Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Mois : août 2017

Il n’y a ni bon, ni mauvais choix.

Pour ceux qui n’auraient pas vu passer l’information, Erwane a eu deux (deux !) postes pour l’année scolaire, mi-collège, mi-lycée, et tout ça en restant à Aurillac.
Pas besoin de déménager donc, ne reste plus qu’à croiser les doigts pour le CAPÈS (et faire preuve de tout l’encouragement possible de mon côté, dit comme cela, on dirait une femme au foyer, gambare~).

Pas besoin de déménager. Pas besoin de… déménager.
Bon, plus qu’à reprendre tout ce que j’avais mis en plan depuis mai (voir avant quand la question se posait sur l’avenir pro). Et reprendre ma remise en fonction, pas forcément dans une optique professionnelle, mais au moins pour me débarrasser de cet (énième) épisode dépressif.

Les finances vont repartir dans le bon sens (enfin, sauf si complication avec le triangle maudit CAF/Pôle Emploi/MDPH, qui j’espère va s’éteindre avec le triangle d’été. Ou dois-je aller faire une visite au triangle des bermudes pour expier ?).

Vient le moment où on se dit que la grande partie de ce qui était externe à soi semble se résoudre et qu’il faudrait peut être s’intéresser aux choses que l’on peut changer soi même. Je me mets petit à petit à la promotion de mon groupe de balades canines (coucou ! Vous avez un chien ? Vous habitez dans le Cantal ? Venez vous promener avec nous !).
Et là, je suis bloquée sur deux voir trois projets.

J’ai lancé un bullet journal en décembre dernier, et celui ci est assez minimal. Je souhaitais y intégrer des concepts rencontrés de ci de là sur les Internets :
– le challenge productivité : sur le principe, chaque tâche peut être quantifiée en points, et arrivé à un certain nombre de points, on s’offre quelque chose. Problèmes : sur ma table de chevet trône le livre « Plenty in life is free » (« Pas mal de choses dans la vie sont gratuites ») et je n’aime pas l’idée qu’il y a derrière de consommer. D’un autre côté, je consomme DÉJÀ des livres et autres… Mais le mettre en récompense ? J’ai peur que cela apporte un côté stressant au challenge et me bloque dans toute initiative.
Bref, à un moment c’est oui, à un autre c’est non, et souvent c’est je sais pas.
– perdre du poids : BORDEL MAIS COMMENT FAIRE AVEC MON TRAITEMENT ?!? Hum. Non, je me pose vraiment la question. Faire plus de sport… Ça rejoint le challenge productivité car ma balance ne m’offre aucune récompense (à part le fait d’en prendre moins vite ?). Les soignants ne sont pas d’une grande aide et se contrefoutent du fait que non, j’ai pas spécialement envie de retourner à 95kg+.
– adopter un chachat/prendre un toutou en FA : les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients. Dog restera jusqu’à la fin dans la famille qui a pris le relais (on ne veut pas lui infliger un nouveau changement d’environnement et il se plait très bien là bas), Cookies a peut être un lymphome et ne veut pas dire combien de temps elle va encore rester avec nous, la vilaine. Bref, un chien, deux chats, peut être plus qu’un chat. Les effectifs diminuent, je ne sais pas si je peux l’accepter et je ne sais pas si je suis prête à faire entrer un nouveau poilu dans la tribu. Peur de devoir l’intégrer, que ce soit difficile à gérer, de ne pas avoir le coup de cœur, que ça se passe mal, que le nouveau ne soit pas accepter, des soucis que cela peut engendrer, des dangers dans lesquels il pourrait se mettre…
Beaucoup de questions, oui, non, je ne sais pas.

Ou voir les choses les unes après les autres, tester des idées, rebondir, tenter autre chose. Essayer ?

Dans mon programme d’amélioration, il est noté d’écrire des articles, alors j’écris.

Période troublée pour nous.

Où serons-nous à la rentrée ?
Allons-nous devoir déménager ?
Allons-nous réussir ?
Cookies sera-t-elle avec nous ?
Si nous déménageons, comment se passera sa poursuite des soins ?

Poursuite des soins, mais aussi pour moi. J’avais pu trouvé un cadre accueillant avec le CMP d’Aurillac, mais où vais-je atterrir ? Comment seront les structures ? Dois-je dire au revoir à mes soignants ?

Il suffit de s’accrocher à un mot et les questions apparaissent aussi subitement. Des questions, j’en ai tout plein en ce moment sur mon avenir.
Avenir, avenir… Vais-je réussir à me trouver une activité professionnelle ? Dois-je reprendre une formation ou des études ? Dans quelle structure me placer ? Pour ne pas faciliter les choses, Pôle Emploi m’a radiée du fait de ma santé. Comment accéder au suivi et aux formations de Cap Emploi, organisme prenant la suite de Pôle Emploi pour les personnes handicapées ?

Où serons-nous dans les années à venir ?
Où serais-je dans un mois ?
Où, où, où…

Alors, en ce moment, j’essaie de me recentrer sur moi, faute de pouvoir compter sur des repères extérieurs (la météo n’aide pas non plus). Je mets en place des objectifs pour «devenir meilleure». Je n’ai pas su le formuler autrement. En lisant à nouveau, je tombe sur des méthodes pour «changer de vie». Je sais que je veux «changer», mais pour devenir quoi ?

