Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Mois : décembre 2016

Les trois gardiens des pâtures

Nous avions déjà croisé plusieurs fois ces gardiens.
Toujours un bonjour, chacun sa vit.

Je me suis décidée à faire des photos aujourd’hui pour vous partager leur tête. Ça grogne, ça grogne, je le vois bien, la manipulation des photos n’a pas été simple et le texte peine à passer facilement sous mes doigts (mais pour cela, ma santé n’y est pas complètement étrangère !).

S’annonce en premier

Le deuxième arbre, plus majestueux

La base du 3ème arbre

Le visage encadrant le chemin

Sous les raines du 3ème arbre…

Promenade sous les gardiens des pâtures, ils doivent voir défiler des vaches et d’autres animaux moins domestiqués (quid des chats sauvages ?). Les discussions doivent être intéressantes.
L’emplacement va à la rencontre des agriculteurs et des rares promeneurs (mais Anouk et moi ne sommes pas les seules).

Défense du lieu.

Je ne pense pas qu’ils aient vraiment appréciés mes photos mais je voulais vous les présenter, ils ont l’air fort sympathique. Du coin.

Qu’est ce qu’on va faire ce soir ?

Je voulais conquérir le monde, mais j’ai décidé d’abandonner.
«This world is rotten […]» je n’irai pas jusqu’à éliminer chaque être y ayant participé, je n’en ai pas l’envie ni la force, mais le cœur y est. Un peu.

Il y a des jours sombres où, sans prévenir, on se prend des coups, où les vieilles blessures se rouvrent, on pensait ne plus avoir à le vivre, on en était toujours malade, on n’était pas prêt à le revivre – si tant un peu que l’on en soit capable plus tard -. Ma naïveté me faisait croire que le statut d’handicapé pourrait me protéger de ce que je ne suis pas en mesure de vivre, il n’en est rien, bien entendu. Ma situation déjà précaire semble servir de punching-ball pour ceux qui n’ont pas envie de réfléchir et/ou de compatir (le propre d’une Administration ?).

Ne pouvant faire face seule, je tente de chercher de l’aide. Qui ? Quoi ? La santé publique ? Déjà donné. Mise à la porte alors que j’évoquais le suicide. Les amis ? Ils ne peuvent pas tout gérer et me le renvoient bien, nombre de mes messages restent sans réponse.
Non, je ne veux plus de votre monde, il est bien trop tard pour que je puisse le changer. Les scientifiques nous disent que – peu importent nos actions – la Terre ne sera bientôt plus viable pour nous, êtres humains.

Dois-je croire ces écolos prédisant l’Apocalypse ?

Je ne sais pas, quand je ferme les yeux, je vois du brouillard épais, je vois des flammes, j’entends des cris, j’entends la fin impitoyable de l’humanité, j’entends les souffrances.
Mes angoisses ne doivent pas aider. Le quotidien n’aide pas pour les angoisses.

J’aimerais être capable de souffler, de me dire que ce n’est pas grave, que je vais réussir à passer cette montagne, comme toutes les autres. Mais je suis seule sur cette ascension, pas d’Anouk pour gambader et me redonner le sourire (et il faut avouer que les paysages ne sont pas à la hauteur).

Toujours la colère. Toujours le mutisme. Toujours l’envie de hurler, de tout frapper. Mais je ne suis toujours pas en mesure de l’extérioriser, seules les larmes coulent, quelques mots plus hauts que les autres, par rage.
Il m’arrive parfois de commencer à hurler et d’être prête à taper : quand je me retrouve devant l’Administration Française, mon bourreau. Mais celle-ci, bien prévoyante, empêche toute action dans ce sens. Ce qui n’empêche pas les bourdes monstrueuses de ces administré(e)s. Les administrations françaises, formées aux troubles psychiatriques ? Nous en sommes bien loin.

J’aimerais mettre tout cela de côté, de penser à autre chose, de ne pas devoir dépendre de ces cachets tellement tentants (si je vide la boîte cul-sec, cela ira sans doute mieux ?), de pouvoir garder le sourire et de ne pas me retrouver mes idées noires dès que rien n’occupe de manière active mon esprit.

Mais, ce que j’aimerais le plus, c’est que l’on évite de me mettre dans cet état. C’est de ne plus avoir à me battre pour vivre de manière correcte ma vie. De souffler. De monter mes projets. De ne plus devoir être en situation d’urgence.

Heureusement, comme dans toutes mes histoires, il y aura toujours les étoiles.

Balade matinale

Le matin – du moins, à peu près tous les matins, j’avoue être toujours en pyjama aujourd’hui et traîner devant le PC un Babaz sur les genoux -, je promène les chiens.
Après le café accompagné de madeleines – bien entendu partagées avec les canidés -, après m’être habillée – surtout en cette saison froide -, nous sortons faire le tour du village. À peu près toujours le même, quelques variations sur le retour dans les petites rues du village.

