Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Nouvelles médicales

Je viens de relire mon article de novembre, ça semblait être la grosse catastrophe donc je me suis dite qu’il faudrait peut-être que je donne des nouvelles.

J’ai passé presque deux mois chez mes parents dans le Nord, j’ai juste atterri une fois aux Urgences pour une angine avec de fortes poussées de fièvre (et des douleurs beaucoup plus importantes). Ils n’ont pas beaucoup aidé au final.
Le médecin familial a pu me prescrire un nouveau traitement qui a bien diminué les douleurs. On sait donc que les douleurs sont neuropathiques. J’ai passé des examens qui ne montrent pas grand chose, et j’ai une ordonnance pour voir une gastro-entérologue. J’ai rendez-vous la semaine prochaine.

Dans les bons mots de mon ex-médecin traitant du Cantal, lors de la dernière consultation, il m’a demandé où en était ma recherche de travail.
Je n’ai pas osé lui répondre que je suis maintenant désinscrite de Pôle Emploi, parce que si je mets trois jours à trouver l’énergie pour aller faire les courses (et finir par rentrer en pleur chez moi), je ne suis pas sûre de pouvoir aller travailler.
Du coup, le lendemain, je me suis réveillée avec une migraine carabinée assez forte pour me faire vomir dès que je me levais. J’ai essayé de prendre des médicaments, c’est ressorti dans le même état. J’ai trouvé ensuite la technique pour prendre du Lyoc (les prendre après avoir vomi et être retournée dans mon lit) mais ça n’a pas eu grand effet.
Finalement, une ambulance est venue me chercher pour m’emmener aux Urgences. Ils étaient plutôt sympa, quand je leur ai dit que le Paracétamol ne fonctionnait pas sur mes migraines, ils ont essayé autre chose au lieu de me sortir le classique « mais si, vous verrez, en intra-veineux ça ira ! ».
Je suis ressortie avec une ordonnance pour une IRM.

Deux semaines plus tard, je fais donc mon IRM (après avoir passé une semaine en Haute-Savoie avec deux super copines et leurs huit chiens, c’était fun !), je craignais pour le produit de contraste mais l’infirmier était top et j’ai failli m’endormir dans la machine.
Je peux recommencer quand vous voulez !

Quelques jours plus tard, je récupère le compte-rendu, pas de tumeurs ! Mais deux points à explorer :
– un cervelet qui est affaissé, pas assez pour être classé dans une malformation de Chiari type 1 mais en regardant les symptômes, je m’y retrouve pas mal…
– une inflammation des mastoïdes, bon, là, je suis un peu vénère parce que pas mal de médecin ont vu qu’il y avait un soucis, on m’a sorti le nom de mastoïde mais en ne faisant rien (alors que ça me cause régulièrement des douleurs ORL). Internet me dit que ça se résout par des injections d’anti-bio mais que si c’est présent depuis longtemps, il faut passer par une chirurgie… Ça doit peut-être faire 10 ans que j’ai eu les premiers symptômes je crois ?
Bref, il faut que je demande une ordonnance pour aller voir un ORL.

Sinon, il y a des jours où ça va, des jours où ça ne va pas. Quand ça va, je pars me balader avec Anouk. J’ai abandonné le reste de mes activités, je poursuis ma recherche de diagnostic cependant.

Bon, en fait, si, ça pouvait être pire

Je n’ai pas écrit depuis environs deux mois. J’ai l’impression qu’il s’est passé un peu trop de choses tout en ayant la sensation de stagner dans ma vie.

On a eu des chatons non sevrés à la maison, puis j’ai du les rendre dans un down et ils sont presque tous décédés là bas. Je le vis mal.
Au début des vacances de la Toussaint, il y a eu une annonce pour une chatte trouvée en très mauvais état. C’était pas trop loin d’ici alors on est allées la chercher, on l’a mise au chaud et on l’a nourrie. On l’a emmené à la clinique, elle était porteuse du FIV mais à part ça tout allait bien, alors elle est restée une nuit sous perfusion avant de rentrer chez nous. Puis une semaine plus tard, on l’a retrouvée décédée dans son sommeil. C’est pas très joyeux.
Lundi dernier, Hobbes avait des blessures sur la tête et il avait la queue inerte. Clinique, donc. Les radios ont montré une fracture de la troisième lombaire, il a du se faire taper par une voiture. Heureusement, il fait ses besoins correctement, il a juste des soucis pour sauter. On dirait que la queue refonctionne petit à petit, à voir si on doit amputer ou pas. Mais il est câlin et avale ses comprimés tout seul.
Et puis, Baz est toujours en vie.

