Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Mois : octobre 2016

Ma vie chez les psys

Ce matin, rendez-vous chez le psychiatre. Épreuve compliquée : trouver une place pour se garer. Puis, à l’accueil, secrétaire : «ah mais je vous ai laissé un message pour vous dire que le rendez-vous était annulé». Certes, mais je ne l’ai pas reçu (ou peut-être que oui mais ma phobie du téléphone influe sur le réseau). «Et vous n’avez pas rappelé !» Logique, sans message…

Après avoir patienté une dizaine de minutes le temps que la secrétaire se demande comment faire du coup (et avoir donné de ses nouvelles aux personnes appelées en secours), le médecin a fini son cours plus tôt ! Rendez-vous maintenu !

Heureusement, vu l’heure matinale, j’étais trop endormie pour péter les scores de stress. Le secrétariat du CMP a des cours à prendre sur la gestion des personnes en état de dépression/stress chronique/autres.

– A priori, selon mon amie, j’ai l’air plus fatiguée en ce moment. Je dors beaucoup plus effectivement, et c’est pas trop la forme…
– Ah ! Moi je vous trouve bien.
[Sigh]
– Vous pouvez faire les courses ? Faire à manger ? Vous occuper de la maison ?
– Euh, oui, ça va encore… [Certes, la maison n’est pas fameuse à voir en ce moment]
– Bon, alors tout va bien, c’est le principal !
[Sigh²]

Me voilà donc en train de faire mon ménage, et à réfléchir à toutes ces perles que m’ont sortie les psychiatres ! Celui d’aujourd’hui a marqué plein de points d’ailleurs.

 

Les psychiatres aiment bien jouer aux savants fous.

Et faire mumuse avec mon traitement, c’est marrant !
«Vous allez plutôt bien ? Le traitement vous maintient ? Bon, bah on va le retirer alors !»
«Votre traitement est trop fort selon vous ? Mmouais… On va l’augmenter, ça va faire disparaître les symptômes.» (Merci l’étiquette de schizophrène qui me colle à la peau et qui, du coup, rend suspicieuse toute tentative de diminution de traitement !)
«L’environnement de travail ne vous convient pas du tout ? Vous faites un burnout ? Bon. Ça doit être de la paranoïa, augmentez donc votre antipsychotique. Pas grave si vous êtes encore plus fatiguée, ce n’est pas comme si la fatigue jouait un rôle dans le burnout. Hop, retournez au boulot !»

 

Les psychiatres aiment bien les hospitalisations.

Le remède à tout : l’hospitalisation.
Après tout, c’est l’environnement qui est dangereux ! Mieux vaut couper le patient du monde quelques semaines, l’environnement finira par se calmer, pas besoin d’agir dessus.
Mention spéciale pour tous les psychiatres des services d’urgence qui m’ont renvoyé à mes pénates malgré que tout aille mal, sous prétexte que je refusais de me faire hospitaliser.

 

Les psychiatres n’aiment pas vraiment être empathique.

– [Devant le secrétariat] Non mais ce qu’il fait faire, c’est occuper vos journées ! Essayez de faire des choses et de remplir votre planning !
– Euh… Je vais déjà essayer de réussir à faire ce qu’il y a dedans…

Voui, parce qu’avec les psychiatres, on n’arrive pas trop à dire ce qui ne va pas vu les tournures toutes faites qu’ils nous répondent. Si il pouvait prescrire des coups de pieds aux fesses (en acte médical bien sûr), ce serait leur réponse de choix !

 

Les psychiatres ne sont pas super ruraux.

– Lebour, vous écrivez ça comment ?
– Euh… L-E-ESPACE-B-O-U-R-G, un bourg quoi.
– Et il n’y a pas de numéro ?
– C’est à dire que c’est un lieu-dit…

 

Et puis, j’oublie énormément de choses.
Maintenant, mon ménage est fini, et je suis trop HS pour trouver une fin à cet article.

Journée ordinaire d’une paranoïaque

S”inscrire à une université inter-âge proposant divers ateliers.

Génial sur le papier, non ? Surtout cet atelier scientifique, avec les sorties mycologies et astronomie… M”a l”air top !

