Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

J’avoue ne pas avoir idée d’un titre ce soir.

Break news venues du Cantal :
– Miss Teigne, la maman de McGonagall, a été stérilisée et identifiée, elle sera vaccinée demain avec le retrait des fils. Elle attend sa famille pour la vie.
– Hobbes a été castré vendredi, il passe de temps en temps à la maison, on espère qu’il deviendra plus casanier dans les semaines à venir afin d’envisager de le mettre à l’adoption.
– Wane est en arrêt depuis deux semaines, j’en parlerai plus loin.
– Après des semaines de pluie, le soleil repointe le bout de son nez et on a pu voir des potes canins ! Pas de photos pour illustrer, mon appareil photo est resté sagement là où je l’avais laissé pour essayer de ne pas l’oublier (loupé).
– Le bar à croquettes et le capsule hôtel pour chats installés à la cave font fureur chez les matous du village. Si quelqu’un a pitié de moi, qu’il m’envoie une cage-piège !
– J’ai reçu un nouveau joujou : un balais aspirateur/vapeur. Mon sol n’a jamais été aussi doux.
– On a toutes les deux un rhume. À force de fréquenter les salles d’attente, j’ai choppé un microbe de passage, et Wane, à force de m’embrasser, a récupéré ce microbe. Bonne nouvelle, si jamais il s’agit d’un virus mortel, on vient de gagner une partie du jeu de plateau Pandémie donc on devrait pouvoir gérer.

Depuis quelques jours, le soleil est revenu. Pourtant, c’est toujours aussi difficile de se motiver pour sortir. Les matins sont plus compliqués qu’en début d’année, fumble ce matin en me levant à 7h30 pour me rendormir juste après ma méditation. Le soleil avait bien avancé dans sa course quand je me suis réveillée.
Entre le rhume, les migraines, Wane à surveiller, je suis crevée.

Pourtant, aujourd’hui, j’avais organisé une balade canine. J’ai été tenté de dire « je viens pas, amusez vous sans moi ! » mais ça n’aurait pas été super sympa. Et puis on a besoin de se promener Nouk et moi (vous ai-je dit qu’on tente à nouveau un régime ?).
Finalement, je ne le regrette pas, et je suis repartie avec la sensation que j’avais passé un bon moment et que ce serait cool de refaire ça bien vite.

Drôle de sensation quand on est dépressive. On se sentirait presque normale, comme si le soleil paraissait plus brillant d’un coup (et qu’il n’en profitait pas pour vous éblouir lorsque vous roulez).
C’est un sujet qui revient souvent avec Wane, sur le ton de la rigolade, toutes ces paroles classiques du « mets toi un coup de pieds aux fesses et ça ira mieux », « enfile tes chaussures de sport et va prendre l’air, pas besoin de médications ! » et autres.
On aurait presque envie que ce soit vrai. Pourtant, une fois qu’on a réussi à mobiliser l’énergie pour se rendre à notre activité, qu’on y passe un bon moment (ne parlons pas du cas critique où on ne passe pas un bon moment), que l’on rentre le sourire aux lèvres, on sent bien quelques heures plus tard que l’on a à nouveau envie de se cacher sous sa couette et ne plus jamais sortir.

Wane ne devait pas trop comprendre mes soucis avant.
Puis son anxiété est apparue, elle la décrit dans son article : Anxiété.
Et depuis, elle me demande souvent comment j’arrive à vivre avec ça. Et moi, je me demande comment est la vie sans ça. Je ne distingue plus vraiment la frontière entre normal et maladif. Quand Wane me décrit ses symptômes, pour moi c’est presque normal. Je les redécouvre en partie, je me rends compte que normalement ils ne sont pas là, pas chez tout le monde. C’est… bizarre.

Avec le développement personnel, je peux formuler une idée positive de la crise que nous traversons en ce moment : Wane aura une idée de ce que je vis, ce ne seront plus que des mots, et moi je me rends compte que la vie sans dépression est bien différente.
Je peux aussi me dire que je dois profiter de mes journées sans migraine, le médecin m’a demandé de noter les jours où j’en ai, et le ratio avec/sans est en ma grosse défaveur. Je vais donc profiter des moments où je n’ai pas mal… Enfin, je vais essayer.

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3 Comments

  1. Babeth

    Vous avez raison de prendre le temps de vous remettre.
    C’est vrai qu’on ne sait pas comment agir: faire ou dire quelquechose c’est prendre le risque d’être maladroit, ne rien faire nous culpabilise car donne l’apparence de l’indifférence, alors qu’il n’en est rien.
    En tant que parent, on souffre quand nos enfants souffrent, mais on apprend aussi à faire confiance à votre intelligence, à l’amour que vous portez l’une pour l’autre.
    Merci aussi de nous ouvrir la porte à vos états d’âme.
    On vous embrasse bien fort toutes les 2 et on pense bien à vous, et des gratouilles à vos poilus!

    • Phnix

      Sans avoir connu cet état (et même en l’ayant connu !), c’est presque impossible de trouver les bons mots (si tant est qu’il en existe !), mais on en a conscience 🙂
      Et puis, en ce moment, comme on est toutes les deux en plein dedans au final, les généralités type « coup de pieds aux fesses », ça nous fait rire à deux 🙂 Ils ont au moins ça de bon !

      On espère toutes les deux pouvoir mettre des articles plus « positifs » dans les semaines à venir !

  2. Anonyme

    J’aime bien les histoires de Phnix

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