Près des chalets - traversée du parc pour rejoindre les chemins

Près des chalets – traversée du parc pour rejoindre le chemin

En sortant de la maison, nous traversons le parc (qui sert aussi de balade du soir afin de profiter du ciel étoilé). Des chalets – parfois occupés – peuvent être loués. Saint Santin Cantalès, village hautement touristique !

Quelques rayons de soleil - beaucoup de nuages !

Quelques rayons de soleil – beaucoup de nuages !

Plein d'odeurs à relever près de cette étable !

Plein d’odeurs à relever près de cette étable !

La végétation envahie la bassine d'eau des vaches...

La végétation envahie la bassine d’eau des vaches…

Anouk à la traîne ! Beaucoup d'odeurs dans ce coin

Anouk à la traîne ! Beaucoup d’odeurs dans ce coin

À 200m de la maison, les champs (et des noisetiers !).

Vestiges d'une maison à l'abandon, envahie par la végétation

Vestiges d’une maison à l’abandon, envahie par la végétation

Et des ruines.

Une pâture - le soleil peine à se lever aujourd'hui !

Une pâture – le soleil peine à se lever aujourd’hui !

À côté des champs, l'étable, repaire des chiens du secteur !

À côté des champs, l’étable, repaire des chiens du secteur !

Grandes copines de Nounouk : les vaches

Grandes copines de Nounouk : les vaches

Puit au milieu d'une pâture !

Puit au milieu d’une pâture !

On croise pas mal de copains sur les balades : des vaches, des poules, des moutons, des chevaux… Sympa pour familiariser les toutous !
Un poil complexe pour Nounouk qui hésite à passer les clôtures pour dire bonjour de plus près et qui – de ce fait – multiplie les appels au jeu… de loin !

Vieille publicité sur une façade

Vieille publicité sur une façade

Ici, pas de panneaux publicitaires, juste des façades peintes… Pour des produits n’existant sûrement plus ? (Petite ambiance à la Fallout ?)

Un des chiens du village qui nous accompagne sur une partie de la balade

Un des chiens du village qui nous accompagne sur une partie de la balade

On croise souvent deux chiens sur le chemin, celui pris en photo se contente d’aboyer de loin puis se tait et nous suit en faisant sa vie. Son copain est moins sympa et continue d’aboyer dans les oreilles de Dog… qui n’entend plus grand chose de toute façon !

Derrière, la route principale du village

Derrière, la route principale du village

Si si, mes toutous sont toujours avec moi !

À gauche, vers le centre bourg, tout droit, vers les pâtures (et un chemin de balade !)

À gauche, vers le centre bourg, tout droit, vers les pâtures (et un chemin de balade !)

Chemin ramenant vers le centre bourg

Chemin ramenant vers le centre bourg

Murêt que l'on longe pour revenir vers le centre bourg

Murêt que l’on longe pour revenir vers le centre bourg

Petit "escalier" menant vers des jardins

Petit « escalier » menant vers des jardins

Exercice d’acrobatie pour Anouk dès le réveil !

On continue le chemin pour retourner vers le centre bourg

On continue le chemin pour retourner vers le centre bourg

Place du village : tilleul du XVIème siècle et - derrière - l'église

Place du village : tilleul du XVIème siècle et – derrière – l’église

Entrée latérale de l'église

Entrée latérale de l’église

L’Église de Saint Santin Cantalès, que l’on entend très régulièrement.

Rencontre d'un copain chien sur la place

Rencontre d’un copain chien sur la place

Pendant ce temps sur la place du village… On dit bonjour avec un nouveau toutou !

Petit coin d'herbe derrière l'église du village

Petit coin d’herbe derrière l’église du village

Vue de l'église depuis le coin d'herbe

Vue de l’église depuis le coin d’herbe

À la rencontre des poules derrière l'église

À la rencontre des poules derrière l’église

On passe derrière l’église pour continuer notre tour : inspection des poules.

Dur de trouver une voiture pouvant stationner à cet emplacement !

Dur de trouver une voiture pouvant stationner à cet emplacement !

Muret envahi de végétations

Muret envahi de végétations

On longe le muret et les habitations, retour vers la maison

On longe le muret et les habitations, retour vers la maison

Dernier petit chemin du village avant de retourner sur des lieux plus « passants » (tout est relatif).

Cadran solaire (peu utile avec les nuages) et route vers le centre bourg

Cadran solaire (peu utile avec les nuages) et route vers le centre bourg

Le lieu plus passant en question.

Fin de la balade, on retrouve les chalets (et la maison)

Fin de la balade, on retrouve les chalets (et la maison)

Chalet dans la ligne de vue, on est revenu !

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