 

Aller s”inscrire, remplir les papiers (et en profiter pour s”inscrire à l”atelier chant des zoziaux), sourire, essayer de faire la conversation – ou, du moins, essayer d”y répondre – et voir son niveau de stress augmenter.

Recevoir un mail peu de temps après pour le premier atelier, la fameuse sortie champis, ainsi que pour la sortie suivante (voir des cailloux). Déjà, une erreur de mail et de numéro de téléphone. Écrirai-je si mal que ça ?

Répondre à la moitié des questions, check. L”apprendre par téléphone (du moins, par répondeur interposé), c”est fait ! Dois-je préciser que mon niveau de stress dû au téléphone était déjà bien haut ? (merci SFR !)

S”en suit une conversation plus ou moins burlesque où je réponds par mail aux questions posées par téléphone. Les messages sur mon répondeur me terrorisent, questions quelque peu inquisitrice – du moins, de mon point de vue -, un stress qui monte progressivement sur un terrain déjà bien fragile en ce moment.

Mon dernier mail annonçant que je ne viendrai que l”après-midi pour la sortie mycologie reste sans réponse. Montée de stress, la paranoïa s”installe.

Durant ce temps, le premier atelier chant d”oiseaux a été assez compliqué. En tant que nouvelle (et personne la plus jeune), l”intervenante s”adresse beaucoup trop à moi. Échange tant bien que mal, le stress continue de monter.

 

– Jour de la sortie –

Paralysée par le stress, je ne me sens pas capable de faire une heure de route à élaborer des plans paranoïaques sur le fait que l”on me posera des questions effrayantes.
Vers 14h, le téléphone sonne, un message est laissé sur mon répondeur. Message que je supprimerai sans écouter le lendemain.

Au soir, un mail, très court, pas vraiment méchant, mais le stress explose dans mon organisme. Ma respiration se bloque, le cœur manque un battement, le cerveau dit stop.

Mail mis de côté, je ne suis toujours pas en mesure d”y répondre, ne sachant que dire, ne pouvant expliquer à quelqu”un sans stress généralisé ce qu”est ma situation, ayant l”impression de ne trouver personne de compréhensif vis-à-vis de mes difficultés.

À ce jour, j”hésite à me désinscrire de cet atelier, ne sachant comment gérer le stress déjà installé. J”ai appris de mes expériences qu”expliquer mon handicap m”attire souvent des soucis, que les personnes ne veulent pas comprendre, que la situation s”envenime.

La seule chose qui marche, au final, c”est fuir. Supprimer les situations trop stressantes. Ne pas expliquer, les gens chercheront à répondre aux explications et trouver des contre-arguments sur la façon dont je ressens les choses. Méthode totalement inefficace.

Quand la paranoïa est installée, difficile de la faire redescendre… La réponse de mon ancienne psychiatre aurait été d”augmenter la dose des neuroleptiques. Totalement inefficace. Enfin, si, j”ai ensuite une raison de ne plus y aller : mon traitement ne me le permet plus.

 

Désolée pour cet article pas très positif, mais si cela peut vous permettre de comprendre en partie certains comportements de personnes dans mon genre, j”espère que cela vous sera utile !

Pom’balade

 

 

Dog devant le lac, début de la randonnée

Dog devant le lac, début de la randonnée

La montagne, ça vous gagne !

La montagne, ça vous gagne !

Avant de descendre, il faut monter, hélas.

Avant de descendre, il faut monter, hélas.

Vue d'en haut

Vue d’en haut

Allure de steppes ?

Allure de steppes ?

Les monts du Cantal

Les monts du Cantal

Pause bien méritée...

Pause bien méritée…

... Mais hélas sans gâteau !

… Mais hélas sans gâteau !

Point de vue sur le lac

Point de vue sur le lac

Plus plat, plus sympa

Plus plat, plus sympa

On entre dans la forêt...

On entre dans la forêt…

Au milieu des feuilles d'automne

Au milieu des feuilles d’automne

Dog se prépare pour le décollage !

Dog se prépare pour le décollage !

Atterrissage en douceur...

Atterrissage en douceur…

Une main étrange sur le chemin...

Une main étrange sur le chemin…

De plus près.

De plus près.

