Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Qu’est ce qu’on va faire ce soir ?

Je voulais conquérir le monde, mais j’ai décidé d’abandonner.
«This world is rotten […]» je n’irai pas jusqu’à éliminer chaque être y ayant participé, je n’en ai pas l’envie ni la force, mais le cœur y est. Un peu.

Il y a des jours sombres où, sans prévenir, on se prend des coups, où les vieilles blessures se rouvrent, on pensait ne plus avoir à le vivre, on en était toujours malade, on n’était pas prêt à le revivre – si tant un peu que l’on en soit capable plus tard -. Ma naïveté me faisait croire que le statut d’handicapé pourrait me protéger de ce que je ne suis pas en mesure de vivre, il n’en est rien, bien entendu. Ma situation déjà précaire semble servir de punching-ball pour ceux qui n’ont pas envie de réfléchir et/ou de compatir (le propre d’une Administration ?).

Ne pouvant faire face seule, je tente de chercher de l’aide. Qui ? Quoi ? La santé publique ? Déjà donné. Mise à la porte alors que j’évoquais le suicide. Les amis ? Ils ne peuvent pas tout gérer et me le renvoient bien, nombre de mes messages restent sans réponse.
Non, je ne veux plus de votre monde, il est bien trop tard pour que je puisse le changer. Les scientifiques nous disent que – peu importent nos actions – la Terre ne sera bientôt plus viable pour nous, êtres humains.

Dois-je croire ces écolos prédisant l’Apocalypse ?

Je ne sais pas, quand je ferme les yeux, je vois du brouillard épais, je vois des flammes, j’entends des cris, j’entends la fin impitoyable de l’humanité, j’entends les souffrances.
Mes angoisses ne doivent pas aider. Le quotidien n’aide pas pour les angoisses.

J’aimerais être capable de souffler, de me dire que ce n’est pas grave, que je vais réussir à passer cette montagne, comme toutes les autres. Mais je suis seule sur cette ascension, pas d’Anouk pour gambader et me redonner le sourire (et il faut avouer que les paysages ne sont pas à la hauteur).

Toujours la colère. Toujours le mutisme. Toujours l’envie de hurler, de tout frapper. Mais je ne suis toujours pas en mesure de l’extérioriser, seules les larmes coulent, quelques mots plus hauts que les autres, par rage.
Il m’arrive parfois de commencer à hurler et d’être prête à taper : quand je me retrouve devant l’Administration Française, mon bourreau. Mais celle-ci, bien prévoyante, empêche toute action dans ce sens. Ce qui n’empêche pas les bourdes monstrueuses de ces administré(e)s. Les administrations françaises, formées aux troubles psychiatriques ? Nous en sommes bien loin.

J’aimerais mettre tout cela de côté, de penser à autre chose, de ne pas devoir dépendre de ces cachets tellement tentants (si je vide la boîte cul-sec, cela ira sans doute mieux ?), de pouvoir garder le sourire et de ne pas me retrouver mes idées noires dès que rien n’occupe de manière active mon esprit.

Mais, ce que j’aimerais le plus, c’est que l’on évite de me mettre dans cet état. C’est de ne plus avoir à me battre pour vivre de manière correcte ma vie. De souffler. De monter mes projets. De ne plus devoir être en situation d’urgence.

Heureusement, comme dans toutes mes histoires, il y aura toujours les étoiles.

Balade matinale

Le matin – du moins, à peu près tous les matins, j’avoue être toujours en pyjama aujourd’hui et traîner devant le PC un Babaz sur les genoux -, je promène les chiens.
Après le café accompagné de madeleines – bien entendu partagées avec les canidés -, après m’être habillée – surtout en cette saison froide -, nous sortons faire le tour du village. À peu près toujours le même, quelques variations sur le retour dans les petites rues du village.

Près des chalets - traversée du parc pour rejoindre les chemins

Près des chalets – traversée du parc pour rejoindre le chemin

En sortant de la maison, nous traversons le parc (qui sert aussi de balade du soir afin de profiter du ciel étoilé). Des chalets – parfois occupés – peuvent être loués. Saint Santin Cantalès, village hautement touristique !

Quelques rayons de soleil - beaucoup de nuages !

Quelques rayons de soleil – beaucoup de nuages !

Plein d'odeurs à relever près de cette étable !

Plein d’odeurs à relever près de cette étable !

La végétation envahie la bassine d'eau des vaches...

La végétation envahie la bassine d’eau des vaches…

Anouk à la traîne ! Beaucoup d'odeurs dans ce coin

Anouk à la traîne ! Beaucoup d’odeurs dans ce coin

À 200m de la maison, les champs (et des noisetiers !).

