcé à avoir tout ça ?

Facile de dire ça, « ils n’ont pas eu le choix », etc. Alors pourquoi nous reprocher ce qu’ils n’ont pas refusé ?
Il y a le combat « c’était mieux avant » vs. « le monde est bien plus facile pour vous (petits ingrats) » où mon point de vue semble posé, il y a toute la critique du monde actuel qui peut se résumer en « O—O MARCHE ARRIÈRE TOUTE », il y a aussi que j’en ai marre du monde et que j’entame mon combat d’abandonner tous mes rêves (qui sont quelque peu dictés par des clichés), un peu de résilience et beaucoup de repli sur moi, et que je vais aller construire mon monde toute seule dans mon coin.

Bon, il y avait aussi tout un passage entre la passation de pouvoir entre la consommation et le choix de ne plus consommer. Le fait que voyager physiquement n’est plus de la partie (et si c’est pour voir les mêmes pollutions ailleurs…) et que je vais donc me contenter des fictions vu l’état de la planète (et de mon corps). Puis beaucoup de critiques et de ras-le-bol sur les choix de la société (puis sur moi qui capitule).

J’avais sûrement plein de trucs à dire mais ça s’est perdu.

Que faire pour la protection animale ?

Peut-être toute vie a-t-elle son propre sens, et faut-il toute une vie pour découvrir ce sens.

Une Vie bouleversée, etty hillesum

Toujours dans le but de trouver un sens à ma vie, je lis actuellement le livre « Trouver son Ikigaï : vivre de ce qui nous passionne » de Christie Vanbremeersch.
Il est demandé à un moment de faire la liste de 50 choses qui nous mettent en colère (bizarrement, c’est plus facile que de trouver 5 traits de caractères que nous aimons chez nous) et l’état de la protection animale en fait partie, ce monde de coup bas, de catastrophes parfois pire que chez les particuliers, la misère sociale qui parfois l’entoure, etc.
Être en colère, c’est une chose, mais paraît-il que la meilleure façon de se mettre en colère, c’est de changer les choses, de se mettre en action, d’utiliser cette énergie à des fins productives (là, mon mental se dit que ce n’est pas vraiment la productivité que je recherche, certes).

La question est : que puis-je faire ?

Dans un premier temps, je me suis dit que peut-être, dans d’autres milieux, ça fonctionne autrement. Mes expériences associatives n’ont pas vraiment acquiescé : tout semble source de conflit.
Par contre, ce qui m’a sauté aux yeux dans un deuxième temps, c’est que la population gravitant autour des animaux manque cruellement de formation pour lâcher-prise et prendre soin de soi-même, que ce soit au niveau des professionnels (que dire du nombre de vétérinaire qui mettent fin à leurs jours ? Sans compter tout ceux qui ont perdu foi en leur profession…) que des particuliers, pas grand monde ne choisit d’investir du temps et de l’argent dans la formation, aussi bien pour prendre du recul et prendre soin de sa propre existence que pour prendre soin des animaux que l’on peut prendre en charge.

Dernièrement, je demandais des conseils pour gérer au mieux l'arrivée de deux mamans chats, j'ai essayé de nommer mes craintes et d'expliquer ce que je n'étais pas en mesure de faire. Finalement, j'ai passé la soirée à pleurer après les remarques blessantes que l'on a pu m'adresser. Par contre, je n'ai pas eu le moindre conseil utile, je fais donc "comme je peux".

Il s’agît de ma propre vision, alors, j’ai besoin de vous : pour me raconter vos péripéties dans le monde de la protection animale, pour me dire ce qu’il manque à vos yeux, pour m’expliquer ce qui vous chagrine ou ce qui au contraire vous met en joie, pour me faire part de vos souhaits, de vos rêves, de vos espoirs…
Une des réponses sera bien sûr l’argument financier : on manque cruellement de moyens, ou, tout du moins, tout semble très mal distribué (et que dire des guerres de pouvoir ?). Mais tout ça, ce sont des énergies, on doit bien pouvoir en trouver des bienveillantes de ces énergies ?

N’hésitez pas à me contacter par le moyen qui vous arrange : par le blog, par mail (pphnix@gmail.com), sur les réseaux sociaux, par téléphone ou autour d’un café (je me déplace !).
La protection animale est une cause qui me tient à cœur mais je peine à trouver les moyens qui seront les plus utiles.

La justice des « justes »

Je ne sais jamais où me placer face aux actualités, je suis souvent d’accord et souvent en désaccord, et puis parfois, je suis aussi en désaccord avec mon accord.

