Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Dépression, il faut qu’on parle.

Chère Dépression,

Tu ne m’es pas si chère que ça en fait, mais passons.

Je ne sais plus quand notre relation a débuté, les affres de notre vie commune, mais j’aimerais y mettre fin. Tu sais, tu n’es pas facile tous les jours. Jamais, en fait.
J’en ai plus qu’assez de tes sales habitudes, de rentrer, de tout mettre par terre sans rien ranger, et de me laisser ramasser les miettes par-ci par-là quand tu te décides enfin à repartir (pour hélas, peu de temps).
J’en ai assez du corps douloureux que tu laisses derrière toi, mon corps pour être plus précise. Même pas suite à des ébats torrides. Tu ne m’as jamais fait plaisir en fait. Plus de 10 ans avec toi, bonjour les dégâts.

Bref, mettons un terme à tout cela, je crois que cette relation ne convient qu’à toi. Moi, là, j’ai mal. Une migraine. Peut-être trop de larmes refoulées. Je suis apathique et j’ai perdu toute envie. Même l’envie de me débarrasser de toi. Plus aucune force. Lessivée la Phnix ! Si tu pouvais partir sans dire un mot, sans faire de bruit, et ne plus jamais revenir, ça m’irait encore mieux.

Tu sais, j’étais mieux sans toi. Je parlais il y a peu de mes passions retrouvées. Peut-être parce que tu prends plus souvent des congés. Mais quand t’es là, j’oublie toutes mes bonnes résolutions, je me mets devant mon écran pour que « ça passe ». C’est le seul truc qui passe, tout autre activité demande beaucoup trop d’énergie. Et de l’énergie, tu ne m’en laisses pas assez.

Tu reviens toujours sans prévenir. Je suis bien, et te voilà. Tu gâches toujours tout. T’es vraiment pas la compagne idéale Dépression, du moins, si on veut être épanouis. Et épanouie, j’aimerais l’être un peu. J’aimerais bien retrouver l’énergie que j’avais avant de te rencontrer. J’espère d’ailleurs que tu vas me rendre tout ce que tu m’as retiré durant ces longues années. Un peu comme des arriérés, quoi.

Puis, quand t’es là, je suis obligée d’être à 100% avec toi. J’aime pas trop la relation exclusive qu’on a toi et moi. J’aimerais mieux m’occuper de mes animaux (d’ailleurs ils ne t’aiment pas trop) ou de ma chérie. Bah oui, parce que tu crois que je veux continuer avec toi ? Non non, pas de couple à trois, tu ne me la piqueras pas, elle. Et t’iras voir ailleurs. Ou nul part, c’est mieux que tu restes seule Dépression, ou alors que t’ailles voir un psy.

Parce que pour le moment, la thérapie de couple, c’est moi qui ait du me la coltiner. Tout le monde nous dit de nous séparer mais tu ne les écoutes pas. Tu devrais. Moi j’arrive pas à vocaliser, tu m’empêches de m’exprimer, et si tu me laissais faire, je t’enverrai balader à grand renfort de coup de pieds. Je suis sûre que Nounouk claquerait des dents, pour la forme.

Bon, Dépression, tu pars quand ? J’espère qu’il n’y a pas besoin de préavis… Parce que j’ai pas l’impression de former un vrai couple avec toi. J’ai pas non plus l’impression de t’avoir embauché ou t’avoir choisie comme amie. Et j’ai pas spécialement envie d’être ton employée alors que j’ai bien l’impression d’être sous tes ordres.

Pour la rupture de contrat, on signe où du coup ?


Lettre inspirée par : http://www.madmoizelle.com/lettre-rupture-depression-62-jours-804805
J’espère que cela va me permettre de lire les 62 articles !

Quand même, je suis un peu cinglée.

Discussion chez l’esthéticienne, on dérive sur l’acquisition de nouvelles langues (enfin, je dérive !) et je donne donc mes avis sur telle ou telle langue.

