Ce matin, rendez-vous chez le psychiatre. Épreuve compliquée : trouver une place pour se garer. Puis, à l’accueil, secrétaire : «ah mais je vous ai laissé un message pour vous dire que le rendez-vous était annulé». Certes, mais je ne l’ai pas reçu (ou peut-être que oui mais ma phobie du téléphone influe sur le réseau). «Et vous n’avez pas rappelé !» Logique, sans message…

Après avoir patienté une dizaine de minutes le temps que la secrétaire se demande comment faire du coup (et avoir donné de ses nouvelles aux personnes appelées en secours), le médecin a fini son cours plus tôt ! Rendez-vous maintenu !

Heureusement, vu l’heure matinale, j’étais trop endormie pour péter les scores de stress. Le secrétariat du CMP a des cours à prendre sur la gestion des personnes en état de dépression/stress chronique/autres.

– A priori, selon mon amie, j’ai l’air plus fatiguée en ce moment. Je dors beaucoup plus effectivement, et c’est pas trop la forme…
– Ah ! Moi je vous trouve bien.
[Sigh]
– Vous pouvez faire les courses ? Faire à manger ? Vous occuper de la maison ?
– Euh, oui, ça va encore… [Certes, la maison n’est pas fameuse à voir en ce moment]
– Bon, alors tout va bien, c’est le principal !
[Sigh²]

Me voilà donc en train de faire mon ménage, et à réfléchir à toutes ces perles que m’ont sortie les psychiatres ! Celui d’aujourd’hui a marqué plein de points d’ailleurs.

 

Les psychiatres aiment bien jouer aux savants fous.

Et faire mumuse avec mon traitement, c’est marrant !
«Vous allez plutôt bien ? Le traitement vous maintient ? Bon, bah on va le retirer alors !»
«Votre traitement est trop fort selon vous ? Mmouais… On va l’augmenter, ça va faire disparaître les symptômes.» (Merci l’étiquette de schizophrène qui me colle à la peau et qui, du coup, rend suspicieuse toute tentative de diminution de traitement !)
«L’environnement de travail ne vous convient pas du tout ? Vous faites un burnout ? Bon. Ça doit être de la paranoïa, augmentez donc votre antipsychotique. Pas grave si vous êtes encore plus fatiguée, ce n’est pas comme si la fatigue jouait un rôle dans le burnout. Hop, retournez au boulot !»

 

Les psychiatres aiment bien les hospitalisations.

Le remède à tout : l’hospitalisation.
Après tout, c’est l’environnement qui est dangereux ! Mieux vaut couper le patient du monde quelques semaines, l’environnement finira par se calmer, pas besoin d’agir dessus.
Mention spéciale pour tous les psychiatres des services d’urgence qui m’ont renvoyé à mes pénates malgré que tout aille mal, sous prétexte que je refusais de me faire hospitaliser.

 

Les psychiatres n’aiment pas vraiment être empathique.

– [Devant le secrétariat] Non mais ce qu’il fait faire, c’est occuper vos journées ! Essayez de faire des choses et de remplir votre planning !
– Euh… Je vais déjà essayer de réussir à faire ce qu’il y a dedans…

Voui, parce qu’avec les psychiatres, on n’arrive pas trop à dire ce qui ne va pas vu les tournures toutes faites qu’ils nous répondent. Si il pouvait prescrire des coups de pieds aux fesses (en acte médical bien sûr), ce serait leur réponse de choix !

 

Les psychiatres ne sont pas super ruraux.

– Lebour, vous écrivez ça comment ?
– Euh… L-E-ESPACE-B-O-U-R-G, un bourg quoi.
– Et il n’y a pas de numéro ?
– C’est à dire que c’est un lieu-dit…

 

Et puis, j’oublie énormément de choses.
Maintenant, mon ménage est fini, et je suis trop HS pour trouver une fin à cet article.