Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Où le pouvoir réside dans le choix de ne pas consommer

Pour changer, je me pose toujours plein de questions. Peut-être trop mais je ne crois pas. Le soucis, c’est que ça me met vraiment en rage contre « les gens ». Eux, vous, toi, moi.

En essayant de tromper mes angoisses sur Internet de peur de ne pas être assez épuisée et de ressasser dans mon lit, je suis tombée sur une illustration de personnes se battant pour « construire un monde meilleur pour nos enfants » puis, une case plus loin, se dire que finalement, « c’est bien trop facile ». Selon eux, j’imagine parce que le pouvoir d’accès aux biens s’est beaucoup faciliter depuis leur propre enfance, qu’ils n’avaient pas tout ça… mais nous, est-ce qu’on ne nous a pas un peu forcé à avoir tout ça ?

Facile de dire ça, « ils n’ont pas eu le choix », etc. Alors pourquoi nous reprocher ce qu’ils n’ont pas refusé ?
Il y a le combat « c’était mieux avant » vs. « le monde est bien plus facile pour vous (petits ingrats) » où mon point de vue semble posé, il y a toute la critique du monde actuel qui peut se résumer en « O—O MARCHE ARRIÈRE TOUTE », il y a aussi que j’en ai marre du monde et que j’entame mon combat d’abandonner tous mes rêves (qui sont quelque peu dictés par des clichés), un peu de résilience et beaucoup de repli sur moi, et que je vais aller construire mon monde toute seule dans mon coin.

Bon, il y avait aussi tout un passage entre la passation de pouvoir entre la consommation et le choix de ne plus consommer. Le fait que voyager physiquement n’est plus de la partie (et si c’est pour voir les mêmes pollutions ailleurs…) et que je vais donc me contenter des fictions vu l’état de la planète (et de mon corps). Puis beaucoup de critiques et de ras-le-bol sur les choix de la société (puis sur moi qui capitule).

J’avais sûrement plein de trucs à dire mais ça s’est perdu.

Que faire pour la protection animale ?

Peut-être toute vie a-t-elle son propre sens, et faut-il toute une vie pour découvrir ce sens.

Une Vie bouleversée, etty hillesum

Toujours dans le but de trouver un sens à ma vie, je lis actuellement le livre « Trouver son Ikigaï : vivre de ce qui nous passionne » de Christie Vanbremeersch.
Il est demandé à un moment de faire la liste de 50 choses qui nous mettent en colère (bizarrement, c’est plus facile que de trouver 5 traits de caractères que nous aimons chez nous) et l’état de la protection animale en fait partie, ce monde de coup bas, de catastrophes parfois pire que chez les particuliers, la misère sociale qui parfois l’entoure, etc.
Être en colère, c’est une chose, mais paraît-il que la meilleure façon de se mettre en colère, c’est de changer les choses, de se mettre en action, d’utiliser cette énergie à des fins productives (là, mon mental se dit que ce n’est pas vraiment la productivité que je recherche, certes).

La question est : que puis-je faire ?

Dans un premier temps, je me suis dit que peut-être, dans d’autres milieux, ça fonctionne autrement. Mes expériences associatives n’ont pas vraiment acquiescé : tout semble source de conflit.
Par contre, ce qui m’a sauté aux yeux dans un deuxième temps, c’est que la population gravitant autour des animaux manque cruellement de formation pour lâcher-prise et prendre soin de soi-même, que ce soit au niveau des professionnels (que dire du nombre de vétérinaire qui mettent fin à leurs jours ? Sans compter tout ceux qui ont perdu foi en leur profession…) que des particuliers, pas grand monde ne choisit d’investir du temps et de l’argent dans la formation, aussi bien pour prendre du recul et prendre soin de sa propre existence que pour prendre soin des animaux que l’on peut prendre en charge.

Dernièrement, je demandais des conseils pour gérer au mieux l'arrivée de deux mamans chats, j'ai essayé de nommer mes craintes et d'expliquer ce que je n'étais pas en mesure de faire. Finalement, j'ai passé la soirée à pleurer après les remarques blessantes que l'on a pu m'adresser. Par contre, je n'ai pas eu le moindre conseil utile, je fais donc "comme je peux".

