Les Poilus Cantalous

Nouvelle vie d'une famille très… poilue

Bonne année !

Une bonne année ? Vous avez dit une bonne année ? Où ça ?

Pour Anouk, bonne année doit être synonyme de gamelle heureuse. Je ne sais pas si le régime haricots vert après les fêtes entre dans la catégorie « gamelle heureuse ».

Pour l’année 2018, je ne vous souhaite que le meilleur et d’éviter le pire autant que possible, mais si il arrive quand même, d’en retirer ce qu’il y a à prendre pour avancer vers votre bonheur.
(Super la phrase tarabiscotée pour commencer)

De mon côté, j’ai commencé le Miracle Morning, et j’ai repris la lecture (la médiathèque m’aime bien). Je commence à faire des catégories dans les livres de développement personne que je lis. Il y a les américains – dont fait partie le miracle morning – qui se révèlent assez auto-centrés (je passerai outre les « il m’a révélé que j’étais spécial(e) » et se concentrent sur le succès, et les autres, qui se concentrent sur le bonheur.
On voit une nette différence entre deux côtés du monde.

Bref, avec tout ça, j’ai encore du mal à saisir la façon dont je dois réussir ma vie. Mais je tente le Miracle Morning, de toute façon je me réveille toute seule, alors autant méditer, faire du sport, lire et écrire ! Ça ne pourra pas me faire du mal.

Autre sujet, ma prise de sang – outre le Lyme négatif – a montré une protéine C trop haute. Signe d’un cancer pour Doctissimo, mais aussi signe d’inflammations. Ce qui correspond au fait que j’ai bobo pour tout et n’importe quoi.
Plus qu’à retourner voir Dr Humain, discuter avec lui des résultats et réfléchir à si je dois faire quelque chose (m’enfin, je pense que ça servira juste à partir faire un diagnostic, ou au moins à lui faire comprendre que non je ne mens pas quand je dis que j’ai mal).

Le Dr Cerveau lui a voulu me donner un médicament pour me tuer. J’ai vu les effets secondaires et mon corps a tout de suite dit « non, je ne prends pas ça ». Reste plus qu’à lui dire (bon, je vais d’abord passer par l’infirmière, qui est plus sympa).

Pas grand chose de nouveaux, on est allés dans le Nord tous les 6, tout le monde a été adorable sur la route – même si ça prend 12h -, tout le monde a été ador… ah non, pas McGo. McGo a fait plein de bêtises, mais on l’aime quand même vu que la vilaine sait se montrer adorable pour se faire pardonner. On a failli abandonner Jiji vu que môdame s’est cachée en nous voyant repartir (elle est douée pour se planquer).
Puis on est rentrés dans le Cantal, et depuis il pleut.
Hier soir il y avait deux chats dans les cabanàchats de la cave (de toute façon il n’y en a pas plus) et le petit tigré et blanc est venu me chercher pour que je remettre des croquettes (j’ai cru entendre un « dépêche toi feignasse, j’ai faim »). J’ai eu le droit à des câlins de maman McGo.
Il va bientôt falloir que je fasse un appel au don pour les stérilisations (déductible à 66% des impôts) et que je contacte la clinique pour avoir un accord avec l’asso qui couvre les stérilisations juridiquement (et qui permet d’avoir la déduction fiscale).
Sachant que y a au moins trois chats dont au moins deux femelles.
Gloups.

Sous la pluie

Un type voulait faire une balade, il regarde donc la météo. La météo lui dit « il fait beau », alors le type il se dit « chouette ! » et il part en balade.
Et effectivement, il a fait beau.
#MercrediFiction

Après plusieurs jours dans le noir mental le plus complet, j’ai profité d’une accalmie pour avancer dans mes cadeaux de Noël (tant mieux, le 24, c’est dimanche) et pour promener Anouk qui s’ennuyait. Je regarde la météo.

« Éclaircies avec quelques pluies fines. »

Bon, allons au lac !

Une heure à se balader sous des averses et des pluies pas si fines que ça.
Je bénis mon pyjama qui m’attendait au retour (pour Anouk, ça ne changeait pas grand chose, qui dit lac dit baignade…).

Nous nous sommes baladées, Anouk dans l’instant présent, moi dans mes pensées, plutôt dans l’avenir.

