Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Mois : mai 2017

Nouvelles de mon potager (pas très vieux)

En mai, continue sur ta lancée !
3ème article pour ce mois ci, alors que nous n’en sommes qu’à la moitié. Mon clavier est très volubile par ces temps !

Cet après-midi, selon le calendrier lunaire offert par ma môman adorée, c’était rempotage de tomates et de courgettes.
Bon, les Saintes Glaces passées, on aurait plutôt dit de repiquer directement mais j’ai trop tardé à faire mes semis… On attendra la prochaine période propice (dans un peu plus d’une semaine) en croisant les doigts pour que ce soit bon pour les tomates car après, direction le Nord !
(Quelle honte de laisser de jeunes plants sans surveillance…)
Comme vous pouvez le voir, si tout le monde survit à cette délicate opération, il y a des plants de tomate pour toutes et tous !

Retour sur les moyens utilisés : en fait, les coquilles d’œuf avec la boîte pour maintenir, c’est très bof. J’ai eu pas mal de champignons dedans (comestibles ? Je ne sais pas, ce n’était pas le but…). Les plantes n’en ont pas souffert a priori mais c’est très moyen.
J’essaierai d’investir dans de l’équipement plus probant l’année prochaine ! (Même là, je crains que mon mélange terre et compost à moitié fait – je n’ai pas choppé la technique – ne soit pas très bon pour les jeunes plants, on verra bien ! J’aurais peut-être du acheter un sac de terreau…)
Néanmoins, la coquille d’œuf, c’est plutôt sympa avec les courgettes : les racines sont assez fortes pour briser la coquille (ma salade repiquée avec les coquilles l’automne dernier n’a jamais continué sa croissance et a disparu). J’ai donc gardé le contenant (surtout qu’il n’y avait qu’un plant car coquille et non pas deux ou trois comme chez les tomates) en le brisant un peu afin d’aider le travail (même pas peur !).
À voir donc.

Matériel cheap et de récup’

Derrière, vous pouvez voir mon mini rectangle potager ! Peut-être une récolte de radis en milieu de semaine…
Les courgettes et tomates iront au centre.

J’ai tenu dans mes bras une brebis.

Balade du matin.
Le soleil perce les nuages, les gouttes se font plus rares, le moment parfait pour sortir après ces derniers jours de pluie.
Pour ne pas tenter le diable, on fait la balade de 30/45 minutes, afin de minimiser le risque de subir un changement soudain de météo (bon, je l’avoue, sur la fin, on s’est prise quelques gouttes).

Nous avançons sur le chemin, et approchons tranquillement l’enclos des moutons (qui ont d’ailleurs migré dans la pâture en face de celle habituelle). Au loin, j’en vois un qui semble coincé dans le grillage, zut.
Nous passons devant l’enclos, je n’ai plus le mouton en vue, caché par les arbres.
Et puis là, un agneau s’approche de nous deux, malgré la présence d’Anouk, et nous bêle dessus de toutes ses forces.
Qui a dit que les moutons étaient bêtes ?

Je contourne donc la pâture, à travers la forêt, et je vois une brebis qui tente sans succès de rentrer dans la pâture mais qui n’arrive pas à franchir le grillage. Anouk ne s’est pas encore approchée, je tente d’aller vers la brebis pour soulever le grillage et espérer qu’elle s’y faufile mais elle est terrorisée par ma présence et me fuit. Le grillage, de son côté, est bien fixé et laisse très peu de place à un brebis pour s’y faufiler.

Anouk arrive, attirée par les bêlements. Premier contact sans grillage avec un brebis, elle se contente d’habitude de les faire fuir et de s’exciter un peu derrière la clôture, presque des appels au jeu.
S’en suit alors une suite de rappel et de « je cours après la brebis, c’est marrant ». La brebis ne sait pas trop quoi faire, moi non plus.

Après plusieurs minutes où nous tentons chacune de notre côté de trouver une solution à ce problème (moi en tentant de trouver de quoi soulever la clôture à distance voir sans ma présence afin d’y faire passer la brebis, elle en continuant de foncer tête baissée dans le grillage, et Nounouk en train de se dire que c’est marrant comme jeu), la brebis fuit poursuivie par Anouk bien contente d’avoir un peu d’action.
Des aboiements.
Je m’enfonce dans la forêt et ses ronces, pensant qu’Anouk s’est accrochée à un arbre (ouf, elle a toujours son collier), et je retrouve la brebis tétanisée au sol avec une Nounouk qui essaie de la relever.
Pas de trace de morsure.