Vestiges d'une maison à l'abandon, envahie par la végétation

Vestiges d’une maison à l’abandon, envahie par la végétation

Et des ruines.

Une pâture - le soleil peine à se lever aujourd'hui !

Une pâture – le soleil peine à se lever aujourd’hui !

À côté des champs, l'étable, repaire des chiens du secteur !

À côté des champs, l’étable, repaire des chiens du secteur !

Grandes copines de Nounouk : les vaches

Grandes copines de Nounouk : les vaches

Puit au milieu d'une pâture !

Puit au milieu d’une pâture !

On croise pas mal de copains sur les balades : des vaches, des poules, des moutons, des chevaux… Sympa pour familiariser les toutous !
Un poil complexe pour Nounouk qui hésite à passer les clôtures pour dire bonjour de plus près et qui – de ce fait – multiplie les appels au jeu… de loin !

Vieille publicité sur une façade

Vieille publicité sur une façade

Ici, pas de panneaux publicitaires, juste des façades peintes… Pour des produits n’existant sûrement plus ? (Petite ambiance à la Fallout ?)

Un des chiens du village qui nous accompagne sur une partie de la balade

Un des chiens du village qui nous accompagne sur une partie de la balade

On croise souvent deux chiens sur le chemin, celui pris en photo se contente d’aboyer de loin puis se tait et nous suit en faisant sa vie. Son copain est moins sympa et continue d’aboyer dans les oreilles de Dog… qui n’entend plus grand chose de toute façon !

Derrière, la route principale du village

Derrière, la route principale du village

Si si, mes toutous sont toujours avec moi !

À gauche, vers le centre bourg, tout droit, vers les pâtures (et un chemin de balade !)

À gauche, vers le centre bourg, tout droit, vers les pâtures (et un chemin de balade !)

Chemin ramenant vers le centre bourg

Chemin ramenant vers le centre bourg

Murêt que l'on longe pour revenir vers le centre bourg

Murêt que l’on longe pour revenir vers le centre bourg

Petit "escalier" menant vers des jardins

Petit « escalier » menant vers des jardins

Exercice d’acrobatie pour Anouk dès le réveil !

On continue le chemin pour retourner vers le centre bourg

On continue le chemin pour retourner vers le centre bourg

Place du village : tilleul du XVIème siècle et - derrière - l'église

Place du village : tilleul du XVIème siècle et – derrière – l’église

Entrée latérale de l'église

Entrée latérale de l’église

L’Église de Saint Santin Cantalès, que l’on entend très régulièrement.

Rencontre d'un copain chien sur la place

Rencontre d’un copain chien sur la place

Pendant ce temps sur la place du village… On dit bonjour avec un nouveau toutou !

Petit coin d'herbe derrière l'église du village

Petit coin d’herbe derrière l’église du village

Vue de l'église depuis le coin d'herbe

Vue de l’église depuis le coin d’herbe

À la rencontre des poules derrière l'église

À la rencontre des poules derrière l’église

On passe derrière l’église pour continuer notre tour : inspection des poules.

Dur de trouver une voiture pouvant stationner à cet emplacement !

Dur de trouver une voiture pouvant stationner à cet emplacement !

Muret envahi de végétations

Muret envahi de végétations

On longe le muret et les habitations, retour vers la maison

On longe le muret et les habitations, retour vers la maison

Dernier petit chemin du village avant de retourner sur des lieux plus « passants » (tout est relatif).

Cadran solaire (peu utile avec les nuages) et route vers le centre bourg

Cadran solaire (peu utile avec les nuages) et route vers le centre bourg

Le lieu plus passant en question.

Fin de la balade, on retrouve les chalets (et la maison)

Fin de la balade, on retrouve les chalets (et la maison)

Chalet dans la ligne de vue, on est revenu !

Le Voyage de Chipette (et des plantes qui poussent)

Seize jours depuis le dernier article.
Et en seize jours, il peut s’en passer des choses !

Depuis le décès de Post-It lors de mon entrée au rectorat, un postulat s’est mis en place dans mon esprit : toute «bonne» nouvelle (cette bonne nouvelle s’est révélée relative par la suite) se retrouve corrélée à une mauvaise nouvelle dans un espace temps restreint.

Chipette et le dossier du canapé, une grande histoire de grmph.

Chipette et le dossier du canapé, une grande histoire de grmph.

Chipette, arrivée fin octobre chez nous afin de passer une retraite heureuse, a entendu le glas du cancer sonner le 3 novembre, jour de mon anniversaire. Une tumeur à la langue avait été retirée peu avant son arrivée dans le Cantal, la récidive était évidente, nous espérions juste qu’elle soit moins rapide. La décision finale ne s’est pas choisie ce jour là, Chipette avait tout d’abord décidé de profiter des soins palliatifs.

