Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Des jonquilles dans mon jardin !

Le printemps arrive, doucement.

Il pleut.

Extrait – Journal de bord du dimanche 5 mars 2017

11h50 : Voilà 20 minutes que par le miracle de l’abnégation de la topologie, je me suis embourbée dans un fossé. Si ce fossé avait été le seul problème, il aurait été vaincu. Malheureusement, la pluie et la boue sont entrées dans l’équation.
Une personne bien sympathique s’est arrêtée il y a 15 minutes, essayant de m’aider à sortir mon véhicule de sa prison terreuse et humide, sans succès… La personne a ensuite eu l’amabilité de me laisser utiliser son téléphone pour appeler mon assurance afin de me faire envoyer une dépanneuse «d’ici 30 à 45 minutes». J’avais bien entendu oublié mon téléphone portable chez moi.

11h55 : Une troisième voiture vient de s’arrêter pour me proposer son aide. Pourtant, la route est relativement peu passante. Je décline, j’attends ma dépanneuse.
Avec la pluie tombant sans cesse, les 1°C et notre respiration à tous les trois, les vitres sont déjà pleines de buée et l’odeur de chien mouillé envahit l’habitacle. Nous revenions de balade. Une heure sous la pluie. Les chiens veulent retrouver leur canapé.
Nouk et moi avons partagé quelques Chocapics, même si j’aurais bien voulu une boisson chaude. Il y a bien un réchaud pour chauffer ainsi que des sachets de thé mais ni eau ni contenant.

12h00 : Je passe le temps en écrivant, je n’ai bien sûr pas prévu de livre et – pour rappel – mon téléphone portable m’attend sagement à la maison, au chaud. Impossible de prévenir Wan et mon frère. Quelle idée de partir se promener seule avec les chiens un dimanche pluvieux. Heureusement, j’ai eu l’idée de faire les courses avant de me promener, d’où le paquet de Chocapics.
Il fait de plus en plus froid dans la voiture, je pense rallumer le moteur pour bénéficier du chauffage. Ce que je fais. Mes vêtements sont trempés malgré les nombreuses couches dont des couches imperméables. L’imperméabilité est quelque chose de bien relatif. J’espère que la dépanneuse ne va pas trop tarder.

12h05 : Je me sens bien bête à m’être mise dans le pétrin de cette façon. J’ai l’habitude de me garer ici pourtant. Je pense que mon esprit était trop occupé à ne pas oublier les chaussures de marche à côté de la voiture.
Difficile d’expliquer sa localisation à une centrale téléphonique d’assistance, moi même ne connaissant que peu les noms du coin. Heureusement que le gentil monsieur a pu donner les renseignements à l’assurance et m’a promis de répondre au dépanneur si celui-ci l’appelait pour me trouver.

12h09 : Il est marrant comment corps et esprit ont besoin d’une occupation pour passer le temps. Écrire me permet d’oublier quelque peu mes orteils qui gèlent. Peut-être rendre cet instant constructif aussi. J’avais bien un stylo dans mon sac mais pas de carnet ou un quelconque papier. Une vieille enveloppe qui traînait dans la boîte à gant a fait mon affaire (oui, celle qui contenait le double de clé de la voiture que je dois toujours faire paramétrer chez Renault. Promis, je passe les voir la semaine prochaine).

12h13 : Toujours pas de dépanneuse. Quelle idée de demander un dépannage le dimanche midi. Une quatrième voiture vient de s’arrêter. Un 4×4 avec une remorque et sûrement de quoi m’aider à sortir la voiture de là. Non, la dépanneuse va arriver.
Et j’espère qu’elle arrivera avant que je n’ai plus de support pour écrire. Quelle idée de la Poste d’écrire plein de choses inutiles sur ses enveloppes prêt-à-poster. Cela ne me laisse que peu de place. Et, faute d’un support autre qu’une jambe humide, mon écriture est très brouillonne et n’optimise pas l’espace.

12h19 : Viennent les préoccupations sur le repas. C’était sensé mijoter un peu. Vu l’heure, un changement de programme va devoir s’imposer. Je me demande si Wan et mon frère s’inquiètent de mon retard. Nul appel pour les rassurer de possible (ou me rassurer ?).

12h23 : Une cinquième voiture vient de s’arrêter. Je pense à cette histoire drôle du croyant ne voulant pas être secouru lors d’une inondation, attendant le secours de son Dieu. Je me sens bête de décliner les offres de secours qui se présentent à moi. «La dépanneuse est sur la route !»
Dieu dépanneur, viens à mon secours !

Et c’est à ce moment là que la dépanneuse arriva. Elle attendant l’ultime appel au secours peut-être ?

Dans la continuité de la journée, mon frère loupa son train. Prévoir de partir juste à l’heure est risqué, surtout quand on se rend compte que les clés de voiture ont été perdues lors du retour tumultueux au midi, alors que j’étais chargée de chiens, de vêtements et de sac.