Nous avons pu presser 30L de pommes de notre jardin, 30 bouteilles à partager ! (Du moins, si le stérilisateur le veut bien…)

Nouvelles en vrac (n’oubliez pas vos sacs réutilisables)

Le quotidien se voit marqué par la naissance de bébés mâches :

Bébés mâches !

Et dans une coquille d’œuf, la mâche fût.

N’ayant pas confiance dans le fait de semer directement en terre (le passage de poilus – les premiers pour déposer leurs besoins et les seconds pour récolter les besoins en question, bon appétit – n’aidant pas à la bonne prise en terre de graines, sans compter que mes compétences dans la reconnaissance de jeune pousse sont proches du néant), j’ai utilisé des coquilles d’œufs comme godets. La terre ici n’est pas très calcaire, replanter directement les coquilles (avec le début de mâche) ne devrait donc pas poser de problèmes.
La boîte à œufs est donc de ce fait un excellent contenant de conteneurs.

Butte

Mini bout de potager à l’image des buttes auto-fertiles

Le pot de persil esseulé à la Biocoop (et vendu au rabais) a bien repris dans la plus réussie des buttes auto-fertiles (les deux premières ont fait office de banc d’essai puis ont subi l’assaut des poilus, mention spéciale pour les compétences de Nouk en désherbage à grande échelle ; les deux suivantes ont été faites à la va-vite lorsque j’ai reçu mes jeunes plants sans avoir prévu ni la force de faire quelque chose de plus sympa), les poireaux grossissent, les salades grandissent.

Autres nouvelles du potager : un plant d’ail des ours tente de s’adapter sous l’arbre, du poireau perpétuel va essayer de s’étoffer, et la châtaigne de terre va tenter de repartir après avoir été sortie de sa butte par un vilain poilu (qui ronronne de méchanceté actuellement).
Des fraisiers vont également tenter de se faire une place au milieu d’autres fraisiers sauvagement tondus par le propriétaire.

 

Dog devient un vieux chien sénile. Surtout le matin. Quand la gamelle et la balade tarde. Tss. Et comme je suis une vilaine humaine, pour me faire pardonner, il a droit au stage massage en novembre. (Nounouk avait déjà un stage de mantrailing de programmer le weekend prochain, Dog se sentait sûrement mis au rebut !)
Cookies revit depuis la véto ostéopathe, on apprécie « grandement » l’entendre cavaler et déraper à l’étage (point bonus si quelque chose tombe) avant de miauler de toutes ses forces.
Les vieux.

 

Toutou mobile

A l’arrière de la voiture, les chiens ronflent.

On part de ci, de là. Mais les chiens peuvent toujours faire la sieste !

DU PAIN !

Mon pain fait par mwa, pour mwa.

Je me mets à faire mon propre pain.
(Et un jour, j’espère, le four à pain !)

 

 

La Raison c’est la folie du plus fort. La raison du moins fort c’est de la folie.

« Non mais les effets secondaires, c’est dans la tête. »

Entendre un psychiatre dire ça, alors que je suis restée incapable de faire un semblant d’activité durant plusieurs jours (vertiges très importants), le temps de comprendre et de reprendre mon ancien traitement. Plusieurs jours durant lesquels je n’ai pas du tout pensé à mon traitement et m’inquiétais plutôt d’une nouvelle maladie qui aurait pu me laisser incapable de faire ce que j’aime sur une période non déterminée.

 

« Être fort, c’est… » [Citation random « développement personnel »]

Éteindre tous les signaux d’alerte comme quoi ça va mal., a priori, selon cette citation (je n’ai pas envie de la terminer).
Autant rappeler que lorsque tous mes signaux d’alerte ont été ignorés, j’ai fini en réanimation ?

 

Quelques zestes de psychophobie de ces dernières semaines.

Désolée pour ce petit article rempli d’amertume, mais je suis amère en ce moment.
Trop de paroles blessantes.
Trop de batailles contre la société.

Je me considérerai comme « parasite de la société » le jour où l’on me permettra le suicide et que je le refuserai. Pour le moment, la société semble bien décidée à me laisser à l’agonie avant de me soigner pour me taper dessus à nouveau.

Heureusement, les montagnes ne sont pas loin !

Anouk face au vide !

Anouk face au vide !

 

En titre : citation de Eugène Ionesco (Journal en Miettes)

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