Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Mois : janvier 2018

J’avoue ne pas avoir idée d’un titre ce soir.

Break news venues du Cantal :
– Miss Teigne, la maman de McGonagall, a été stérilisée et identifiée, elle sera vaccinée demain avec le retrait des fils. Elle attend sa famille pour la vie.
– Hobbes a été castré vendredi, il passe de temps en temps à la maison, on espère qu’il deviendra plus casanier dans les semaines à venir afin d’envisager de le mettre à l’adoption.
– Wane est en arrêt depuis deux semaines, j’en parlerai plus loin.
– Après des semaines de pluie, le soleil repointe le bout de son nez et on a pu voir des potes canins ! Pas de photos pour illustrer, mon appareil photo est resté sagement là où je l’avais laissé pour essayer de ne pas l’oublier (loupé).
– Le bar à croquettes et le capsule hôtel pour chats installés à la cave font fureur chez les matous du village. Si quelqu’un a pitié de moi, qu’il m’envoie une cage-piège !
– J’ai reçu un nouveau joujou : un balais aspirateur/vapeur. Mon sol n’a jamais été aussi doux.
– On a toutes les deux un rhume. À force de fréquenter les salles d’attente, j’ai choppé un microbe de passage, et Wane, à force de m’embrasser, a récupéré ce microbe. Bonne nouvelle, si jamais il s’agit d’un virus mortel, on vient de gagner une partie du jeu de plateau Pandémie donc on devrait pouvoir gérer.

Depuis quelques jours, le soleil est revenu. Pourtant, c’est toujours aussi difficile de se motiver pour sortir. Les matins sont plus compliqués qu’en début d’année, fumble ce matin en me levant à 7h30 pour me rendormir juste après ma méditation. Le soleil avait bien avancé dans sa course quand je me suis réveillée.
Entre le rhume, les migraines, Wane à surveiller, je suis crevée.

Pourtant, aujourd’hui, j’avais organisé une balade canine. J’ai été tenté de dire « je viens pas, amusez vous sans moi ! » mais ça n’aurait pas été super sympa. Et puis on a besoin de se promener Nouk et moi (vous ai-je dit qu’on tente à nouveau un régime ?).
Finalement, je ne le regrette pas, et je suis repartie avec la sensation que j’avais passé un bon moment et que ce serait cool de refaire ça bien vite.

Drôle de sensation quand on est dépressive. On se sentirait presque normale, comme si le soleil paraissait plus brillant d’un coup (et qu’il n’en profitait pas pour vous éblouir lorsque vous roulez).
C’est un sujet qui revient souvent avec Wane, sur le ton de la rigolade, toutes ces paroles classiques du « mets toi un coup de pieds aux fesses et ça ira mieux », « enfile tes chaussures de sport et va prendre l’air, pas besoin de médications ! » et autres.
On aurait presque envie que ce soit vrai. Pourtant, une fois qu’on a réussi à mobiliser l’énergie pour se rendre à notre activité, qu’on y passe un bon moment (ne parlons pas du cas critique où on ne passe pas un bon moment), que l’on rentre le sourire aux lèvres, on sent bien quelques heures plus tard que l’on a à nouveau envie de se cacher sous sa couette et ne plus jamais sortir.

Wane ne devait pas trop comprendre mes soucis avant.
Puis son anxiété est apparue, elle la décrit dans son article : Anxiété.
Et depuis, elle me demande souvent comment j’arrive à vivre avec ça. Et moi, je me demande comment est la vie sans ça. Je ne distingue plus vraiment la frontière entre normal et maladif. Quand Wane me décrit ses symptômes, pour moi c’est presque normal. Je les redécouvre en partie, je me rends compte que normalement ils ne sont pas là, pas chez tout le monde. C’est… bizarre.

Avec le développement personnel, je peux formuler une idée positive de la crise que nous traversons en ce moment : Wane aura une idée de ce que je vis, ce ne seront plus que des mots, et moi je me rends compte que la vie sans dépression est bien différente.
Je peux aussi me dire que je dois profiter de mes journées sans migraine, le médecin m’a demandé de noter les jours où j’en ai, et le ratio avec/sans est en ma grosse défaveur. Je vais donc profiter des moments où je n’ai pas mal… Enfin, je vais essayer.

Bonne année !

Une bonne année ? Vous avez dit une bonne année ? Où ça ?

Pour Anouk, bonne année doit être synonyme de gamelle heureuse. Je ne sais pas si le régime haricots vert après les fêtes entre dans la catégorie « gamelle heureuse ».

Pour l’année 2018, je ne vous souhaite que le meilleur et d’éviter le pire autant que possible, mais si il arrive quand même, d’en retirer ce qu’il y a à prendre pour avancer vers votre bonheur.
(Super la phrase tarabiscotée pour commencer)

De mon côté, j’ai commencé le Miracle Morning, et j’ai repris la lecture (la médiathèque m’aime bien). Je commence à faire des catégories dans les livres de développement personne que je lis. Il y a les américains – dont fait partie le miracle morning – qui se révèlent assez auto-centrés (je passerai outre les « il m’a révélé que j’étais spécial(e) » et se concentrent sur le succès, et les autres, qui se concentrent sur le bonheur.
On voit une nette différence entre deux côtés du monde.

Bref, avec tout ça, j’ai encore du mal à saisir la façon dont je dois réussir ma vie. Mais je tente le Miracle Morning, de toute façon je me réveille toute seule, alors autant méditer, faire du sport, lire et écrire ! Ça ne pourra pas me faire du mal.

Autre sujet, ma prise de sang – outre le Lyme négatif – a montré une protéine C trop haute. Signe d’un cancer pour Doctissimo, mais aussi signe d’inflammations. Ce qui correspond au fait que j’ai bobo pour tout et n’importe quoi.
Plus qu’à retourner voir Dr Humain, discuter avec lui des résultats et réfléchir à si je dois faire quelque chose (m’enfin, je pense que ça servira juste à partir faire un diagnostic, ou au moins à lui faire comprendre que non je ne mens pas quand je dis que j’ai mal).

Le Dr Cerveau lui a voulu me donner un médicament pour me tuer. J’ai vu les effets secondaires et mon corps a tout de suite dit « non, je ne prends pas ça ». Reste plus qu’à lui dire (bon, je vais d’abord passer par l’infirmière, qui est plus sympa).

Pas grand chose de nouveaux, on est allés dans le Nord tous les 6, tout le monde a été adorable sur la route – même si ça prend 12h -, tout le monde a été ador… ah non, pas McGo. McGo a fait plein de bêtises, mais on l’aime quand même vu que la vilaine sait se montrer adorable pour se faire pardonner. On a failli abandonner Jiji vu que môdame s’est cachée en nous voyant repartir (elle est douée pour se planquer).
Puis on est rentrés dans le Cantal, et depuis il pleut.
Hier soir il y avait deux chats dans les cabanàchats de la cave (de toute façon il n’y en a pas plus) et le petit tigré et blanc est venu me chercher pour que je remettre des croquettes (j’ai cru entendre un « dépêche toi feignasse, j’ai faim »). J’ai eu le droit à des câlins de maman McGo.
Il va bientôt falloir que je fasse un appel au don pour les stérilisations (déductible à 66% des impôts) et que je contacte la clinique pour avoir un accord avec l’asso qui couvre les stérilisations juridiquement (et qui permet d’avoir la déduction fiscale).
Sachant que y a au moins trois chats dont au moins deux femelles.
Gloups.

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén