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En ce moment, je lis, motivée par l’idée de reprendre des études de philosophie. Bon, merci Parcoursup, ce ne sera pas pour cette année (de toute façon, je ne compte plus les années perdues, certains diront que le temps n’est jamais perdu de toute façon).
Je suis donc amenée à lire des articles par-ci par-là quand j’arrive à m’approcher de mon PC sans faire une crise d’angoisse (je suis un peu trop les SOS animaliers), et je papillonne de courant philosophique en courant philosophique.

Il y a peu de temps, il y a un nouveau « raid » contre l’homéopathie et les fake medicine. Ce qui m’a un peu fait voir rouge.
J’ai compris une partie de la raison par cet article (j’avais prévenu pour les sources douteuses) :
La popularité des charlatans du bien-être révèle les errements de la médecine

Je me suis dite que c’était pas faux.
Ma chère et tendre se rappellera de toutes les fois où je suis partie en guerre (c’est le cas de le dire) contre mon médecin pour revenir avec une ordonnance de paracétamol, malgré mes nombreuses plaintes sur le fait que le paracétamol augmentait mes douleurs.
Ma mère attend actuellement de savoir si je vais être hospitalisée en octobre. Je le saurai quelques jours avant le jour prévu, à elle de pouvoir prendre congé et faire la route Lille-Aurillac dans les plus brefs délais (elle le vit bien, ouf !).
Mon médecin de me dire lorsque je lui demande si les douleurs cardiaques ont un lien avec un composant d’un complément (je supposais une interaction avec mon traitement) « mais pourquoi vous prenez ça ? » et moi de me retenir de lui hurler que si il prenait au sérieux mes douleurs ça irait peut-être un peu mieux.

Un autre article qui montre qu’il n’est pas facile d’avoir des opinions claires sur son traitement en cas de pathologie qui joue sur la fatigue :
En cas d’intense fatigue, méfiez vous des conseils
(Désolée pour les multiples articles sur Slate, je prends ce qui est partagé sur le groupe Fibro’actions où je suis :p )

Je reviens de la pharmacie pour mon traitement neuroleptique habituel, des personnes passaient autour de moi pour des traitements anti-biotiques. Sans s’informer de leur réaction habituelle, la pharmacienne proposait automatiquement de l’ultra-levure qui a été à chaque fois accepté, bien que non remboursée et de l’ordre du compléments alimentaires (je ne crache pas sur les compléments alimentaires).

Les médecines alternatives peuvent être une des solutions, dans le sens où elles pourront apporter un confort au patient faute d’autres alternatives, mais je ne veux pas en discuter.
Je veux juste parler du fait que voir que l’on crache dessus peut amener les gens à avoir une estime encore plus basse d’eux-même (alors que leur médecin leur rabâche déjà qu’ils n’ont rien, « que c’est dans la tête »), ou à leur faire perdre d’office tout espoir (et donc perdre l’effet placebo qui a un rôle à jouer dans la guérison).

De mon point de vue, il y a des choses bien plus condamnables en médecine que « juste » l’homéopathie ou les activités para-médicales. Je ne sais pas pour autant qui je préfère condamner entre le médecin qui fait passer son patient à la trappe d’office ou le marabout du coin qui fait miroiter un répit de courte ou de longue durée. Peut-être le premier parce qu’avec le deuxième, on a l’impression de faire quelque chose et/ou de ne pas être « pris pour un fou ».

Quand bien même aucun traitement n’existe, il reste la « thérapie du lâcher-prise » (nom informel) reconnue par les théories cognitivistes et par la psychologie positive, mais qui est vraiment formé ? Comment trouver un thérapeute ? Comment trouver les fonds pour se faire soigner ? Comment se convaincre d’essayer quand toute la société nous hurle de nous battre pour rentrer dans le moule ?

Bref, si vous voulez cracher sur des gens, faites en sorte de n’oublier personne.