Pour changer, je me pose toujours plein de questions. Peut-être trop mais je ne crois pas. Le soucis, c’est que ça me met vraiment en rage contre « les gens ». Eux, vous, toi, moi.

En essayant de tromper mes angoisses sur Internet de peur de ne pas être assez épuisée et de ressasser dans mon lit, je suis tombée sur une illustration de personnes se battant pour « construire un monde meilleur pour nos enfants » puis, une case plus loin, se dire que finalement, « c’est bien trop facile ». Selon eux, j’imagine parce que le pouvoir d’accès aux biens s’est beaucoup faciliter depuis leur propre enfance, qu’ils n’avaient pas tout ça… mais nous, est-ce qu’on ne nous a pas un peu forcé à avoir tout ça ?

Facile de dire ça, « ils n’ont pas eu le choix », etc. Alors pourquoi nous reprocher ce qu’ils n’ont pas refusé ?
Il y a le combat « c’était mieux avant » vs. « le monde est bien plus facile pour vous (petits ingrats) » où mon point de vue semble posé, il y a toute la critique du monde actuel qui peut se résumer en « O—O MARCHE ARRIÈRE TOUTE », il y a aussi que j’en ai marre du monde et que j’entame mon combat d’abandonner tous mes rêves (qui sont quelque peu dictés par des clichés), un peu de résilience et beaucoup de repli sur moi, et que je vais aller construire mon monde toute seule dans mon coin.

Bon, il y avait aussi tout un passage entre la passation de pouvoir entre la consommation et le choix de ne plus consommer. Le fait que voyager physiquement n’est plus de la partie (et si c’est pour voir les mêmes pollutions ailleurs…) et que je vais donc me contenter des fictions vu l’état de la planète (et de mon corps). Puis beaucoup de critiques et de ras-le-bol sur les choix de la société (puis sur moi qui capitule).

J’avais sûrement plein de trucs à dire mais ça s’est perdu.