Faute de mieux, je prends la brebis dans mes bras. Ouf, le cœur bat toujours, très vite, certes. Je refais le chemin vers la pâture à travers les ronces, tentant de trouver le chemin le moins obstrué. Le sol n’est pas stable et la brebis commence à reprendre ses esprits et s’agiter un peu. Ouf. J’arrive jusqu’à la clôture, je ne peux pas m’approcher pour me pencher afin de déposer directement la brebis sur le sol car un fil barbelé obstrue mon chemin et le poids de la brebis m’empêche de coordonner correctement mes mouvements.
Je me penche du mieux que je peux afin de limiter le choc. La brebis passe la clôture, boitille sur quelques pas, reprends ses esprits, et fonce vers le troupeau.

Plus de peur que de mal.
(Si on exclue mon pantalon, déchiré de toutes parts)

Ode à ma chienne

Ce matin, un couple de Témoins de Jéhovah a sonné chez moi.

« Mais il y a bien un grand architecte à tout ça ? »
Vingt minutes à tourner autour de l’Intelligent Design (aka Créationnisme), à essayer de chercher à placer cette idéologie au même niveau scientifique que la théorie de l’Évolution.
Loupé.

« Nous sommes en vacances, donc on en profite ! »
Drôle de façon de profiter de ses vacances, si les miennes consistaient à sonner chez des inconnus pour me faire rembarrer sur mes croyances, je resterais planquée chez moi.
Mais, je m’interroge, comment réussir à mobiliser toute cette énergie alors que les retours seront plutôt vains ? La grande peur de savoir son Dieu en danger ? Qu’à la manière d’American Gods de Neil Geiman, leur Dieu sombre dans l’oubli et la décrépitude et perde progressivement ses pouvoirs ?

Et puis cette phrase : « les animaux ne peuvent pas percevoir la beauté comme nous devant un coucher de soleil ». D’autres exemples me sont venus en tête lors de la conversation, puis je pense à toi, ma chienne.
Combien je t’envie de savoir prendre le temps de t’allonger dans le jardin à l’ombre pour profiter du vent tiède et des sons venant de toute part ?
Toi qui arrive à me pousser – quasiment – tous les jours à sortir de chez moi, à me promener, à voir des paysages pour en profiter avec toi.
Toi, tu ne percevrais pas la beauté ?

Important : marcher dans la nature, regarder passer les nuages, parler à mes amis, prendre le temps de souffler, de respirer, de ne rien faire, de me sentir vivant… Si je ne fais pas ce qui est important, il ne m’arrivera rien. Rien dans l’immédiat. Mais, peu à peu, ma vie deviendra terne, ou triste, ou bizarrement vide de sens.

Christophe André – Méditer, jour après jour

Toi, tu ne percevrais pas le sens de la vie ? Tu serais juste de « l’instinct » ?

Merci ma chienne de prendre soin de moi, de veiller à me faire mon câlin du matin afin de me réveiller dans la bonne humeur (ou de savoir prendre sur moi quand ta patte glisse lourdement sur mon visage), de m’occuper lors de mes journées où je ne sais toujours pas ce que je dois faire (j’attends toujours la réponse du grand Architecte) et ne pas oublier de me faire un câlin tous les soirs lorsque l’on va se coucher.


Breaking news : Wan est devenue professeur de mathématiques contractuelle jusque fin mai ! – Il est possible que l’on remonte dans le Nord pour quelques jours à la fin de son contrat avec Anouk et les deux chats. – Je découvre de nouveaux effets secondaires via mes médicaments, pas glop. – La météo alterne entre grand soleil et forte pluie, on arrive quand même à se balader. Je dois d’ailleurs encore tondre la pelouse… – Mes semis de tomates et de courgettes ont relativement pris ! Peu de plants de courgette mais beaucoup de plants de tomates, si quelqu’un en veut 🙂

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