Cela touche toute ma vie.
Pour exemple, dans le domaine de la linguistique et de l’informatique, il y a le faux-amis « digital » en français qui fait grincer pas mal de dents. L’utilisation des « technologies digitales » au lieu des « technologies numériques » s’explique par le terme anglais digit qui donne nombre en français.
Chose dont énormément de personnes se foutent, alors ça créée des débats de classe entre les « bons » qui utilisent numérique et le « péon moyen » qui va se contenter du faux-ami.

Et même sur ça, je n’arrive pas à m’entendre avec moi même : je trouve l’utilisation abusive des digitaux en tout sens à jeter à la poubelle (et même Digimon n’a pas osé faire de traduction en parlant de « digital monster » et donc en restant… en anglais) mais en même temps, je trouve ça nul de penser ainsi, que c’est faire du classicisme et que ben… l’usage fait force.
En bref, ça m’énerve mais je garde ça en moi et j’essaie de retrouver le calme intérieur en digérant (je ne vous raconte pas les soucis de digestion que j’ai en ce moment).

Je parle de ça suite aux débats autour de la restauration de Notre-Dame-de-Paris. Perso, j’en ai rien à faire et je trouve ça débile, mais selon une émission de radio (de mémoire) c’est parce que je suis dépressive et que donc rien ne m’émeut (mais je fais l’autruche sur pas mal de choses). Je regarde donc tout ce petit monde râler sur les donations obligatoires, et les crédits d’impôts, et la culture française, et la politique pour les SDF, aussi pour les migrants, et même la politique en général (et on attend toujours le discours de Macron si j’ai bien compris).

Et aussi parce que je lisais un livre qui m’a donné plein de citations inspirantes (un jour, je vous parlerai de l’histoire des citations inspirantes allant de la Grèce antique aux Paroles de Filles en passant par les Démotivateurs, peut-être) :

Ceux qui cherchent à tirer la couverture sur eux et à profiter de l’inégalité aggravent la laideur du monde, mais la laideur dans les relations entre les hommes vient principalement de la justice des justes. Pourquoi ? Parce que le mal le plus étendu, c’est la logique de ce petit moi qui juge, pèse et calcule, compare et revendique, et il est d’autant plus pernicieux qu’il se satisfait d’avoir la justice de son côté.

La Soif de l’essentiel – réza Moghaddassi

Petits, petits…

Depuis un peu plus de deux semaines, deux minis terreurs sont arrivées à la maison. Pas par elle-même, non, on m’a demandée de les garder pour la nuit afin de les emmener au refuge le lendemain.

Les deux mini-terreurs qui refusent de se laisser amadouer…

Vu leur état de familiarisation à l’humain, deux semaines plus tard, elles sont toujours dans leur chambre qui commence à se meubler petit à petit.

Me voilà donc avec deux mini terreurs, et comme ça ne suffisait pas, hier soir, j’ai accompagné le groupe dans l’espoir de piéger le reste de la fratrie (qui atterrirait… chez moi).
Presque deux heures, de 20h à 22h, à espérer voir des bouts de moustache et des yeux luminescents, et, surtout, à espérer en attraper un ou deux pour les mettre en sécurité.
Deux heures à discuter en scrutant le piège et en tendant les oreilles pour entendre le moindre miaulement. Les miaulements, nous les avons eu, mais pas de signes de moustache, pas de reflet de lumière dans des pupilles de félon félin (ou félin félon)…
Le piège : vide.

Nous aussi, nous étions en guerre, non pas contre le chat, mais pour lui.

Un Chat est venu pour noël, cleveland amory

On discute avec une personne qui sort son chien, on apprend qu’ils sortent le matin, vers 6h30, quand la ville est calme. Et ensuite, nous voilà emprisonnées dans des conversations qui ne mènent à pas grand chose. Enfin, en deux mots : vinaigre blanc.

Vers 22h, nous repartons bredouille… Peut-être allons nous réessayer tôt le matin ? Ou retenter un soir ? Le quartier est mal fréquenté, il y a toujours un peu d’appréhension à attendre dans ces rues. Peut-être que nous ne verrons jamais ces chatons.

Dans tout ça, je me rends bien compte que le terrain, ce n’est pas pour moi.

Conseil lecture : Un Chat est venu pour Noël, de Cleveland Amory. Histoire assez sympa entre un protecteur des animaux et un chat. Le livre date des années 80, il se passe donc au début de l'apparition de la protection animale et il est assez marrant de rencontrer des associations qui semblent se lancer dans le livre et que l'on connaît maintenant de manière internationale.
Possibilité de prêter ou d'envoyer mon exemplaire dès que je l'ai fini (bientôt !) :)


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