Cette semaine, suite à des tragédies – qui virent un peu au comique de répétition, ha ha, c’est bon, merci, on arrête là – j’ai dépensé euh… Beaucoup.
Enfin, je sais pas trop.

Cette semaine, j’ai aussi signé un contrat avec une entreprise d’aide à domicile pour faire appel à une aide-ménagère. J’avoue, je le vis partiellement mal, vivement que l’on invente le dolorimètre.

Cette semaine, je me suis aussi rendue compte que je détestais vraiment passer par Le Bon Coin et que rien ne valait mon Emmaüs chéri d’Aurillac (la sortie shopping préférée d’Anouk).

Tout ça pour en venir à la notion d’argent. Et surtout, à cette question que je me pose : ai-je la notion de l’argent ? Et, plongeons un peu plus loin, est-ce que je veux de cette notion de l’argent ?

Pour moi, cette notion a toujours été corrélé à un travail que l’on effectue. J’ai entendu des gens dire que telle chose coûte autant que tel nombre d’heures de travail, on peut donc de là comprendre que les cadres trucmuches n’ont pas la même notion que l’employé au SMIC.
Et puis moi, je suis là avec mon AAH et ce que mes parents me donnent pour compléter (le montant de l’AAH est en dessous du seuil de pauvreté), et je me demande comment baser la correspondance. En me disant que telle chose à tel prix, c’est autant d’heures à supporter mes pathologies ?
Ça ne m’a pas l’air super cool comme façon de penser.

J’aime pas les choses pas cool, donc je vais me décider à ne plus penser à la notion de l’argent, sinon, quand je dépense de l’argent, c’est autant qui va sur mon karma aïejémal.

Décidons donc que l’argent, c’est une énergie qui nous ait donnés pour vivre dans la société actuel (certaines sociétés pratiquaient bien le sacrifice humain, donc bon, on n’est pas très loin de certains boulots troll inside). On peut stocker l’énergie pour plus tard en sachant que, malheureusement, elle perd un peu en puissance avec le temps (les livrets d’épargne ne couvrent pas le taux de l’inflation). Mais on finit par l’utiliser (ou, si ce n’est pas nous, c’est l’état, et peut-être nos descendants, un chouilla), et de là, je ne pense pas que ce soit super positif de faire peser dans la balance oui-non-est-ce-que-j’achète-ou-pas de la souffrance (en cherchant le truc sur l’étymologie de travail, je suis tombée sur cet article Médiapart : L’Arnaque de l’étymologie du mot « travail », même si je ne suis pas d’accord sur le fait de dissocier totalement étymologie et sens actuel – même si le sens se transforme pour une partie de la population, l’autre partie va garder le sens précédent et il risque d’y avoir rupture dans la communication – il est vrai qu’on ne peut pas vraiment être sûr de l’étymologie d’un mot, à moins d’être omniscient). D’ailleurs, on dit que ceux qui gagnent énormément perdent la notion de l’argent, peut-être parce qu’ils ne peuvent plus calculer le quota souffrances possibles/prix de l’achat ?

Bref, arrêtons de nous poser des questions sur l’utilisation de la souffrance qui, pour moi, va de paire avec la « notion de l’argent ».
Dans certains courants de bien être/spiritualité, il est dit de plutôt s’imaginer avec des comptes bancaires bien remplis (pour ceux du fond, on évite les paradis fiscaux s’il-vous-plaît), au cas où ça arriverait (bah oui, il faut libérer ses énergies, ses chakra, et son porte-monnaie, ou imaginer son porte-monnaie comme le sac sans fond de Mary Poppins ou, plus récemment, d’Hermione Granger).

Je vais revenir sur le fait que l’argent semble être une énergie dans notre conception du monde, elle est là, alors pourquoi ne pas l’utiliser pour l’alimenter d’autres énergies ? « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » tout ça, tout ça, pourtant, il semblerait que la société ait préféré la transformer en plastique ou autres trucs pas sympas qui pullulent sur la planète à la place des trucs sympa (bon, entre un orang-outan et un pot de pâte à tartiner à l’huile de palme dans ma cuisine, j’avoue que je choisirai plutôt la politique consumériste des choses, quoique, ça peut être sympa un orang-outan, mais je ne pense pas que le climat du Cantal lui convienne) (ah ah, on peut écrire « les orangs-outans » et « les orangs-outangs »).

Et puis j’ai arrêté d’écrire cet article dans un moment d’angoisse sur plein d’autres choses, mon compte en banque est mort de chez mort, j’en déduirai bien que j’ai la notion de l’argent mais mon esprit est là en train de me dire « oh, ça c’est bien cool ».
Puis Hobbes est malade, un calicivirus a priori, donc dans ma tête je me dis qu’il faut faire une PCR pour être sûr de chez sûr, et Anouk n’est pas bien, j’ai donc réussi à trouver une praticienne EMDR dans le Puy-de-Dôme et une maison qu’Anouk connaît et où elle est à l’aise pour faire la séance de mise en place du processus et tout et tout. Et lui commander des compléments parce qu’il y aurait peut-être des carences selon les symptômes qu’elle montre.
Et tout ça, bla bla.

Je crois que je suis fatiguée, sans énergie.