[N’ayant pas de photos de ce moment , je vous invite à imaginer Chipette la bouche dégoulinante d’un mélange de bave et de Recovery, un aliment liquide de convalescence, et le regard revolver «t’avises pas de te foutre de ma gueule».]

La bonne nouvelle dans tout cela ?

Monsukr’dorge a eu un entretien pour un poste non loin de notre trou per… maison quelques jours après cette funeste annonce. Les jours avancent, nous attendons la réponse et le postulat me revient en tête. Ne pas avoir l’emploi ou perdre Chipette ? Durant cette période, l’annonce de Trump élu me redonne confiance en la vie (de Chipette tout du moins), cette mauvaise nouvelle me semblant suffisante pour obtenir un emploi et laisser notre Mamie Chat en vie.

Chipette aura eu de cette façon trois jours de répit (et monsukr’dorge un emploi débuté cette semaine), nous avons du prendre la décision du Grand Voyage samedi dernier.

On pense toujours très fort à toi Chipouillepouille, monsukr’dorge incrémente son stock de viande pour toi en continu.

Pour les autres, Cookies dévalise les stocks de pâtée suite à une erreur logistique (commande tardive du traitement et retard d’envoi, Dog digère un bon brownies suite à une erreur logistique (ne pas laisser le gâteau dans le four et le labradorkiséouvrirlefour seuls dans la maison), Baz fait péter les scores de glycémie mais n’est pas diabétique (juste très stressé chez le vétérinaire) et Anouk espère toujours que je vide le pot de crème fraîche.

Trop d'effort tue l'effort.

Trop d’effort tue l’effort.

De mon côté, je me livre encore et toujours aux expérimentations.

La mâche a été replantée en pleine terre directement dans sa coquille et s’épanouit plutôt bien malgré les conditions climatiques. Les autres salades peinent à pousser et les poireaux demandent leur pause syndicale.

Les buttes n’étaient pas si solides que cela finalement, il y a eu plusieurs glissements de terrain tandis que la couverture ne se décompose pas assez vite pour y pallier. Cela ne gène pas trop les locataires, à quoi bon les perturber ? On reprendra peut-être les fondations au printemps (n’oublions pas l’arrivée du compost !).

Plus grand chose à faire dehors, quelques bulbes (oignons, ail) ont été plantés pour voir ce que ça donne avec l’hiver. Les bulbes restant attendront le printemps avant de pointer le bout de leur germe.

Côté expérimentation en intérieur, je teste la reconstitution des légumes depuis quelques jours !

Ça ressemble un peu à des poulpes, non ? Avec beaucoup plus de pattounes.

Ça ressemble un peu à des poulpes, non ? Avec beaucoup plus de pattounes.

Les copines les endives ! Avec une vinaigrette au miel et des noix, c'est une bonne entrée !

Les copines les endives ! Avec une vinaigrette au miel et des noix, c’est une bonne entrée.

Les restes de poireaux et d’endives vont tenter d’avoir une nouvelle vie, on verra bien ce que cela donne. Je ne sais pas si je vais devoir remettre en terre ou si ce sera consommable de suite, à voir donc !

Des restes de patates douces attendent aussi de voir le miracle de la nature se faire.

Je m’amuse aussi sur divers projets de décoration…
D’autres projets verront le jour au fur et à mesure !

Se jeter à l’eau

Cycle de l’eau, cycle de la vie.

Randonnées sur les chemins de la Châtaigneraie, découverte des grands ruisseaux et petites rivières (Anouk est aux anges !). Il fait encore beau et chaud dans le Cantal en cette fin d’octobre, quoi de mieux pour profiter des vacances de mes parents ?

 

Les parents découvrent le Cantal !

Les parents découvrent le Cantal !

Goutte d’eau parcourant le fil de l’eau ou ensemble de tout cela ? Partons nous d’un point A pour un point Z (sans oublier les points intermédiaires) avant de tout recommencer ou sommes nous tous ces points en même temps ?

Une Anouk sauvage apparaît !

Une Anouk sauvage apparaît !

Petit ruisseau deviendra fleuve… Et si nous étions – dans le même temps – déjà rejeté dans l’océan ? (« C’est étonnant ! »)

Anouk cracra, l'eau elle aime ça !

Anouk cracra, l’eau elle aime ça !

J’aime à croire que tout ce qui a été fait possède déjà sa finalité, et que toute finalité peut être modifiée à n’importe quel moment.

Lumière d'automne

Lumière d’automne

Combien de projets pensés, repensés, modifiés, raturés, ajoutés… ? Les ruisseaux se font et se défont à chaque instant.