De mon côté, on avait enfin programmé l’hospitalisation pour changer de traitement. Ma mère était venue pour s’occuper des poilus en mon absence.
Dès le début, c’était déjà le bordel pour entrer en unité psychiatrique. Quand j’ai eu l’entretien avec mon psychiatre, ça sentait mauvais, alors que c’était normalement clair que je venais pour le changement de traitement, il a voulu me faire croire que je n’allais pas bien et que l’hospitalisation était une chance pour améliorer ça.
Je suis restée trois jours. Trois jours à pleurer dans les toilettes, à ne pas manger car ils ne voulaient pas me servir de repas végétarien, à n’avoir aucun soignant qui me demandait comment j’allais, à devoir refuser la moitié des médicaments car on voulait me gaver de neuroleptiques inutiles. Puis un type lui aussi hospitalisé m’a à moitié menacé de viol, voulant « me faire goûter de l’homme ». Je suis allée en parler aux infirmières « si jamais il entre dans votre chambre vous sonnez ». On ne peut pas fermer les portes, on me donne des somnifères le soir, et je n’aurais jamais pu atteindre la sonnette.
C’était trop, et c’était clair pour moi, retour à la maison. Le psychiatre a voulu me retenir mais il n’en avait pas le pouvoir (ouf !).
Je suis donc rentrée chez moi, je n’ai plus vu personne du CMP depuis, je n’ose plus répondre au téléphone. J’ai arrêté une partie du nouveau traitement car il me rendait encore plus mal, la seule réponse du psychiatre était de l’augmenter. Je ne suis pas allée chercher la nouvelle ordonnance.
J’ai des messages sur mon répondeur mais je n’arrive pas à me décider à les écouter, je n’ai répondu à quasiment personne pour mon anniversaire.

À côté de ça, je n’arrive plus vraiment à manger. J’ai des nausées et de l’acidité gastrique. Sans compter les douleurs qui sont toujours là. Je n’ai pas faim, juste envie de vomir.
Je suis crevée, je me réveille une dizaine de fois par nuit. Ce matin, vers 5h, j’ai du appeler ma chérie suite à un cauchemar assez violent.
Et puis toujours des douleurs, des migraines à n’en plus finir.

J’essaie de m’en sortir, je suis allée voir un nouveau psy dans le privé pour tenter l’EFT. J’ai réussi à aller un peu mieux quelques jours au niveau moral et énergie (car je n’ai l’énergie de rien). J’essaie de faire les exercices de mon côté mais je ne vois pas trop d’amélioration. J’essaie aussi de méditer, ça me fait du bien sur le moment, c’est déjà ça.

Bref, je ne sais pas trop quoi faire. J’ai perdu toute confiance dans mes soignants, je me sens seule, et j’ai l’impression de couver de graves soucis de santé.

« C’est peut-être la ville qui ne vous supporte pas. »

Envie de citer mon médecin pour le titre de cet article, envie de commencer sur des aberrations.
Le même médecin qui m’annonce – comme ça – que mes douleurs sont listées dans les effets secondaires de mes neuroleptiques, après m’avoir demandé si je prenais bien mon traitement, et avant de me dire que, du coup, ça ne valait pas la peine de faire des examens approfondis.

Moi ? En colère ?
J’aurais du prendre une photo de l’infirmière du CMP qui me rend visite quand je lui ai raconté ma dernière consultation, ça aurait très bien illustré.

Handicapophobie. Psychophobie.
Personne n’en parle et pourtant c’est bien présent.