Vous êtes un peu cinglée, quand même.

L’esthéticienne, avec le sourire, après ma déclaration comme quoi le norvégien ne m’a pas l’air si compliqué au stade de mon apprentissage.

Bien que Erwane me considère comme passionnée, je n’ai plus l’impression de me lancer à fond dans un sujet depuis bien longtemps.
Mon parcours et ma santé ont fait que j’ai abandonné – obligée ou non – pas mal de choses. Soit je ne pouvais pas poursuivre dans cette voie, soit je perdais toute motivation face à la complexité (allant de pair avec l’esprit concurrentiel du système éducatif).

La dernière passion dont je me souvient, c’est  Harry Potter et son univers. Des personnes ont bien essayé de m’y dégoûter mais je m’y suis accrochée. J’engloutissais les lectures autour de l’univers, je passais un temps faramineux sur les sites dédiés (et c’était bien là le premier moment où je développais mes compétences sociales).
Même après le début de la dépression, j’ai continué. Cependant, ça n’avait plus vraiment la même saveur.

Il y a un an, j’ai recommencé à lire. Progressivement. Ma bibliothèque, qui se vidait au fur et à mesure des tris et des déménagements, revoit ses rayons se remplir. Petit à petit, je reprends goût à la lecture. Les romans ne sont peut-être plus ce que je préfère (je suis d’ailleurs pleine d’appréhension sur cette branche de la littérature, mais je recommence à en lire !), alors je m’ouvre aux livres sur le bien être et la psychologie positive. Grâce à Emmaüs, je lis les œuvres de Christophe André (et de bien d’autres !), grâce à une amie, Matthieu Ricard (alors que j’avais offert auparavant un de ses livres à mon père !). Suite à des conférences, c’est au bien être animal que ma bibliothèque tend les bras (même si l’éducation canine en positif avant bien amorcé les choses).
À côté de ça, j’essaie de m’exercer quotidiennement au yoga et à la méditation, les livres me donnent les exercices à suivre. Ce n’est pas aussi régulier que je le voudrais, mais toujours mieux que rien !

Je lis, les livres s’accumulent (il faudra peut-être que je range ?), je retrouve des passions. Une première en 10 ans.
Je m’ouvre un peu plus au monde, tout du moins, j’essaie, et pour la première fois de ma vie, j’ai enfin l’impression de pouvoir discuter de choses intéressantes et d’apporter du contenu aux conversations.

Enfin, pour moi.

Parce qu’a priori, je finis par passer pour une cinglée quand je me lance un peu trop fort.
Tant pis ! Je n’abandonnerai pas pour autant, j’ai même pu maîtriser une conversation avec des Témoins de Jéhovah, ce n’est pas vain !

Bref, trois ans et demi après mon départ de la fac, deux ans et demi après avoir quitté mon dernier emploi, j’ai enfin l’impression que je suis prête à apprendre et à devenir meilleure.

Je suis toujours en vie.

Après la vague d’article de mai, calme plat, à peine quelques secousses sur le cardiogramme.
La vie semble assez complexe en ce moment, je vais essayer d’en faire un résumé pour ceux du fond qui n’ont pas suivi grand chose. Peut être un mémo pour moi même également.

Le contrat de ma chère et tendre se finissant fin mai, pile au moment du jeudi de l’ascension, nous avions décidé d’en profiter pour remonter une fois de plus dans le Nord (un obscure anniversaire familial nous poussant à faire notre migration…). Trajet en plusieurs jours puisque nous embarquions au passage une mémé très sympathique devant partager la place du milieu avec Anouk (et les chats devant partager le coffre avec une valise supplémentaire qui ne pouvait plus rentrer dans le coffre de toit).

Passage plutôt furtif dans le Nord. En fait, nous étions HS. Pas pu voir grand monde et pas mal d’annulation de visite (et les plants de tomate ont fini leur course dans le jardin de ma môman).

