La rentrée, c’est souvent une nouvelle année qui commence (encore plus si votre compagne est dans l’Éducation Nationale). Et qui dit nouvelle année, dit envie de changement.

J’ai voulu faire plein de choses, je me disais que je pouvais créer une association et l’idée est morte dans le processus administratif. « Pour faire quoi de différent ? » Je suis allée visiter le refuge félin du secteur afin d’apporter mon aide (au moins quelques gratouilles) puis ma voiture est tombée en panne. Remorquage de la maison, plus qu’à attendre le diagnostic – « c’est grave docteur ? » -, heureusement pour nous, elle est sous garantie.

J’attends que les cours de Qi Gong commencent, j’attends que la voiture revienne pour savoir si je peux faire les randonnées en groupe avec Anouk – je crois que je manque de motivation seule en ce moment -, j’attends… Le frais est revenu, je vais pouvoir me remettre à courir (énième reprise).

J’ai envie d’écrire, j’avais même envie de commencer un nouveau blog pour parler de choses intéressantes, mais je n’ai pas vraiment su cerner quoi et le projet est mort en voulant trouver un autre support que WordPress. Je me dis que je pourrais écrire des nouvelles ou des romans mais la nausée arrive dès les premières lignes. Puis la descente aux enfers. Je suis sûre de ne pas être mère, et ça me va plutôt bien, mais… Écrire !

Je continue de lire, en ce moment sur le biomimétisme. Je me dis que je pourrais m’y intéresser plus en profondeur mais mon compte bancaire et les difficultés à reprendre des études en France achève le peu de volonté qu’il me reste après ma vie pleine d’échec. Je lis entraide et je me demande ce que je peux apporter aux autres, étant moi même dans une impasse. Pourquoi tant de connaissance sur le bien-être pour être moi-même totalement morose ?

Même mes connaissances sur les chats acquises sur le terrain et dans les études ne servent à rien. Tout comme lorsque j’assistais au travail à la nonchalance de mes employeurs vétérinaires, je subis maintenant en tant que cliente, de près ou de loin. Je subis les discours formatés sur ce que je ne demande pas, selon là où je m’adresse, je vais être soit folle à lier de ne rien faire soit de tout faire.

Et pendant ce temps là, mon stock d’anxiolytique descend… Descend… Et je n’ai pas le courage de revoir mon psychiatre car à part lui faire part des effets secondaires et avoir mon renouvellement, je n’espère rien. Enfin si, pas un nouveau traitement qui m’enverra sur la table d’opération.

Bref, je n’ai pas le moral, et ça ne change pas.