En discutant en ligne, on m’a demandée ce qu’était la schizotypie, le nom de l’affreuse maladie notée sur mon dossier pour la MDPH. Je ne savais pas. Personne ne me l’a expliquée, et je n’ai jamais demandé. Ça ne m’a jamais traversé l’esprit de demander à vrai dire, c’est juste un mot. Non ?

Durant les vacances, j’ai eu le malheur de me lever suite à deux cauchemars successifs et d’en parler à la première personne que je croisais dans la maison de vacances. S’en suivi tout un discours sur la prise en charge médicale. «Il faut que tu saches ce que ça veut dire». Pour moi, ça voulait juste dire que c’était une mauvaise nuit, peut-être que j’étais un peu plus stressée que d’habitude, peut-être que la nuit a été perturbée par des phénomènes extérieurs, peut-être… Les soignants ne pourront jamais répondre à la question du pourquoi, et j’avoue que je m’en fous, je ne veux pas savoir pourquoi, je veux juste aller vers un mieux.

Plusieurs écoles s’affrontent sur ce sujet. Pour moi, savoir pourquoi ne va pas donner les clés du comment aller mieux. Je peux chercher plein de raisons à ce pourquoi, elles colleront toutes à la situations selon les croyances de chacun. Alors, à quoi bon ?
Le «comment s’en sortir» est beaucoup plus intéressant. Il nécessite quand même un état des lieux, je crois que je bloque dessus d’ailleurs.

La littérature «feel good» a ce pouvoir de diffuser le développement personnel sans en faire un livre lourd à lire. Ça se lit même très facilement (bon, après, on n’accroche pas forcément aux personnages, d’où le besoin de lire des livres plus «scientifiques» qui vont t’expliquer que c’est normal, et qu’il faut continuer de lire les aventures de ces personnages à qui tu as envie de mettre des baffes juste pour le fait de trouver des avis différents de ce que tu penses). Sur «L’Homme qui voulait être heureux», moi aussi je me suis posée la question de «sans aucune contrainte, quelle serait la vie où tu serais heureuse».
On se rend alors bien compte que c’est un livre et que le personnage répond aux lubies de l’auteur, car moi, je n’ai toujours pas trouvé la réponse, pas faute d’y avoir réfléchi.

Bref, en ce moment, j’ai décidé de faire du sport (il paraît que ça permet de retrouver de l’énergie, il paraît…), de lire, d’acquérir de nouvelles connaissances, d’écrire, … et tout plein de choses qu’on lit dans les livres de développement personnel.
Qui ne tente rien n’a rien (et il paraît qu’il ne faut pas partir défaitiste).

Vadrouilles en vrac

Fille de prof’ (et copine de prof’), les vacances, c’est fait pour bouger.
Surtout les vacances d’été.

On s’est tout d’abord retrouvées avec mes parents dans les Pyrénées, même location que l’année dernière, les chats étaient de la partie cette fois ci :

Cookies observe les Pyrénées

Les montagnes sont toujours aussi hautes, faisant presque passer le Cantal pour un plat pays.

La valeureuse marcheuse brandit ses bâtons et d’un pas sûr, monta la montagne.
(En fait, non, c’était la pause)

On rencontre d’étranges créatures :

Bestiole bizarre

Erwane face au T-Rex du Val Louron !

Après cette escapade dans les Hautes-Pyrénées (soyons HaPy ! Beau jeu de mot du conseil général de ce département), nous sommes parties dans le Puy-de-Dôme (mieux vaut rester en Auvergne !) chez de la famille.

Au programme, des cascades :

Eau qui tombe fait de la mousse

Des rivières :

Chien qui patauge, surveille ton auge

On en a aussi profité pour se baigner dans le lac d’Aydat (mais j’avoue ne pas être très assidue aux séances aquaplouf familiales), pour regarder le ciel lors de la Nuit des Étoiles, pour acheter une énorme bombonne de chantilly (elle est presque finie, snif), pour se balader dans Clermont Ferrand (fait chaud), pour voir des amies (merci pour l’entrée aux thermes !) et pour faire des randos (sans photos !).

Sitôt revenues dans le Cantal, sitôt reparties pour 24h dans le Lot à Saint Cirq Lapopie. Visite du village médiéval (très euh… touristique ?), balade sur les chemins de halage, baignade dans le Lot (y a beaucoup de cailloux, bobos pieds), vin de  Cahors et retour dans la tente en titubant (enfin, presque !).
Malheureusement, pleine Lune oblige, pas trop le moment de regarder les étoiles…

Vue sur l’église en descendant sur le village par le GR

Vue sur Saint Cirq Lapopie

Le Lot !

Bon, maintenant, y a plus de sous et les poilus sont éreintés (nous aussi !). On va tranquillement attendre l’affectation d’Erwane et la rentrée scolaire. Il y a un risque que nous ne soyons plus cantaloues, Erwane pouvant être affectée un peu partout en Auvergne… M’enfin ! On va espérer rester près d’Aurillac (et ne pas avoir à déménager !)

Au niveau des poilus, Cookies passe ses derniers instants avec nous… depuis deux mois ! Plein de crasse sur la santé mais elle reprend du poil de la bête, c’était peut être encore une fausse alerte ? À voir quand on diminuera la cortisone 😉

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