Il s’agît de ma propre vision, alors, j’ai besoin de vous : pour me raconter vos péripéties dans le monde de la protection animale, pour me dire ce qu’il manque à vos yeux, pour m’expliquer ce qui vous chagrine ou ce qui au contraire vous met en joie, pour me faire part de vos souhaits, de vos rêves, de vos espoirs…
Une des réponses sera bien sûr l’argument financier : on manque cruellement de moyens, ou, tout du moins, tout semble très mal distribué (et que dire des guerres de pouvoir ?). Mais tout ça, ce sont des énergies, on doit bien pouvoir en trouver des bienveillantes de ces énergies ?

N’hésitez pas à me contacter par le moyen qui vous arrange : par le blog, par mail (pphnix@gmail.com), sur les réseaux sociaux, par téléphone ou autour d’un café (je me déplace !).
La protection animale est une cause qui me tient à cœur mais je peine à trouver les moyens qui seront les plus utiles.

La justice des « justes »

Je ne sais jamais où me placer face aux actualités, je suis souvent d’accord et souvent en désaccord, et puis parfois, je suis aussi en désaccord avec mon accord.

Cela touche toute ma vie.
Pour exemple, dans le domaine de la linguistique et de l’informatique, il y a le faux-amis « digital » en français qui fait grincer pas mal de dents. L’utilisation des « technologies digitales » au lieu des « technologies numériques » s’explique par le terme anglais digit qui donne nombre en français.
Chose dont énormément de personnes se foutent, alors ça créée des débats de classe entre les « bons » qui utilisent numérique et le « péon moyen » qui va se contenter du faux-ami.

Et même sur ça, je n’arrive pas à m’entendre avec moi même : je trouve l’utilisation abusive des digitaux en tout sens à jeter à la poubelle (et même Digimon n’a pas osé faire de traduction en parlant de « digital monster » et donc en restant… en anglais) mais en même temps, je trouve ça nul de penser ainsi, que c’est faire du classicisme et que ben… l’usage fait force.
En bref, ça m’énerve mais je garde ça en moi et j’essaie de retrouver le calme intérieur en digérant (je ne vous raconte pas les soucis de digestion que j’ai en ce moment).

Je parle de ça suite aux débats autour de la restauration de Notre-Dame-de-Paris. Perso, j’en ai rien à faire et je trouve ça débile, mais selon une émission de radio (de mémoire) c’est parce que je suis dépressive et que donc rien ne m’émeut (mais je fais l’autruche sur pas mal de choses). Je regarde donc tout ce petit monde râler sur les donations obligatoires, et les crédits d’impôts, et la culture française, et la politique pour les SDF, aussi pour les migrants, et même la politique en général (et on attend toujours le discours de Macron si j’ai bien compris).

Et aussi parce que je lisais un livre qui m’a donné plein de citations inspirantes (un jour, je vous parlerai de l’histoire des citations inspirantes allant de la Grèce antique aux Paroles de Filles en passant par les Démotivateurs, peut-être) :

Ceux qui cherchent à tirer la couverture sur eux et à profiter de l’inégalité aggravent la laideur du monde, mais la laideur dans les relations entre les hommes vient principalement de la justice des justes. Pourquoi ? Parce que le mal le plus étendu, c’est la logique de ce petit moi qui juge, pèse et calcule, compare et revendique, et il est d’autant plus pernicieux qu’il se satisfait d’avoir la justice de son côté.

La Soif de l’essentiel – réza Moghaddassi

Petits, petits…

Depuis un peu plus de deux semaines, deux minis terreurs sont arrivées à la maison. Pas par elle-même, non, on m’a demandée de les garder pour la nuit afin de les emmener au refuge le lendemain.

Les deux mini-terreurs qui refusent de se laisser amadouer…

Vu leur état de familiarisation à l’humain, deux semaines plus tard, elles sont toujours dans leur chambre qui commence à se meubler petit à petit.