 

Autour du marais du Cassan...

Autour du marais du Cassan…

Plusieurs réactions me sont parvenues – directement ou indirectement – après mes derniers articles. Mes écrits n’attendent pas de réponses, ils sont là pour partager un moment, une pensée ou un état émotionnel. Je souhaite souvent décrire un état émotionnel, l’écriture me permet de poser mes pensées, ce que je ne pourrai pas faire face à quelqu’un, surtout en situation directe de stress. Je souhaite juste en écrivant ce que j’ai pu écrire donner un début d’explication à des comportements que je peux manifester ou que – bien souvent – je ne veux directement le mal de personne mais souhaite juste me protéger. Je doute d’être la seule dans cette situation !

Ma vie chez les psys

Ce matin, rendez-vous chez le psychiatre. Épreuve compliquée : trouver une place pour se garer. Puis, à l’accueil, secrétaire : «ah mais je vous ai laissé un message pour vous dire que le rendez-vous était annulé». Certes, mais je ne l’ai pas reçu (ou peut-être que oui mais ma phobie du téléphone influe sur le réseau). «Et vous n’avez pas rappelé !» Logique, sans message…

Après avoir patienté une dizaine de minutes le temps que la secrétaire se demande comment faire du coup (et avoir donné de ses nouvelles aux personnes appelées en secours), le médecin a fini son cours plus tôt ! Rendez-vous maintenu !

Heureusement, vu l’heure matinale, j’étais trop endormie pour péter les scores de stress. Le secrétariat du CMP a des cours à prendre sur la gestion des personnes en état de dépression/stress chronique/autres.

– A priori, selon mon amie, j’ai l’air plus fatiguée en ce moment. Je dors beaucoup plus effectivement, et c’est pas trop la forme…
– Ah ! Moi je vous trouve bien.
[Sigh]
– Vous pouvez faire les courses ? Faire à manger ? Vous occuper de la maison ?
– Euh, oui, ça va encore… [Certes, la maison n’est pas fameuse à voir en ce moment]
– Bon, alors tout va bien, c’est le principal !
[Sigh²]

Me voilà donc en train de faire mon ménage, et à réfléchir à toutes ces perles que m’ont sortie les psychiatres ! Celui d’aujourd’hui a marqué plein de points d’ailleurs.

 

Les psychiatres aiment bien jouer aux savants fous.

Et faire mumuse avec mon traitement, c’est marrant !
«Vous allez plutôt bien ? Le traitement vous maintient ? Bon, bah on va le retirer alors !»
«Votre traitement est trop fort selon vous ? Mmouais… On va l’augmenter, ça va faire disparaître les symptômes.» (Merci l’étiquette de schizophrène qui me colle à la peau et qui, du coup, rend suspicieuse toute tentative de diminution de traitement !)
«L’environnement de travail ne vous convient pas du tout ? Vous faites un burnout ? Bon. Ça doit être de la paranoïa, augmentez donc votre antipsychotique. Pas grave si vous êtes encore plus fatiguée, ce n’est pas comme si la fatigue jouait un rôle dans le burnout. Hop, retournez au boulot !»

 

Les psychiatres aiment bien les hospitalisations.

Le remède à tout : l’hospitalisation.
Après tout, c’est l’environnement qui est dangereux ! Mieux vaut couper le patient du monde quelques semaines, l’environnement finira par se calmer, pas besoin d’agir dessus.
Mention spéciale pour tous les psychiatres des services d’urgence qui m’ont renvoyé à mes pénates malgré que tout aille mal, sous prétexte que je refusais de me faire hospitaliser.

 

Les psychiatres n’aiment pas vraiment être empathique.

– [Devant le secrétariat] Non mais ce qu’il fait faire, c’est occuper vos journées ! Essayez de faire des choses et de remplir votre planning !
– Euh… Je vais déjà essayer de réussir à faire ce qu’il y a dedans…

Voui, parce qu’avec les psychiatres, on n’arrive pas trop à dire ce qui ne va pas vu les tournures toutes faites qu’ils nous répondent. Si il pouvait prescrire des coups de pieds aux fesses (en acte médical bien sûr), ce serait leur réponse de choix !

 

Les psychiatres ne sont pas super ruraux.

– Lebour, vous écrivez ça comment ?
– Euh… L-E-ESPACE-B-O-U-R-G, un bourg quoi.
– Et il n’y a pas de numéro ?
– C’est à dire que c’est un lieu-dit…

 

Et puis, j’oublie énormément de choses.
Maintenant, mon ménage est fini, et je suis trop HS pour trouver une fin à cet article.

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