Même pas l’ombre d’un espoir de rentrer chez nous ensuite, un nouveau remplacement dans l’Allier nous a poussé à nous arrêter chez mes grand-parents. Ce remplacement devait se faire jusque mi-juin mais tout semble porter à croire que celui ci se fera jusqu’aux vacances d’été. Nous voici donc à subir la chaleur de Montluçon (je vous laisse deviner qui est la plus à plaindre entre la fraîcheur des vieilles pierres et la salle de classe exposée plein Sud).

Afin de laisser des moments de repos à nos accueillants, nous migrons entre Clermont-Ferrand (chez la mémé du début) et notre maison dans le Cantal (mais pas souvent parce que – quand même – ça fait presque quatre heures de route, quelle idée en plus de m’inscrire à un stage de mantrailing un week-end de juin).

Maison que nous quitterons fin août, dans l’attente d’une affectation… Quelque part ? Mais mauvaise idée de rester dans le coin le plus isolé de l’académie.

Anouk et les chats nous suivent. Nous avons investi dans des harnais pour leur laisser plus de liberté en voiture (ce qui donne un agglomérat de poilus dans le panier d’Anouk). Baroudeurs de l’extrême, ils s’acclimatent en moins de deux à toutes ces habitations, trouvant de suite les coins les plus sympas où roupiller paisiblement (et n’hésitant pas à tous les tester, okazoù).

De mon côté, je suis épuisée et j’aimerais bien retrouver ma maison rienkàmwa. Enfin, pas vraiment, j’aimerais bien trouver notre maison rienkànou que l’on pourra acheter une fois que notre vie se sera sédentarisée (et nos revenus se seront régularisés !). J’ai envie d’un jardin zen. J’ai envie de voir les montagnes. J’ai envie… d’un bol d’air frais ? Difficile en cet été qui s’installe ! Et d’ailleurs, les pneus neiges ont été retirés et remplacés. Si tard ? Bah oui, mais y a moins d’un mois, on avait encore des 8°C en pleine journée dans le Cantal !

On ne s’y fera jamais aux changements de températures. L’automne me tarde ! (Et dire que le glas de l’été n’a pas encore sonné…)

Bref, je ne vais pas sortir de l’hibernation. Réveillez moi quand tout sera stable et que je n’aurais pas à bouger. Si en même temps je peux me réveiller avec un boulot, c’est pas plus mal. Même si je ne sais toujours pas exactement ce que je veux faire…

Une Cookies, des fleurs et un tableau

Nouvelles de mon potager (pas très vieux)

En mai, continue sur ta lancée !
3ème article pour ce mois ci, alors que nous n’en sommes qu’à la moitié. Mon clavier est très volubile par ces temps !

Cet après-midi, selon le calendrier lunaire offert par ma môman adorée, c’était rempotage de tomates et de courgettes.
Bon, les Saintes Glaces passées, on aurait plutôt dit de repiquer directement mais j’ai trop tardé à faire mes semis… On attendra la prochaine période propice (dans un peu plus d’une semaine) en croisant les doigts pour que ce soit bon pour les tomates car après, direction le Nord !
(Quelle honte de laisser de jeunes plants sans surveillance…)
Comme vous pouvez le voir, si tout le monde survit à cette délicate opération, il y a des plants de tomate pour toutes et tous !

Retour sur les moyens utilisés : en fait, les coquilles d’œuf avec la boîte pour maintenir, c’est très bof. J’ai eu pas mal de champignons dedans (comestibles ? Je ne sais pas, ce n’était pas le but…). Les plantes n’en ont pas souffert a priori mais c’est très moyen.
J’essaierai d’investir dans de l’équipement plus probant l’année prochaine ! (Même là, je crains que mon mélange terre et compost à moitié fait – je n’ai pas choppé la technique – ne soit pas très bon pour les jeunes plants, on verra bien ! J’aurais peut-être du acheter un sac de terreau…)
Néanmoins, la coquille d’œuf, c’est plutôt sympa avec les courgettes : les racines sont assez fortes pour briser la coquille (ma salade repiquée avec les coquilles l’automne dernier n’a jamais continué sa croissance et a disparu). J’ai donc gardé le contenant (surtout qu’il n’y avait qu’un plant car coquille et non pas deux ou trois comme chez les tomates) en le brisant un peu afin d’aider le travail (même pas peur !).
À voir donc.