« Erwane a son capes cette année et une affectation dans le Cantal en septembre 2018. »

Une sorte de mantra que je me récite pour me sortir la tête de mes idées noires en début de balade sous ce ciel bien gris. Peut être que cela fonctionnera, en tout cas, je n’ai pensé qu’à de bonnes choses durant ma marche.

En prenant le chemin dans le sens inverse, je vois enfin les tipis de l’autre côté du pont. De quoi abriter une moyenne tribu, avec de quoi faire barbecues et autres feux de camps. Je me dis que ce serait chouette cet été de se retrouver entre amis là bas pour un ou deux jours et profiter du lac et de ce lieu.
Surtout qu’avec un peu de chance, il y aura un événement à fêter !
Je n’en dirais pas plus (enfin, si, ne vous inquiétez pas, pas de morveux en vue ! Loin de là !)

Un peu plus loin, je vois des chalets flottants. Bon, c’est un peu moins sympa pour se retrouver en groupe, surtout avec des chiens et mon filleul-qui-aura-deux-ans (ça grandit vite !), mais ça doit être marrant d’y passer une nuit.
Enfin, la prochaine nuit en amoureuses, c’est dans une yourte ! La cabane flottante me tente beaucoup moins à côté de ça.

Et puis je pense à mon blog, à ce blog, je ne sais pas trop ce que j’en fais. Je voulais mettre des photos des paysages que je rencontrais mais je ne pense jamais à prendre mon appareil. Ou alors je préfère garder les photos pour moi ou ne trouve pas l’intérêt d’en faire un article.
Il faudrait que je publie plus souvent, mais pour dire quoi ? Une énième dépression ?
Les gens ne voudront plus venir dans le Cantal si ça continue !
Non, je vais le continuer, et pour le financement (50€/an), je vais peut être faire une cagnotte, pour que ce lieu reste toujours sans pub, et aussi pour me sentir redevable de vous donner des nouvelles.
Un peu pour me retirer de la tête que c’est un journal intime que je suis seule à lire.

Quelqu’un me lit ?

P.S.: pas de photos, j’ai toujours pas pris mon appareil, et puis il pleuvait en plus !

Souvenirs

Du mal à m’endormir, je repense à toi.
Je ne me souviens même pas de ton nom.

Tout ce dont je me souviens, c’est de t’avoir tenu pendant que l’on t’assassinait.

Toute jeune chienne, on venait de te découvrir une maladie incurable. Des sommes avaient déjà dépensées pour établir le diagnostic, on pouvait te maintenir sans souffrance, mais l’éleveur avait du proposer un autre chiot «indemne» à la place.

«On s’attache déjà trop.»

Alors on t’a déposé à la clinique, te laissant aux vétérinaires pour être euthanasiée.

Tu as compris que tout était fini quand tu es monté sur la table froide, à l’arrière de la clinique, tu t’es uriné dessus. J’ai tenté de te montrer un minimum de compassion alors que l’on t’assassinait.

Je n’ai rien pu faire, mais pour moi, c’est tout comme si j’avais signé ton arrêt de mort et fait la piqûre moi même.

Tu n’étais pas le seul être que j’ai du assassiné, laissé à l’abandon. Et tout les autres dont je voyais l’erreur médicale et l’euthanasie proposée comme seule solution. Je vous ai vu passer, la tâche me revenait de vous mettre dans des sacs – roses ou transparents – puis dans le congélo jusqu’à ce que le camion passe.

Foutu congélo où l’on retrouvait des chatons tout juste nés dans la poubelle des déchets biologiques à éliminer. «Pour payer moins chère.»

Sur tous ces mois où j’ai travaillé en clinique vétérinaire, je n’ai jamais eu de formation pour gérer la mort, que ce soit la mort de mes patients ou les attitudes à avoir face à vos gardiens (qui parfois n’en ont que le titre). De toute façon, on voulait que j’ai le moins de formation possible.

Depuis, je ne pleure plus quand mes propres animaux arrivent en fin de vie. Je sens qu’il me manque quelque chose. Je n’arrive plus à réaliser, je n’arrive plus à prendre conscience du décès. J’oublie, et je m’en veux.


 

Cherche motivation. Envoyer CV et lettre de… ?

Chère Motivation,
Chè-reuh Mo-ti-va-tion.