Me voilà donc avec deux mini terreurs, et comme ça ne suffisait pas, hier soir, j’ai accompagné le groupe dans l’espoir de piéger le reste de la fratrie (qui atterrirait… chez moi).
Presque deux heures, de 20h à 22h, à espérer voir des bouts de moustache et des yeux luminescents, et, surtout, à espérer en attraper un ou deux pour les mettre en sécurité.
Deux heures à discuter en scrutant le piège et en tendant les oreilles pour entendre le moindre miaulement. Les miaulements, nous les avons eu, mais pas de signes de moustache, pas de reflet de lumière dans des pupilles de félon félin (ou félin félon)…
Le piège : vide.

Nous aussi, nous étions en guerre, non pas contre le chat, mais pour lui.

Un Chat est venu pour noël, cleveland amory

On discute avec une personne qui sort son chien, on apprend qu’ils sortent le matin, vers 6h30, quand la ville est calme. Et ensuite, nous voilà emprisonnées dans des conversations qui ne mènent à pas grand chose. Enfin, en deux mots : vinaigre blanc.

Vers 22h, nous repartons bredouille… Peut-être allons nous réessayer tôt le matin ? Ou retenter un soir ? Le quartier est mal fréquenté, il y a toujours un peu d’appréhension à attendre dans ces rues. Peut-être que nous ne verrons jamais ces chatons.

Dans tout ça, je me rends bien compte que le terrain, ce n’est pas pour moi.

Conseil lecture : Un Chat est venu pour Noël, de Cleveland Amory. Histoire assez sympa entre un protecteur des animaux et un chat. Le livre date des années 80, il se passe donc au début de l'apparition de la protection animale et il est assez marrant de rencontrer des associations qui semblent se lancer dans le livre et que l'on connaît maintenant de manière internationale.
Possibilité de prêter ou d'envoyer mon exemplaire dès que je l'ai fini (bientôt !) :)


Pollution intérieure pour se dépolluer. Ok.

En ce moment, je tente de me remettre aux MOOC (merci ma môman qui suit religieusement ses cours pendant les vacances scolaires), et j’ai choisi le thème des polluants et des toxiques dans notre environnement.
Je suis donc tombée sur cet article Wikipédia du benzopyrène.

Les benzopyrènes sont produits par combustion incomplète de composés aromatiques.
[…]
le chauffage au bois, émetteur d’hydrocarbures aromatiques polycycliques dans l’atmosphère.
les brûlages de déchets verts, sont aussi des sources de benzopyrène à prendre en compte ; en milieu rural, la combustion du bois conduit à des niveaux élevés de B[a]P dans l’air extérieur12,13.
dans les barbecues, où le benzopyrène est produit par combustion incomplète des graisses animales au contact des flammes de charbon de bois. Les concentrations peuvent atteindre 10 μg/kg de viande14.

Wikipédia

Mais le Hygge, ce n’est pas aussi les cheminées et – en été – les barbecues ? On parle bien aussi des bougies voir de l’encens, et, en ce qui concerne la pollution de l’air intérieur, ce n’est pas génial tout ça !
Et en hiver, quelqu’un va-t-il se risque à aérer son appartement en pleine ville pendant 10 minutes ?

Je suis toujours réjouie devant un feu de cheminée, le travail du bois est un travail qui réchauffe qui plus est, et j’adorais ramasser mes fagots de petits bois en promenant mes chiens, mais je ne suis plus sûre de vouloir une cheminée maintenant (quoique, les autres chaudières, finalement…).

Pour le moment, je pense que je vais me contenter des lumières tamisées un peu partout dans la maison (même si j’aime bien avoir une vraie lumière de jour par moment).

P.S. : en fait, je crois que je vais m’installer à Chaudes-Aigues qui pratique une forme de géothermie non voulue :

La source d’eau chaude à Chaudes-Aigues est à 82°C (le guide dit que l’on peut faire un œuf dur en 15 minutes), le sol de l’église est chauffée avec cette eau et l’intérieur est chaud (et humide).

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