Les clés furent retrouvées au bout de 10 minutes mais, hélas, miracle de la SNCF, le train était à l’heure. Pas nous.

P.S. : je tiens à m’excuser auprès des piétons ayant tenté de traverser devant moi alors que nous avions déjà 5 minutes de retard sur l’horaire du train.

Livre d’occasion

Après de nombreuses années où ouvrir un livre demandait un effort surhumain de lâcher-prise, je me remets doucement à la lecture.

J’entretiens ma motivation en inscrivant dans mes objectifs de la semaine de finir un livre ainsi qu’en renouvelant mon stock de livre dès que je peux me le permettre, au cas où une lecture serait plus facile qu’une autre et me permettrait de m’y replonger par la suite. Également, Emmaüs et sa librairie me sont d’un grand secours pour tenter de retrouver le plaisir de vagabonder entre les étagères (c’est pas encore ça !) grâce à son choix bien plus limité que des librairies sur de nombreux étages, me permettant de ne plus me focaliser sur une seule section. De plus, le prix freine beaucoup moins les découvertes…

Cependant, malgré ce choix assez restreint (mais néanmoins important !), j’ai fini ces dernières semaines avec deux livres de Christophe André (découvert grâce à Mathieu Ricard). Le dernier livre lu et terminé évoquait l’estime de soi.

Le livre d’occasion permet – bien souvent – de passer après quelqu’un. J’ai pu donc bénéficier des surlignages que l’on peut réaliser afin de graver dans sa tête certains passages ainsi que des réponses non effacées aux quelques tests que le livre donne.

Je bénéficiais donc d’une double lecture : le contenu du livre mais aussi celui rajouté par la personne me précédant. Double immersion : le psychiatre me parlant des troubles de l’estime de soi, et un bon exemple de personne doutant d’elle même (et me faisant relativiser).

La lecture, bien qu’enrichissante, était plus compliquée que prévue. Le livre étant peut-être chargé des émotions et les attentes de la personne avant moi ainsi que des intentions de l’auteur ? (Qui, à l’époque – en 1998 – n’abordait pas encore la question de psychologie positive et se basait sur les travaux réalisés à l’époque. Force est de constater que la psychologie a bien changé en presque 20 ans !)

Je ne peux que remercier suite à cette lecture l’utilisation des tests proposant des nuances (chiffrées, certes, ce qui n’est pas forcément facile à appréhender) et non pas des réponses monochromatiques. Je souhaite sincèrement que la personne m’ayant précédée aurait eu des réponses plus nuancées qu’un «tout va mal» si on lui avait laissé le choix de mitiger sa réponse, ou, si ce n’est pas le cas, que ce livre lui ait permis de voir des échappatoires ou la volonté de consulter un professionnel ! (Ce que le-dit livre suggérait d’ailleurs, mais j’ai du mal avec la notion de livre appelant à faire appel à un professionnel, même si l’idée est tout à fait entendable).

De mon côté, les changements proposés par l’auteur sont toujours autant source d’appréhension, pas sûre que mon estime de moi se modifie en un claquement de doigts par je-ne-sais-quel-miracle, je suis bien sûr PER-SU-A-DÉE que mon problème est bien plus complexe que ça !

Valentine’s day, carottes et zentangle

Y a toujours une carotte qui nous correspond !

Saint Valentin très mièvre, repas composé de diverses choses manipulées pour devenir des cœurs (je ne suis pas très convaincue par la coupe des tomates cerises – qui en plus ne sont pas de saison – et la compote des pop tartes était trop peu sucré, mais nous avons bien mangé !).

J’ai eu un livre sur les Zentangle, comme il était indiqué sur ma liste pour la Saint Valentin (si votre moitié n’a pas d’idée, le mieux est encore de faire une liste et de la laisser piocher dedans ! « Oh, tu as vu le panier Amazon ? C’est bientôt la Saint Valentin tu sais… »)

Je découvre donc une nouvelle technique pour remplir mes mandalas :

Plus qu’à trouver la prochaine fête commerciale pour me faire offrir un cadeau… 😀

Objectif panier des chats : done !

Sur une note plus joyeuse en cette fin de semaine : j’ai enfin maîtrisé (partiellement) ma machine à coudre pour réaliser deux coussins que j’ai « matelassé » ensemble (pas sûre du terme).

Le panier des chats… customisé

Je ne résiste pas de poser fièrement à côté !

Enfin réussi à me booster pour faire ce projet ! Je ne sais pas si il sera utilisé par les chats (qui ont déjà un nombre considérable de panier), mais il est fait et je me suis faite la main sur la machine à coudre.
J’ai réussi à déchiffrer les photos plutôt flou du livret envoyé par ma mère, le dit livret devait me parvenir dans un petit colis rempli de plein de bonnes choses, sauf du livret en question. On attend le prochain colis avec impatience ! (Nous ? Gourmandes ?)

Edit :

Le panier a trouvé preneur !

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