Comment débuter ma lettre ? Je ne sais plus quelles sont mes motivations.
Les retrouver ?
Vous ai-je perdues ou est-ce la dépression chronique qui vous fait fuir ?
Vous semblez vous repousser l’une l’autre.

J’ai écrit il y a quelques mois – c’était en plein été et ici, l’automne s’installe – une lettre d’adieu à ma dépression, espérant te faire revenir, espérant la faire partir. J’avais même écrit tout ce que je voulais pour septembre. J’ai pas coché grand chose, j’ai même du en décocher.
«Poilus heureux et en bonne santé» : que dire du décès de Cookies et du mal être de Baz ? Certes, c’est à contre-balancer par le fait que Jiji et McGonagall sont arrivées, que Baz a vu la vétérinaire ostéopathe et que cela devrait s’arranger…
«Avoir une deuxième voiture» : c’était fait, et, fin septembre, voilà que quelqu’un nous envoie la Clio à l’hosto ! Là encore, elle revient bientôt chez nous.

J’ai l’impression de chercher des excuses à ton absence Motivation, après tout, ça ne va pas si mal, les choses sont juste reportées ou prennent plus de temps que prévu. Pour d’autres, je me suis rendue compte que ce n’était pas vraiment ce que je voulais ou que je ne pouvais pas gérer pour le moment.

Dois-je accuser l’inertie pour ton absence ? Ou dois-je m’accuser de compter sur des événements extérieurs pour te faire revenir ? Dois-je seulement accuser quelque chose ?
Ce serait sûrement de l’énergie perdue, alors qu’à la place, à l’instar de tous ces slogans bien être et développement personnel, je pourrais l’utiliser pour «être le changement dont je rêve».

J’ai lu, encore et encore, sûrement pas assez, mais je fatigue. Je ne retiens pas les mots, hélas. Je ne vois pas de changement. Il y en a sûrement, mais pas ce déclic.
Je doute qu’il existe, la vie n’est pas un roman, on ne peut pas se rendre compte en cinq minutes qu’il faut changer et appliquer dans la foulée un nombre incalculable de nouveaux principes. Enfin, peut-être que des personnes y arrivent, mais moi, ça me terrorise toujours et ça me fatigue.
Toujours cette fatigue.
Même en écrivant, je fais des pauses, mon cerveau reste bredouille, les connexions ne se font plus, je reste dans le brouillard. Un brouillard permanent, est-ce ça le «Mitote» dont parlent les Quatres Accords Toltèques ?
Pff, encore des principes à appliquer. J’ai beau lire et relire le livre, ça ne rentre pas autant que je le voudrais, autant que je l’aurais espérer.

Et puis, tout ça, tout ce mal-être, est-ce que ça vient de moi ? Est-ce que ça vient des autres ? Est-ce que ça vient de la société qui me demande d’être comme ça ? Après tout, pour le dernier point, j’ai une image de neuro-atypique à maintenir ! Il faut bien justifier l’AAH, le suivi psychologique, l’aide à l’emploi spécifique… Je ne sais plus où s’arrête ma maladie et où commence la maladie reconnue par la société.

Des projets, des rêves… J’en avais, je crois, une version idéalisée je pense. Je ne suis toujours pas douée en jardinage, mes essais sont plus fructueux chez les autres ! Tant mieux pour eux.
Je ne sais plus ce que je sais faire. Sais-je faire quelque chose ? Suis-je capable de faire ce que je pense savoir faire ?
De quoi avoir le tournis.

J’ai perdu le fil, alors je vais revenir au sujet initial.
Toi, oui toi Motivation, ne m’oublie pas, non, ne m’oublie pas (pour paraphraser).

« On n’arrive pas dans le Cantal par hasard »

Disais-je à un auteur venu à un salon du livre de l’imaginaire à Aurillac.
En face, un soupçon d’amertume, et de fatigue sûrement.

En rentrant, je me suis posée la question « suis-je arrivée ici par hasard ? ». Après tout, je ne connaissais que très peu – voir pas du tout – le Cantal avant de venir y chercher un logement. Pourtant, c’était là que je voulais être. Je ne sais pas si on y restera, mais cela ne dépend pas de nous, pas totalement.

Décider en deux jours d’emménager dans une région inconnue, est-ce du hasard ou est-ce le choix du hasard ? Y-a-t-il vraiment du hasard ? Ou le hasard fait-il bien les choses ?

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