Je n’ai pas écrit depuis environs deux mois. J’ai l’impression qu’il s’est passé un peu trop de choses tout en ayant la sensation de stagner dans ma vie.

On a eu des chatons non sevrés à la maison, puis j’ai du les rendre dans un down et ils sont presque tous décédés là bas. Je le vis mal.
Au début des vacances de la Toussaint, il y a eu une annonce pour une chatte trouvée en très mauvais état. C’était pas trop loin d’ici alors on est allées la chercher, on l’a mise au chaud et on l’a nourrie. On l’a emmené à la clinique, elle était porteuse du FIV mais à part ça tout allait bien, alors elle est restée une nuit sous perfusion avant de rentrer chez nous. Puis une semaine plus tard, on l’a retrouvée décédée dans son sommeil. C’est pas très joyeux.
Lundi dernier, Hobbes avait des blessures sur la tête et il avait la queue inerte. Clinique, donc. Les radios ont montré une fracture de la troisième lombaire, il a du se faire taper par une voiture. Heureusement, il fait ses besoins correctement, il a juste des soucis pour sauter. On dirait que la queue refonctionne petit à petit, à voir si on doit amputer ou pas. Mais il est câlin et avale ses comprimés tout seul.
Et puis, Baz est toujours en vie.

De mon côté, on avait enfin programmé l’hospitalisation pour changer de traitement. Ma mère était venue pour s’occuper des poilus en mon absence.
Dès le début, c’était déjà le bordel pour entrer en unité psychiatrique. Quand j’ai eu l’entretien avec mon psychiatre, ça sentait mauvais, alors que c’était normalement clair que je venais pour le changement de traitement, il a voulu me faire croire que je n’allais pas bien et que l’hospitalisation était une chance pour améliorer ça.
Je suis restée trois jours. Trois jours à pleurer dans les toilettes, à ne pas manger car ils ne voulaient pas me servir de repas végétarien, à n’avoir aucun soignant qui me demandait comment j’allais, à devoir refuser la moitié des médicaments car on voulait me gaver de neuroleptiques inutiles. Puis un type lui aussi hospitalisé m’a à moitié menacé de viol, voulant « me faire goûter de l’homme ». Je suis allée en parler aux infirmières « si jamais il entre dans votre chambre vous sonnez ». On ne peut pas fermer les portes, on me donne des somnifères le soir, et je n’aurais jamais pu atteindre la sonnette.
C’était trop, et c’était clair pour moi, retour à la maison. Le psychiatre a voulu me retenir mais il n’en avait pas le pouvoir (ouf !).
Je suis donc rentrée chez moi, je n’ai plus vu personne du CMP depuis, je n’ose plus répondre au téléphone. J’ai arrêté une partie du nouveau traitement car il me rendait encore plus mal, la seule réponse du psychiatre était de l’augmenter. Je ne suis pas allée chercher la nouvelle ordonnance.
J’ai des messages sur mon répondeur mais je n’arrive pas à me décider à les écouter, je n’ai répondu à quasiment personne pour mon anniversaire.

À côté de ça, je n’arrive plus vraiment à manger. J’ai des nausées et de l’acidité gastrique. Sans compter les douleurs qui sont toujours là. Je n’ai pas faim, juste envie de vomir.
Je suis crevée, je me réveille une dizaine de fois par nuit. Ce matin, vers 5h, j’ai du appeler ma chérie suite à un cauchemar assez violent.
Et puis toujours des douleurs, des migraines à n’en plus finir.

J’essaie de m’en sortir, je suis allée voir un nouveau psy dans le privé pour tenter l’EFT. J’ai réussi à aller un peu mieux quelques jours au niveau moral et énergie (car je n’ai l’énergie de rien). J’essaie de faire les exercices de mon côté mais je ne vois pas trop d’amélioration. J’essaie aussi de méditer, ça me fait du bien sur le moment, c’est déjà ça.

Bref, je ne sais pas trop quoi faire. J’ai perdu toute confiance dans mes soignants, je me sens seule, et j’ai l’impression de couver de graves soucis de santé.