« Ça ne se voit pas sur ton visage » mais pourtant, on s’en rend bien compte quand on me demande dans les présentations le métier que j’exerce. Je n’ose pas souvent dire que je souffre de troubles psy, je me contente d’évoquer l’hypothèse de la fibromyalgie.
Je ne sais pas comment me sortir de tout ça. J’essaie de donner un sens à mon quotidien en faisant du bénévolat mais… Je m’étais bien rendu compte que la protection animale, ça se justifiait moyen auprès du commun. Alors je me suis intéressée à l’humain : cours de français langue étrangère et soutien scolaire.
« Vous êtes payée ? »
Rire moqueur à la réponse, négative.

C’est lassant.
J’en ai parfois marre de la vieille génération (bon, j’en aurais sûrement marre de la nouvelle également si je la côtoyais plus souvent j’imagine).
J’ai juste envie que l’on me laisse tranquille : une dépression à 15 ans suivie d’une déclaration de schizotypie, puis la sorte de fibromyalgie à 25, ça me suffit. Sans compter les expériences traumatisantes dans le monde du travail.
Pas besoin d’en rajouter.

« Mais oui mais ça ne se voit pas ! »

Alors… Chut ?


Je suis toujours pleine de colère, quand ce n’est pas le stress, c’est la colère. J’aimerais juste être zen ou simplement reposée.
Ma vie semble une flagellation quotidienne « ta maison est sale », « pourquoi t’as pas lu aujourd’hui », « t’es nulle », « faudrait peut-être que tu trouves un boulot », « comment tu ferais sans tes parents pour payer tes factures », « tu t’occupes mal des poilus », « t’as pas fait grand chose aujourd’hui », « tu dis que tu veux écrire mais tu n’as rien d’intéressant à dire », « arrête d’utiliser le je », …


Il paraît qu’il suffit de traverser la rue ! …

Article douteux sur bases douteuses

Breaking news

  • Baz est TOUJOURS en vie !
  • Bientôt la rentrée.
  • Y a des trucs dans mon jardin mais j’ai pas trop la force d’aller voir.
  • Mon PC est passé sous Debian (et tout le monde s’en fout).
  • On essaie d’attraper un chat qui vit au bord de la départementale depuis plusieurs semaines, il faut que l’on achète une cage-trappe *soupir*.

En ce moment, je lis, motivée par l’idée de reprendre des études de philosophie. Bon, merci Parcoursup, ce ne sera pas pour cette année (de toute façon, je ne compte plus les années perdues, certains diront que le temps n’est jamais perdu de toute façon).
Je suis donc amenée à lire des articles par-ci par-là quand j’arrive à m’approcher de mon PC sans faire une crise d’angoisse (je suis un peu trop les SOS animaliers), et je papillonne de courant philosophique en courant philosophique.

Il y a peu de temps, il y a un nouveau « raid » contre l’homéopathie et les fake medicine. Ce qui m’a un peu fait voir rouge.
J’ai compris une partie de la raison par cet article (j’avais prévenu pour les sources douteuses) :
La popularité des charlatans du bien-être révèle les errements de la médecine

Je me suis dite que c’était pas faux.
Ma chère et tendre se rappellera de toutes les fois où je suis partie en guerre (c’est le cas de le dire) contre mon médecin pour revenir avec une ordonnance de paracétamol, malgré mes nombreuses plaintes sur le fait que le paracétamol augmentait mes douleurs.
Ma mère attend actuellement de savoir si je vais être hospitalisée en octobre. Je le saurai quelques jours avant le jour prévu, à elle de pouvoir prendre congé et faire la route Lille-Aurillac dans les plus brefs délais (elle le vit bien, ouf !).
Mon médecin de me dire lorsque je lui demande si les douleurs cardiaques ont un lien avec un composant d’un complément (je supposais une interaction avec mon traitement) « mais pourquoi vous prenez ça ? » et moi de me retenir de lui hurler que si il prenait au sérieux mes douleurs ça irait peut-être un peu mieux.

Un autre article qui montre qu’il n’est pas facile d’avoir des opinions claires sur son traitement en cas de pathologie qui joue sur la fatigue :
En cas d’intense fatigue, méfiez vous des conseils
(Désolée pour les multiples articles sur Slate, je prends ce qui est partagé sur le groupe Fibro’actions où je suis :p )

Je reviens de la pharmacie pour mon traitement neuroleptique habituel, des personnes passaient autour de moi pour des traitements anti-biotiques. Sans s’informer de leur réaction habituelle, la pharmacienne proposait automatiquement de l’ultra-levure qui a été à chaque fois accepté, bien que non remboursée et de l’ordre du compléments alimentaires (je ne crache pas sur les compléments alimentaires).

Les médecines alternatives peuvent être une des solutions, dans le sens où elles pourront apporter un confort au patient faute d’autres alternatives, mais je ne veux pas en discuter.
Je veux juste parler du fait que voir que l’on crache dessus peut amener les gens à avoir une estime encore plus basse d’eux-même (alors que leur médecin leur rabâche déjà qu’ils n’ont rien, « que c’est dans la tête »), ou à leur faire perdre d’office tout espoir (et donc perdre l’effet placebo qui a un rôle à jouer dans la guérison).

De mon point de vue, il y a des choses bien plus condamnables en médecine que « juste » l’homéopathie ou les activités para-médicales. Je ne sais pas pour autant qui je préfère condamner entre le médecin qui fait passer son patient à la trappe d’office ou le marabout du coin qui fait miroiter un répit de courte ou de longue durée. Peut-être le premier parce qu’avec le deuxième, on a l’impression de faire quelque chose et/ou de ne pas être « pris pour un fou ».

Quand bien même aucun traitement n’existe, il reste la « thérapie du lâcher-prise » (nom informel) reconnue par les théories cognitivistes et par la psychologie positive, mais qui est vraiment formé ? Comment trouver un thérapeute ? Comment trouver les fonds pour se faire soigner ? Comment se convaincre d’essayer quand toute la société nous hurle de nous battre pour rentrer dans le moule ?

Bref, si vous voulez cracher sur des gens, faites en sorte de n’oublier personne.

Ça commence aussi par C, entre autres

Breaking news :

  • j’ai renouvelé mon hébergement chez OVH, alors je me suis dit qu’il fallait peut-être écrire un article histoire de rentabiliser ;
  • BAZ EST TOUJOURS EN VIE (oui, vous avez eu peur) : il pète la forme. Il est avec nous dans le Puy-de-Dôme et aime bien faire des câlins la nuit. On lui a acheté de la super pâtée et il a l’air d’aimer. Il a le droit à une séance d’ostéopathie au retour de vacances, parce qu’il a l’air cassé de partout mon doudou ;
  • bientôt le festival de théâtre de rue à Aurillac : on a deux chambres de disponibles si des personnes veulent venir ;
  • fait chaud.

 


J’ai eu un instant de répit en juillet, mais là, je dois bien l’avouer, mon questionnement sur mon avenir professionnel revient. La question me retourne le cerveau, et je grmblf sur ces conseillers qui font passer toutes sortes de test pour au final n’apporter aucune réponse.

« C’est quoi ton champs de compétence ? »
Euh…
« Tu finiras bien par trouver. »
Ben…
« T’es pas obligée tu sais. »
Mais…

Des idées, je crois que j’en ai plein, c’est au moment d’envisager de les tester que vient la peur de chuter. Enfin, là, on ne parle plus de peur, je coule le bateau à la hache avant même d’avoir quitté le port. Je ne sais même pas si on a déjà mis le bateau à l’eau. Je crois que je n’ai même pas commencé la fabrication du bateau.
Je vous ai dit que j’étais terrorisée ?

N’ayant pas grand chose à perdre, je me dis que c’est peut-être le moment de créer. Alors je m’imagine tenant un salon de thé options jeux et poilus.
L’idée nécessite juste d’être stable et de trouver le combo fond de commerce + maison + jardin en achat, bien situé, rien que ça. Ça peut peut-être fonctionner comme « signe du destin », si les conditions se réalisent, ça veut dire que je dois me lancer.
Cette idée me paraît plus tangible que de devenir écrivaine (bon, je le garde dans un coin de mon esprit, mais je me sens toujours trop nulle pour ça). Ou guide de montagne.

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