Matériel cheap et de récup’

Derrière, vous pouvez voir mon mini rectangle potager ! Peut-être une récolte de radis en milieu de semaine…
Les courgettes et tomates iront au centre.

J’ai tenu dans mes bras une brebis.

Balade du matin.
Le soleil perce les nuages, les gouttes se font plus rares, le moment parfait pour sortir après ces derniers jours de pluie.
Pour ne pas tenter le diable, on fait la balade de 30/45 minutes, afin de minimiser le risque de subir un changement soudain de météo (bon, je l’avoue, sur la fin, on s’est prise quelques gouttes).

Nous avançons sur le chemin, et approchons tranquillement l’enclos des moutons (qui ont d’ailleurs migré dans la pâture en face de celle habituelle). Au loin, j’en vois un qui semble coincé dans le grillage, zut.
Nous passons devant l’enclos, je n’ai plus le mouton en vue, caché par les arbres.
Et puis là, un agneau s’approche de nous deux, malgré la présence d’Anouk, et nous bêle dessus de toutes ses forces.
Qui a dit que les moutons étaient bêtes ?

Je contourne donc la pâture, à travers la forêt, et je vois une brebis qui tente sans succès de rentrer dans la pâture mais qui n’arrive pas à franchir le grillage. Anouk ne s’est pas encore approchée, je tente d’aller vers la brebis pour soulever le grillage et espérer qu’elle s’y faufile mais elle est terrorisée par ma présence et me fuit. Le grillage, de son côté, est bien fixé et laisse très peu de place à un brebis pour s’y faufiler.

Anouk arrive, attirée par les bêlements. Premier contact sans grillage avec un brebis, elle se contente d’habitude de les faire fuir et de s’exciter un peu derrière la clôture, presque des appels au jeu.
S’en suit alors une suite de rappel et de « je cours après la brebis, c’est marrant ». La brebis ne sait pas trop quoi faire, moi non plus.

Après plusieurs minutes où nous tentons chacune de notre côté de trouver une solution à ce problème (moi en tentant de trouver de quoi soulever la clôture à distance voir sans ma présence afin d’y faire passer la brebis, elle en continuant de foncer tête baissée dans le grillage, et Nounouk en train de se dire que c’est marrant comme jeu), la brebis fuit poursuivie par Anouk bien contente d’avoir un peu d’action.
Des aboiements.
Je m’enfonce dans la forêt et ses ronces, pensant qu’Anouk s’est accrochée à un arbre (ouf, elle a toujours son collier), et je retrouve la brebis tétanisée au sol avec une Nounouk qui essaie de la relever.
Pas de trace de morsure.

Faute de mieux, je prends la brebis dans mes bras. Ouf, le cœur bat toujours, très vite, certes. Je refais le chemin vers la pâture à travers les ronces, tentant de trouver le chemin le moins obstrué. Le sol n’est pas stable et la brebis commence à reprendre ses esprits et s’agiter un peu. Ouf. J’arrive jusqu’à la clôture, je ne peux pas m’approcher pour me pencher afin de déposer directement la brebis sur le sol car un fil barbelé obstrue mon chemin et le poids de la brebis m’empêche de coordonner correctement mes mouvements.
Je me penche du mieux que je peux afin de limiter le choc. La brebis passe la clôture, boitille sur quelques pas, reprends ses esprits, et fonce vers le troupeau.

Plus de peur que de mal.
(Si on exclue mon pantalon, déchiré de toutes parts)

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