Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Mois : janvier 2017

Monde du travail et validisme

En voguant sur les Internet, je suis tombée sur une annonce pour un emploi pas loin de chez moi, dans le service public territorial.
Un emploi donc destiné aux fonctionnaires sauf si l’on possède une RQTH (Reconnaissance Qualité Travailleur Handicapé, ce que je suis !) ou si le service est vraiment à la ramasse pour trouver quelqu’un. Offre à temps partiel, me voilà motivée pour sortir de mes deux ans d’hibernation, pourquoi pas après tout ?

 

Je me mets donc à rédiger CV et lettre de motivation, ce que je n’avais pas fait depuis… Longtemps. Ce PC était vierge de toute candidature (quel mal lui ai-je donc fait ?!?).
Puis, après avoir rédigé mes premiers essais, je soumets à l’approbation générale afin d’apporter correction et modification.

Claque. Je me prends dans la figure une belle handicapophobie décomplexée et totalement inconsciente par certaines personnes pourtant proches sous couvert du monde du travail.

«Cela fait tâche sur le CV.»

«Il faudrait l’enlever, ou le mettre à la fin, que l’on retienne moins cette information.»

«Handicapée, c’est pas dans ton état civil.»

Dois-je donc réfuter la personne que je suis ? Je suis porteuse de handicap, ou handicapée, le terme a peu d’importance pour moi, je n’ai pas envie de jouer sur les mots. Tout ce que je souhaite, c’est que l’on m’accepte comme ça.

Je me suis acceptée avec ce handicap, je vais l’avoir toute ma vie et il risque de dégénérer encore. Dois-je cacher cette information qui, non seulement me permet d’accéder à un emploi sans concours, influe également sur mon quotidien ?
Dois-je cacher le fait que certains matins, après une nuit à regarder le plafond, mon estomac refuse catégoriquement et violemment l’idée de toute activité comme aujourd’hui même ? Dois-je cacher le fait que je peux refaire une dépression à tout moment et que la seule réponse que je pourrais y apporter sera d’augmenter mon traitement et donc de réduire mes capacités (voir de ne pas être capable de me déplacer) ? Que dois-je cacher d’autres ? Vous avez un vaste choix dans tous ces petits «désagréments du quotidien».

Non, pour cet emploi, si on n’accepte pas mon handicap, on ne m’accepte pas tout court. Je ne vois pas en quoi je devrais me forcer à ignorer qui je suis pour obtenir un poste.

Je ne peux pas dire à ma maladie de rester à la maison le temps que j’aille travailler, désolée.

Bref, après tout ça, je suis un peu moins motivée pour envoyer ma candidature. Et après, que l’on ne me reproche pas de ne pas vouloir chercher un emploi.

Au fond de la vallée.

Je suis descendue au fond de la vallée,
Pour parler à un arbre.

Je me suis descendue au fond de la vallée,
Pour me clarifier les pensées.

Je suis descendue au fond de la vallée,
Et tout est resté figé.

 

 

Cascade gelée

Cours d’eau gelé

Même si d’apparence les choses semblent figées par l’hiver, je vous assure que sous la glace, l’eau continue de tracer son chemin, plus doucement, peut-être…

Cher journal…

C’est bien moi qui m’exprime et non Babaz, même si ses câlins lors de l’écriture ont été utiles !

 

En ce moment, ce n’est pas vraiment la fête niveau moral dirons-nous.

Je tente depuis décembre le Bullet Journal, véritable trésor pour enfin faire ce qui attends d’être fait depuis des mois (ouiiiii, enfin contacté Danival pour une sombre histoire de couscous périmé !), pour organiser mon quotidien ou pour noter mes projets et mesurer leur avancement. Seulement, je suis toujours confrontée à mes vieux démons «ça va pas l’faire» qui me font arrêter une tâche ou un projet en cours de route lorsqu’il y a trop d’obstacles ou lorsque cela touche à un domaine de compétence qui me fait peur.

Je compte les jours sans douleurs, et quand je ne me réveille pas avec le corps endolori, c’est avec une migraine. Très usant pour le moral. J’essaie de modifier mon hygiène de vie en buvant plus d’eau, en arrêtant caféine et alcool, en pratiquant quelques postures de yoga. J’attends de voir les effets, tout ne peut pas être immédiat ?

Je me retrouve facilement à pleurer lors de conversations évoquant mes soucis, sans préavis. Le stress qui parle malgré la tonne de comprimés que je prends. Enfin, cela va mieux qu’il y a un mois de cela, passer de 10mg à 5mg sur mon antidépresseur n’était peut-être pas la bonne solution à l’approche de l’hiver…

A côté de cela, je note ce qui m’apporte du bien être. L’eau. Chaude tant qu’à faire, froid c’est beaucoup moins agréable ! Après m’être obligée à nager 30 minutes à la piscine, direction jaccuzi, sauna et hammam avec mon amoureuse. De quoi passer un bon moment !

Le reste de la semaine, la douche remplit son œuvre. On oublie l’espacement des douches dans le défi «no poo», on privilégie le bien-être.

Les finances, c’est pas trop ça. Toujours des frais, quelques sous qui rentrent… Rien d’alarmant mais impossible de gérer des urgences. Surtout que j’attends toujours des réponses de l’Administration pour percevoir une AAH complète suite à leur décompte d’apothicaire. Je rêve de ne plus dépendre d’eux mais je ne suis pas prête pour reprendre un emploi. Cependant, je m’y prépare doucement avec Cap Emploi et ses prestations tierces. À voir où cela me mène et si je trouve l’énergie de reprendre une ou des formations, ou de lancer mon activité (mais pour cela, il faut une réserve financière !).

L’avenir professionnel est aussi incertain du côté de ma moitié, tout ira bien mais j’ai toujours un soucis avec les futurs que je ne peux pas contrôler. Lâcher prise. Plus facile à dire qu’à faire.

Heureusement, les poilus survivent, ils attendent tous leur séance ostéopapattes (du coup, on va prévoir ça pour le printemps, hein ?). Dog doit refaire des examens mais je suis démotivée. Si c’est pour voir que ça continue de se dégrader et qu’il n’y a rien à faire, à quoi bon ? Heureusement, avec son nouveau traitement contre la sénilité et l’augmentation des AINS pour les douleurs, il reprend plaisir dans les câlins et c’est avec joie que je vois sa queue battre très vite. Swip swip swip…

A la prochaine très cher journal, avec, je l’espère, un meilleur état d’esprit.
En tout cas, il neige ce week-end, ça fait du bien même si la météo nous annonce des -10°C la semaine prochaine. On a de quoi se chauffer de toute façon !

Le jardin sous les premières chutes de neige

Amour en 2017

Après un réveillon de Noël passé en petit comité :

Avec des cocktails, la fête est plus folle !

Nous vous souhaitons maintenant une belle année 2017 remplie d’amour !

Plutôt que de cueillir du gui, autant sortir de chez soi et s’embrasser sous l’arbre (un pommier en l’occurrence et non – hélas – un chêne).

Que cette année vous soit bénéfique, que tous vos pensées négatives soient abandonnées comme nous abandonnons 2016.
Paix et amour dirons-nous ?

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén